Aïdos ne répondit pas : il n'était pas dans la pièce, mais sur un autre monde. Sur le monde en question, un écran affichait ce qui se passait dans diverses salles diplomatiques, dont celle-ci. Et en face de l'écran, il y avait... Un divan, une pile de coussins, et une plante verte...
Non, Aïdos n'avait pas offert son empire à Nick.
Il était juste parti s'occuper en attendant que la guerre commence.
Qu'aurait-il répondu si il avait eut connaissance de la réaction de Zira ?
Oh, et bien c'est difficile à dire...
Il aurait sans doute commencé par chercher quel espion permettait à Zira de savoir ce qu'il disait dans son palais alors qu'aucun canal de communication n'était officiellement ouvert... Il aurait sans doute tué le traître en question... Après lui avoir infligé mille tortures, mille morts et mille résurrections... Le minimum syndical...
Puis il se serait gaussé de la maîtrise que Zira avait de la langue. Il n'aurait sans doute pas relevé l'insulte de « Sous-seigneur » venant d'une telle vermine. Il aurait sourit, de son air rêveur habituel et aurait émit un regret : celui de devoir passer plus de temps à préparer son armée qu'à faire la guerre : un ennemi aussi pitoyable que Zira ne tiendrait pas plus longtemps que quelques lunes... En comptant le temps de la débâcle...
Mais bien entendu, rien de tout ça ne fut dit ou fait ce jour là... Car Zira s'énervait toute seule. Aïdos n'était pas là. L'on murmurait dans les couloirs et parmi les esclaves, que Némésis, la belle, la terrible... la sœur jumelle d'Aïdos était là.
Et des appartements d'Aïdos s'élevaient des rires, des pas pressés, et des petits cris.