Auteur Sujet: Concours n°1 - Gerda  (Lu 334 fois)

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Concours n°1 - Gerda
« le: 03 janvier 2011 à 07:02:34 »
0
Gerda



Sujet du concours n°1 (rappel) :

Décrivez votre personnage, comment il a accédé au pouvoir, quels sont les grands axes du culte qu'il impose à ses fidèles, à quoi ressemble son peuple (culture, architecture, etc.), à quoi ressemble sa planète mère, etc.

Note moyenne :

Juges :

Nom
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5


1 : Onaan
8 - 9 - 6 - 6 - 7

2 : Enki
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

3 : Toxico
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

4 : Typhon
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

5 : Panufis
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

Légende :

1 – Cohérence
2 – Expression
3 – Intérêt
4 – Cheminement
5 – Global
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:40:13 par Enki »
Enki,

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Hors ligne Calisha-Amalthee

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Re: Concours n°1 - Gerda
« Réponse #1 le: 07 janvier 2011 à 13:03:18 »
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1. Lierna.

  Ce n'était encore que le milieu de la saison sèche, et pourtant l'air avait le pesant d'une tonne de lave. Même les rochers transpiraient sur la terre rouge et poussiéreuse de la planète Jotunheim. Toutefois les hommes et les femmes qui travaillaient dans la carrière, continuaient leur labeur, charriant les blocs de pierre jusqu'aux tailleurs qui s'affairaient à les sculpter un peu plus loin. Le chantier de la construction du nouveau palais n'avait débuté qu'au début de la saison, mais déjà on voyait se dessiner le labyrinthe de salles et de couloirs qui bientôt accueillerait la majestueuse présence de leur dieu, Yarilo et de sa divine famille, sa femme, la déesse Bayaga, et leur fils, le dieu Loki.
   La rapidité de la construction avait coûté de nombreuses vies. Il ne se passait pas un jour sans qu'au moins 5 personnes ne décèdent sous les coups ardents des soleils, de la fatigue, et du fouet. La nuit, plus glaciale encore que ce que l'on peut imaginer, apportait une fraicheur qu'on ne pouvait apprécier que parcimonieusement, depuis l'intérieur des grottes où s'entassait une population de moins en moins nombreuse. Même la nuit apportait son lot de meurtres, et au matin il était fréquent qu'on retrouve des hommes ou des femmes que la mort avait emportés dans leur sommeil. Tous l'espérait, cette mort était plus enviable que la vie à travailler sous les soleils.

   Elle faisait partie de ceux qui étaient chargés de détacher les blocs de pierres. Leur couleur grise, nervurée par de fines veines dorées, en faisait les pierres parfaites pour l'édification du palais des dieux. Elle regarda un instant en direction des trois soleils, qui chauffaient sa peau malgré l'enduit terreux qui la recouvrait. C'était un mélange de terre et d'eau, qui donnait aux peuples de Jotunheim un teint rouge tout à fait caractéristique, et qui leur permettait surtout de ne pas brûler sous les violents assauts des astres diurnes.
   Comme la plupart des gens de son peuple, seule une pièce de tissu retenue sur les hanches par une ceinture de corde protégeait sa nudité. Son torse quant à lui était totalement libre, et sa jeune poitrine n'était pas plus couverte. Les coups violents qu'elle donnait contre la roche la faisait trembler, mais la terre rouge qui couvrait son corps lui faisait comme une coque rigide, qui retenait sa chair. Ainsi elle n'était pas dérangée dans son travail éreintant que par les cris des gardes jaffas, qui ponctuellement ordonnaient d'augmenter la cadence.
   Dès le début de la saison des pluies, le palais devrait être fini, car il devait accueillir la nouvelle déesse que les dieux allaient mettre au monde d'ici la fin de la saison. L'esprit de la déesse à venir réclamait déjà ses sacrifices, et bientôt une jeune fille serait choisi pour lui offrir son corps. Les gardes jaffas avaient escortés les prêtres des dieux voilà bien des nuits, afin de choisir dans chaque tribus 5 jeunes filles parmi les plus belles, qui seraient les candidates pour recevoir l'esprit de la nouvelle déesse.
 
  C'était un grand honneur auquel Lierna avait aspiré secrètement comme beaucoup d'autres de son clan, mais sa soeur avait su la supplanter. Elle n'avait jamais cru que Freja avait autant d'animosité envers elle, cependant elle devait se rendre à l'évidence, elle était là à casser des pierres, tandis que sa soeur se prélassait au Palais Solaire. Elle se souvenait de ce jour, comme une plaie ouverte dans son coeur qui ne faisait que de s'infectait depuis lors. Les prêtres l'avaient choisis, elle, pas Freja, mais elle, Lierna. Ils avaient tournés vers eux des yeux émerveillés et avaient scrutés les moindres détails de son corps : sa tête haute encadrée par des cheveux dont la couleur rouge claire annonçait une blondeur très rare sous la couche de terre, ses yeux bleu et froid comme l'eau des lacs, sa bouche pleine et sinueuse, son corps, qui, encore jeune avait toute la grâce et l'élégance d'une femme faite. Sa poitrine n'était certes pas aussi volumineuse que celle de sa soeur, et ses hanches étaient certainement plus fines, mais la pureté de sa beauté lui avait valu d'être choisi avant Freja.
   Mais celle-ci s'était alors avancé vers les prêtres :


"Choisissez-moi plutôt. Je suis plus âgée que Lierna, et j'ai plus de formes qu'elle, la déesse ne pourra que préférer mon corps à celui d'une enfant pas encore tout à fait formée."

   Et après quelques minutes de délibérations les prêtres l'approuvèrent, et laissèrent là Lierna que la rancœur faisait bouillir. Juste avant de partir en suivant les prêtres, sa soeur se tourna vers elle et lui dit "Prends soin de père, il a besoin de toi". Cette phrase lui résonnait dans la tête, elle en avait les larmes aux yeux et la rage au ventre. Se préoccupait-elle de lui quand elle l'avait abandonné ? C'était la plus âgée des deux, c'était à elle de s'occuper de père. Lierna était trop jeune pour assumer une telle responsabilité. La roche criaient sous les coups violents qu'elle donnait en se remémorant cette amère journée. Et elle se réitéra la promesse que sa soeur lui paierait cette traîtrise.

[hrp] Ce rp sera en 3 parties, voici la fin de la première.[/hrp]
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:40:49 par Enki »

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Re: Concours n°1 - Gerda
« Réponse #2 le: 11 janvier 2011 à 12:11:50 »
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2. Naissance d'une déesse. ( Partie 1/2 )


   Au Palais Solaire toutes les jeunes femmes choisies pour la déesse avaient été regroupées dans une aile du palais, où elles avaient les couches les plus douces et moelleuses que tout ce qu'elles avaient connus, où les bains étaient parfumés par des essences de fleurs et avaient toujours une température idéale. Rien n'y manquait, elles avaient même une vingtaine d'esclaves à leurs ordres pour leur apporter ce qui pourrait leur faire défaut.
   Freja n'avait rien à déplorer de sa situation, si ce n'est qu'elle avait dû quitter sa famille. Elle savait la peine qu'elle avait causé à sa soeur, mais leur père n'aurait pu supporter que Lierna lui soit enlevée, elle qui ressemblait tellement à mère. Depuis la mort de celle-ci leur père n'était plus le même, la vie semblait avoir abandonné son vieux corps et seule la présence Lierna lui rendait un semblant de vitalité. Elle le savait, la perte de sa plus jeune fille lui aurait ôter ses dernières forces et aurait condamné son père. Voilà pourquoi elle avait dû s'opposer à ce que Lierna fut choisi. Mais celle-ci aurait certainement beaucoup de mal à le lui pardonner.

   Depuis qu'elle avait rejoint le palais avec les autres, elle avait appris que celles qui ne seraient pas choisies par la déesse devraient la servir comme esclave. Servir une déesse de cette manière était un tout aussi grand honneur, et Freja se sentait d'autant plus coupable d'avoir pris la place qui revenait à sa soeur. Cependant elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier sa situation, et elle était parvenue à se faire quelques amies parmi les captives. Une en particulier, Oménie, avec laquelle elle parcourait les couloirs du palais, elles avaient même poussé leur gaillardise jusqu'à ceux qui leur étaient interdits.
   Cachées derrière un énorme pilier décoré, elles attendaient que les gardes jaffas soient passés pour poursuivre leur exploration des couloirs. Quand les pas se furent tus, elles se précipitèrent vers une autre niche. Elles avancèrent ainsi pendant un moment, et se retrouvèrent à l'entrée d'une salle d'où provenaient des voix. Freja, que la curiosité brûlait, passa la tête pour voir ce qui se passait. Elle vit une jeune fille à genoux au sol, les mains attachées dans le dos. Celle-ci était de dos, et des gardes jaffas lui faisait face, leur armes pointées sur elle. C'est alors qu'apparut le prima de Yarilo dans son armure dorée, à seulement quelque mètres d'elle. De peur elle se colla contre le mur, et n'osa plus regarder ce qui se passait. Oménie lui tira son vêtement pour qu'elle lui explique, mais elle ne pouvait prononcer un seul mot, et ses yeux terrifiés indiquèrent assez clairement à son amie que le moment était au silence absolu.

   
"Où se cachent les rebelles ! Parles ou tu seras exécuté ici même !
- Je... je... je ne sais p-p-... je ne sais p-p-p-paaas.
- Pourquoi t'es-tu introduite dans le palais ? Que faisais-tu avec une arme dans la demeure des dieux ?"


   Aucune réponse. Mais la voix brisée qui s'était fait entendre, serra le coeur de Freja... elle la connaissait, mais qui ? Un bruit de métal frappant un corps, un cri étouffé.

"Parles rebelle ! Qui sont tes amis ?"

   Des pleurs. À nouveau le bruit de coups, de plus en plus violents.

"Parles ou meurs ! Où se cachent les rebelles ?
- Je ne suis pas une rebelle !"


   La voix brisée par les sanglots, la jeune fille semblait aussi terrifiée que Freja en cet instant. Si elles étaient découvertes, elles risquaient très gros.

"Qui es-tu ? Et que fais-tu dans le demeure des dieux avec une arme si tu n'es pas rebelle ?"

  Un nouveau silence. Et encore des coups. Le cri fut encore plus déchirant que les précédant, et les pleurs se firent plus bruyants.

"Je ne suis que Lierna, juste Lierna. Je ne suis pas rebelle..."

   La voix était faible, et Freja douta de ce qu'elle venait d'entendre, cependant elle ne put se retenir de passer à nouveau la tête. Elle vit la jeune fille à terre, allongée de tout son long. Les cheveux rouges clairs cachés son visage et elle était trop loin pour l'identifier avec assurance. C'est alors que le prima qui se tenait derrière elle, s'avança et la tira en arrière en lui tenant les cheveux. Freja vit alors le visage de sa soeur creusé des sillons de ses larmes et tordu par la douleur.

"Et pourquoi cette arme juste Lierna ?"
 
   Des larmes coulèrent à nouveau sur le visage de Lierna, et la jeune fille se mordait la lèvre inférieure. Elle ne répondit pas. Le prima lâcha les cheveux et fit un signe aux deux gardes en face qui levèrent leur longs bâtons et frappèrent Lierna, qui poussa alors des cris déchirant. Ne pouvant en supporter davantage, Freja sortit de sa cachette en courant et tomba à genoux à côté de sa soeur, la protégeant de son corps et en criant d'arrêter.

"Stop ! Je vous en supplie arrêtez !
- Encore une ! Qui es-tu ?
- Lomi, c'est une des candidates.
- C'est ma soeur ! Arrêtez s'il vous plait, ce n'est pas une rebelle ! C'est ma soeur !"


Elle pleurait en tentant de relever sa soeur, sa figure en sang où s'était collés des mèches de cheveux par la sueur. Elle les écarta de la main tout en pleurant. Sa soeur avait les yeux fermés, et ne semblait plus comprendre ce qui se passait. Elle parvint à les entrouvrirent et murmura le nom de Freja.

"Tu la connais donc. Bien. Peut-être pourras-tu nous dire pourquoi elle se promenait dans les couloirs du palais avec une dague ?"

Après un moment de silence, Freja répondit.

"Pour me tuer."

Elle serra davantage sa soeur contre son coeur tout en lui caressant les cheveux. Le prima n'eut aucune réaction. Et après un moment il sembla avoir pris sa décision.

"Emménez-les dans l'aile des candidates, et resserrez-y les patrouilles. Je ne veux plus que ce genre d'incidents se produisent."
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:40:58 par Enki »

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Re: Concours n°1 - Gerda
« Réponse #3 le: 11 janvier 2011 à 13:36:11 »
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2. Naissance d'une déesse. ( Partie 2/2 )

   Oménie était introuvable. Voilà des jours qu'elles avaient surpris l'arrestation de Lierna, et depuis Oménie avait disparu. La joie de revoir sa soeur en bonne santé prenait toutefois le pas sur l’inquiétude que l'absence d'Oménie lui provoquait. Après deux jours emmuré dans un silence complet, Lierna avait fini par tout avouer à sa soeur, et à lui demander pardon, non sans verser quelques larmes. Freja lui avait pardonné depuis longtemps, elle comprenait. Et après une longue discussion, les deux soeurs étaient de nouveau inséparable.
   La saison des pluies débutait, et la construction du nouveau palais était fini. C'est comme cela que Lierna avait pu quitter le village et voyager jusqu'à Jotuneï  pour s'introduire dans le palais. Elle avait été aidé par des marchands qui l'avaient transportés et s'introduire dans le palais avait été plus facile qu'elle ne le pensait. Sans cette fichue allergie aux fleurs, elle aurait certainement pu s'introduire jusqu'à l'aile des candidates... seulement une escorte de prêtresse jetant des pétales de fleurs sur leur passage était passé juste avant, et Lierna avait eut une crise allergique. Les gardes lui étaient tombés dessus à ce moment-là.

   Maintenant elle s'en félicitait presque. Les prêtres lui avaient accordé le privilège de rester parmi les candidates, et dans une semaine, la cérémonie de l'introduction aurait lieu. Déjà des jeunes filles étaient emmenés pour passer sous l'oeil des dieux afin de choisir la future déesse. Freja et elle étaient impatientes de se soumettre à ce test. Bien qu'aucune des jeunes filles n'en soient revenues, elles n'en faisaient pas de cas, elles devaient être envoyées ailleurs, dans une partie du palais qui leur étaient réservées. Après tout, sur les 4 palais que comptait désormais la planète, celui-ci était encore le plus grand. Au moins 5 fois plus grand que le nouveau, et 3 fois plus que le Palais Aurore. Ce qui était normal, puisque le palais solaire était consacré au dieu Yarilo, tandis que le Palais Aurore était dédiée à la déesse Bayaga, et le Palais Doré, de même taille que le nouveau, appartenait au dieu Loki.
   
   Elles étaient en train de discuter quand les gardes entrèrent dans la salle. Le prima, comme à son habitude, les suivait et s'avança au milieu de la salle en regardant attentivement les femmes qui s'y trouvaient. Il en désigna une qu'un garde alla chercher, puis pointa son doigt vers Freja. Un garde s'avançaient quand le prima fit un signe et un deuxième lui emboîta le pas pour emmener Lierna. Les trois jeunes filles suivirent leurs gardes dans le dédale de couloir, et stoppèrent au milieu d'une pièce vide. Avant qu'elles puissent formuler la moindre question, des anneaux apparurent et les transportèrent ailleurs. Elles se trouvaient maintenant dans une grande salle, richement décorée, en face de trône d'or où les attendaient les dieux. Yarilo se leva, ses cheveux noirs et longs sur son visage anguleux lui donnait un aspect sévère et respectable. Entouré de sa femme et de son fils qui ne bougeaient pas, il s'avança vers les jeunes filles, et une femme qui s'était tenue dans un coin de la salle s'approcha également.
   Tout se passa très vite, les gardes entravèrent les jeunes filles et le dieu ouvrit sa main et utilisa son pouvoir pour les paralyser. Lierna se sentit alors toute flasque, prisonnière de son propre corps, elle ne pouvait plus bouger, ni les membres ni même ses yeux, tandis qu'on l'allongeait comme sa soeur et l'autre jeune femme. La femme mystérieuse s'approcha alors et découvrit son ventre balafré d'un X, d'où sortit une larve monstrueuse. Lierna ne pouvait voir ce qui se passait, sa soeur d'un côté et la troisième de l'autre côté, elle se sentait impuissante et faible. Une larme coula de son oeil, tandis qu'elle sentait que la jeune fille à sa droite était soumise au test des dieux.

   
"Elle ne convient pas."

   La jeune femme avait dû échouer. La femme portant la larve s'avança alors vers elle et la bête sortit son ignoble tête. Après un moment, elle sortit et parcourut le corps de Lierna depuis son nombril jusqu'à sa poitrine.

"Elle convient."

   La sensation de cette chose froide et gluante contre son corps l'aurait faite vomir. Mais le dieu en avait le contrôle, et elle ne put que subir cette sensation, incapable d'y répondre. On la retourna alors, et elle ne comprit qu'alors que la déesse l'avait choisi. Et que cette chose monstrueuse devait en fait être son esprit. La terreur la prit soudain. Comment une chose aussi immonde pouvait-elle être l'esprit d'un dieu. Cette bête ressemblait plus au démon. C'est un démon qui allait habité dans son corps, non un dieu. Son esprit se révolta tant que sa main esquissa un mouvement. Mais il était trop tard et la larve creusa dans sa chair pour aller se nicher dans sa moelle épinière. Le vide se fit alors, et Lierna sombra dans le néant.

   Le dieu parut satisfait et regagna son siège tandis que Lierna était soulevée et emmenée. Freja était toujours incapable de faire le moindre mouvement, mais un torrent de chaudes larmes s'écoulait sur ses joues, tandis qu'on l'emmenait elle aussi avec sa compagne d'infortune dans une autre direction. Elle ne vit que le plafond des couloirs qu'ils traversaient , et bientôt celui-ci fut le ciel sombre duquel tombait une pluie drue. Elle fut alors jetée à terre, et sentit à ce moment qu'elle commençait à retrouver le contrôle de son corps. Elle put tourné la tête, allongée sur ce qu'elle croyait être le sol, et vit alors une autre tête. Celle d'Oménie. Bleue et sans vie, elle était pratiquement méconnaissable, mais Freja l'identifia cependant immédiatement. Et elle comprit alors pourquoi aucune filles n'étaient revenues. Ils les exécutaient.
   La jeune femme avec elle poussa un cri. Son dernier, car le garde jaffa lui tirait déjà dessus. Le deuxième actionnait son arme pointant vers Freja, qui ferma alors les yeux en attendant que le tir l'atteigne et lui ôte sa vie à elle aussi. Elle attendit. Mais rien ne se produit. Elle ouvra un oeil, et vit son garde qui parlait avec le prima. Ce dernier la désignait du doigt. Le garde semblait mécontent, mais obéit aux ordres, et alla la chercher pour l'emmener à nouveau.

Dans une chambre sublimement décorée, on la déposa sur un lit de coussins. Devant elle un lit plus grand et plus beau qu'elle n'en avait vu dans le palais. Et les rideaux du baldaquin s'ouvrirent sur sa soeur.


"Lierna !"

Les yeux de la jeune femme se mirent alors à briller, et la voix de la déesse sortit de la bouche de Lierna.

"Je suis Gerda ! Déesse de l'hiver, prosternes-toi devant moi !"

Freja comprit alors, et se mit à genoux devant la déesse. La tête baissée, elle évita de la regarder dans les yeux, sachant que désormais ce visage n'était plus celui de sa soeur.

"Pardonnez-moi votre grandeur.
- Que cela ne se reproduise plus. Sais-tu pourquoi tu es ici ?
- N-non, votre grandeur.
- Ne m'appelle pas ainsi, je préfère qu'on me dise déesse, car c'est ce que je suis. N'es-tu pas d'accord Freja ?
- Oui, puissante déesse.
- Très bien. Je savais que tu ne me décevrais pas. C'est pourquoi j'ai voulu épargner ta vie. Mon hôte avait beaucoup d'affection pour toi, et ce corps qui m'abrite mérite bien que je le remercie. De plus il m'est apparu que tu était une personne loyale et fiable, et c'est ce que je recherche pour composer ma cour personnelle. Acceptes-tu Freja, de devenir ma grande prêtresse ?
- Je... ne pourrais refuser si grand honneur ! Merci grande déesse !
- Parfait. Jaffas, accompagnez-là à ces appartements."


La déesse satisfaite de son premier acte, elle se rendit dans la salle qui jouxtait sa chambre, une toute petite pièce, au milieu de laquelle se trouvait un sarcophage. La déesse se glissa à l'intérieur, ordonnant à ses gardes d'en surveiller l'entrée.

[hrp] Bientôt le chapitre 3 qui conclura ce rp.[/hrp]
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:41:06 par Enki »

Hors ligne Calisha-Amalthee

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Re: Concours n°1 - Gerda
« Réponse #4 le: 16 février 2011 à 14:32:05 »
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3. La déesse de l'hiver

Gerda avait établit sa cour dans la Palais de Glace, le nouveau palais érigé en son honneur. La déesse y avait installé les jeunes filles qui n'avaient pas eu la « chance » de passer le test des dieux. Elles composaient dorénavant sa cour, silencieuses, vêtues de robes longues et blanches, suivant la déesse dans ses moindres déplacements. Mais plus encore que cette cour solennelle, Freja accompagnait chaque minute de la vie de la déesse, lui prodiguant les conseils et l'attention que la déesse réclamaient.
Il était assez déconcertant pour Freja de parler et même, parfois, de rire, avec une personne qui avait tout de sa sœur, mais qui était pourtant bien différente. La déesse n'avait pas les traits de caractère de Lierna, elle n'était pas naïve, ni impulsive, et on ne peut pas dire qu'elle était passionnée ou téméraire. C'était quelqu'un de froid, calme et tempéré, sage et réfléchi. Freja avait eu l'occasion de le constater. Et pourtant elle lui reconnaissait une bonté d'âme qui lui faisait se souvenir de sa sœur.

Dans quelques jours auraient lieu les jeux en l'honneur de sa venue au monde, et alors tous pourraient voir la bonté de cette déesse qui sauvera les peuples de Jotunheim. Depuis des semaines une rébellion couvait, nourrit par les femmes de la cour de Gerda et les gardes de son entourage. Le peuple fatigué des mauvais traitements sous les brûlures ardentes des trois soleils de Jotunheim, commençait à s'agiter, et de plus en plus, les gardes des dieux semblaient ne plus réprimer les actes de bravades comme ils le faisaient auparavant. C'est pourquoi la veille Yarilo avait ordonné qu'on aille chercher les chefs de cette rébellion dans les villages et qu'on les mettent en prison. Ils seront mis à mort pendant les jeux. Parmis eux, le père de Freja.

Dans sa cellule que l'homme devait partager avec sept compagnons, il avait l'air vieux, et si petit. Les haillons qu'on lui faisait porter et les jours au régime des prisons des dieux l'avait transformé en une chose à peine reconnaissable. Freja était reconnaissante pourtant à sa déesse qui avait convaincu son père de laisser les rebelles dans ses prisons, ainsi elle pouvait aller le voir de temps à autre. Les occasions n'étaient certes pas nombreuses, mais elles étaient, et c'est ce qui importait.



« Freja va t'en. Ne reste pas ici, ce n'est pas ta place.
, lui dit le vieux dans un souffle
- Ne recommencez pas père. Je viens vous apporter des nouvelles.
- De ma fille ? De ma Lierna ?
- Père c'est de la déesse Gerda dont il s'agit. Elle me l'a confié, vous ne serez pas tué. On va tous vous libérer.
- Les dieux ne sont pas aussi cléments ma chère fille. Tu te racontes des histoires. Vois où je suis, souviens-toi de notre vie, avant que tu n'arrives en ces murs qui font de ma fille l'esclave d'une déesse sans coeur.
- Vous allez trop loin. Vous verrez bien ce que je vous dis. »

Puis dans le silence retrouvé, ils regardèrent à travers l'étroite trouée par laquelle on pouvait voir scintiller les étoiles.

« Les yeux des dieux...
- Leur dents plutôt. Blanches et prêtent à vous arracher la chair.
- Père... »


Ne trouvant plus rien à dire et dépitée par son comportement, Freja préféra repartir. Le vieil homme ne le regarda même pas s'en aller, pas plus qu'elle ne vit les larmes dans ses yeux.

Les jeux débutèrent dans la chaleur suffocante de la saison sèche. L'arène était emplie de spectateurs, et les jeux promettaient d'être fort captivants. Course de char en bige, combats de gladiateurs, et même des fauves dévorant les ennemis des dieux. On avait même préparé une bataille navale, quand la fosse se remplirait d'eau, on pourrait alors assister à un spectacle rarement entrevu dans l'empire du dieu Yarilo.

Les dieux firent leur entrée dans la loge, les jaffas entrèrent en premier se mettant en ordre de chaque côté pour faire place au dieu Yarilo et à la déesse Bayaga, que la foule salua de vivas, puis une fois assis, Loki et Gerda s'avancèrent. Tout à droite à côté de sa mère, la déesse Gerda jeta un oeil derrière elle pour vérifier que Freja était bien là. La jeune femme se tenait en effet juste derrière son siège, scrutant avec émotion la fosse où son père apparaitrait dans quelques instants.
La déesse Gerda nota que ses hommes étaient en place, et que tout semblait se dérouler parfaitement. Elle regarda donc la course de bige qui débutait les jeux avec un intérêt modéré, mais tout à fait détendu. Puis vinrent les gladiateurs qui firent deux morts et huit blessés. Et enfin les fauves... Freja se crispa alors que les bêtes entraient dans l'arène. Le dieu Yarilo se leva, le silence se fit, et il put ainsi s'adresser au peuple.


« Moi, votre dieu, ai eu la bonté de vous faire vivre, je vous donne du travail, vous permet de manger, de respirer, d'avoir des enfants et des femmes. Mais certains réfutent nos bienfaits, perdant la raison ils pensent pouvoir s'attaquer aux dieux. N'oubliez jamais mes enfants, que votre dieu est la justice et que bien que son coeur soit grand sa colère l'est tout autant. Les hommes rebellés vont ainsi périr aujourd'hui, dévorés par ces bêtes féroces, car telle est la punition des dieux. »

Les grilles se soulevèrent à l'autre bout de l'arène et les chefs rebelles en sortirent. Éblouis par le soleil les premiers ne virent même pas les bêtes se jeter sur eux. Un tigre à dents de sabre planta ses crocs dans un homme et le traina en donnant de vigoureux coup de tête, un autre s'avança et gronda à l'encontre des hommes, se préparant à bondir. Ses pattes se plièrent et quand il les tendit pour sauter un éclair fusa et l'arrêta dans son élan. Le père de Freja s'approcha de la bête immobile et se rendit compte qu'elle était morte, et que le trou qu'elle avait dans le torse ne pouvait venir que d'une lance de mort. Jettant un coup d'oeil à la loge des dieux il vit alors un spectacle incroyable.
Un couteau sur la gorge, les dieux Yarilo Bayaga et Loki étaient prisonniers des jaffas que la déesse Gerda semblait contrôler, car en faisant un simple signe de tête, ils emmenèrent les dieux ailleurs.
Dans l'arène il se rendit compte que les lances avaient fait leur office, il ne restait plus un fauve de vivant. Tout s'était passé si vite que le vieillard ne comprenait plus rien. Les jaffas postés tout autour de l'arène en haut des gradins étaient en fait ceux de Gerda, ils portaient pourtant la marque de Yarilo, mais elle avait du les rallier. Sa fille avait dit vrai, la déesse était bonne.


« Peuple de Jotunheim, aujourd'hui je vous libère des dieux cruels qui vous gouvernaient par la peur et la violence. Louez mon nom, celui de la déesse Gerda, car je ne vous débarrasse pas seulement de leur tyrannie, mais aussi de la chaleur étouffante des soleils. Je vous apporte l'HIVER ! »

Et en disant cela le ciel se couvrit d'une teinte bleutée, puis devint peu à peu plus blanche. C'est alors que les gens prirent peur, car du ciel tomba en gros flocons la première neige de Jotunheim.
La déesse fit signe à Freja de la suivre, tandis que la joie éclatait sur les bancs de l'arène, et elles rejoignirent le palais par anneaux de transport. Les dieux capturés avaient été dépossédés de toutes leur armes et avaient été revêtus de toges blanches toute simple. Trois sarcophages étaient présents avec eux dans la pièce où Gerda et Freja les retrouva, encerclés par les jaffas de la déesse.


« Chers parents, petit frère, vous allez maintenant disparaître à jamais.
-Tu comptes nous tuer pauvre rebelle ridicule, les autres dieux de la galaxie auront tôt fait de te retrouver et de te détruire pour cet acte impardonnable.
-Non cher père je ne vais pas vous tuer, le sang d'un dieu ne saurait couler. Voyez ces sarcophages. Vous les aimez tant que je vous offre l'avantage de passer l'éternité à l'intérieur.
-Tu ne ferais pas ça ma fille ? Pourquoi faire ça à ta propre famille ?
-De quelle famille parles-tu chienne ? »
, la voix horrible du goa'uld sortit en même temps que ses yeux s'illuminèrent à cette réponse.

Un signe de main et les jaffas firent entrer les dieux dans leur sarcophages, puis les scellèrent avant de les emporter. L'ordre avait été donné de les enterré dans la fosse où toutes les femmes qui avaient échoué au test de dieux se trouvaient désormais. On l'avait donc réouverte pour les y jeter, puis on referma la fosse à jamais.
Freja était abasourdie, et avait en même temps hâte de revoir son père. Elle en fit part à la déesse qui lui répondit qu'elle l'avait déjà fait mander. Celui-ci arriva donc escorté par des gardes, et Freja se jeta sur lui pour le prendre dans ses bras. Le vieil homme la serra aussi fort qu'il le put, et pensa un instant que tout irait mieux désormais. Puis...


« Tuez-les tous les deux »

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Re: Concours n°1 - Gerda
« Réponse #5 le: 16 février 2011 à 14:33:15 »
0
[hrp]Euh désolée j'ai oublié...[hrp]

FIN

Hors ligne Toxico/ Siko'o/LeChieur

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Re : Concours n°1 - Gerda
« Réponse #6 le: 28 janvier 2012 à 11:38:14 »
0
Je me lance donc.

1/ Cohérence: 9/10

 Rien à redire, le RP retrace bien l'arrivée de la déesse. Tout se suit très bien.

2/ Expression: 9/10

Là aussi rien à redire, très peu de fautes d'orthographe, un vocabulaire riche et bien employé. Un texte agréable à lire.

3/ Intérêt: 6/10

Bien que le texte soit bien ecrit, je trouve que ça manque d'action. Certes nous avons beaucoup de descriptions, bien détaillées mais l'histoire ne captive pas  à cause de ce manque d'action. La seule action qui pourrait être intéressante est racontée en quelques lignes à peine.

4/ Cheminement: 9/10

Rien à redire sur le cheminement.

5/ Global: 8/10

Le RP est très bien écrit mais comme je l'ai dit, ça manque cruellement d'action, de retournement de situation et tout est prévisible.

Note moyenne: 8,2

Sagittaire: MJ   
                          --------------------------------

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Hors ligne Typhon/Bastille

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Re : Concours n°1 - Gerda
« Réponse #7 le: 28 janvier 2012 à 13:45:24 »
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À mon tour.

1/Cohérence:

Rien à dire la dessus ,ton personnage et son accession au pouvoir sont bien décris.

2/Expression:

Manque de virgules lorsque tu fais des accumulations.Sinon pas de fautes d'orthographes.

3/Intérêt:

On reste dans le classique.Il y a un manque d'action évident.Le coup d'état de ton perso à la fin est je trouve trop peu décrit.

4/Cheminement:

Parfait.

5/Appréciation globale:

Texte intéressant et agréable à lire.Quelques fautes d'expression ,et RP un peu trop "calme".


Notes:

1/Cohérence: 9,5/10

2/Expression: 9/10

3/Intérêt: 7,5/10

4/Cheminement: 10/10

5/Appréciation  globale: 8/10

NOTE GÉNÉRALE: 8,8/10
« Modifié: 05 février 2012 à 05:23:50 par Typhon/Bastille »
Celui qui maitrise l\'histoire maitrise l\'univers.
Sur sagittaire Typhon Inquisiteur de sa majesté Siko'o le Grand.
Bastille sur centaure , juge du conseil des Grands maitres...