Chapitre IV : Haŋhépi Wí (Celle qui éclaire la nuit)
À nouveau, Plume-de-Chwal laisse divaguer son imagination... Il a entendu presque toutes les histoires que Vieil-Homme a cité. Celle qu'il préfère est celle qui parle de deux jumeaux partant en quête du cœur d'une sorcière. Mais il n'avait jamais pensé qu'elle puisse être autre chose qu'une simple histoire. Ni que l'un des deux frères dont il est question était en fait Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi.
Vieil-Homme reprend son récit, Plume-de-Chwal essaye de visualiser la scène... Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi est dans son tipi... Plume-de-Chwal imagine le fils de Tȟuŋkášila incarné dans un hôte de taille moyenne, plutôt trapu... Il doit avoir un visage fin et anguleux, noble et souriant, avec des yeux gris-bleus, vifs au regard profond. Comme il existe des centaines d'histoires sur Danse-avec-les-Loups et Cheveux-au-Vent, il doit s'être écoulé de nombreux hivers depuis qu'ils ont fait connaissance... Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi doit avoir l'apparence d'un jeune adulte. Il a les cheveux noirs et longs qu'il porte tressés. Un lacet de cuir lui ceint le front. Une plume d'aigle y est accroché derrière sa tête, dirigée en diagonale vers le bas. L'enfant imagine le fils de Grand-Esprit avec un pantalon en cuir de daim et une veste sans manche en cuir légèrement plus grossier, peut-être du bison, avec des anneaux de métal pour la fermer grâce à des boutons en os de bison. Sur son poignet droit, un loup est tatoué, c'est son animal-totem découvert lors de son imploration de vision qui fait aussi l'objet d'une histoire bien connue des enfants Lakota.
Le tipi doit ressembler au tipi d'un homme-médecine, avec, disposés un peu partout, des herbes et des restes d'animaux utilisés dans les potions... Il doit aussi y avoir d'autres objets mystérieux que seuls les esprits utilisent. Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi doit avoir une pipe sacrée bien en évidence sur un petit autel. Puis quelques couvertures pour lutter contre le froid hivernal. Au centre du tipi, un petit feu doit crépiter en permanence.
L'histoire de Vieil-Homme prend place à la fin de l'automne.
Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi est dans son tipi, il fume du tabac dans la pipe sacré. Soudain, un froissement à l'entrée du tipi lui indique que quelqu'un veut entrer. Alors, le fils de Grand-Esprit invite son visiteur à venir. Le visiteur est Cheveux-au-Vent. Il doit avoir presque trente hivers. Il est grand, athlétique. Son visage est fin, ses traits sont élancés, il semble fait pour l'action. Ses yeux verts sont vifs et rieurs. Il porte un pagne en peau et une veste pratiquement identique à celle de Danse-avec-les-Loups. À son poignet est tatoué un renard.
Cheveux-au-Vent retire ses mocassins et les pose à côté de ceux de Danse-avec-les-Loups, à l'extérieur du tipi. Puis il entre, et s'accroupit en face de Danse-avec-les-Loups. Le feu de camp crépite entre eux. Le fils du Grand-Esprit tend sa pipe sacrée à son ami qui l'accepte, tête penchée avec respect, puis la porte à sa bouche pour aspirer une bouffée de fumée avant de rendre l'objet à son propriétaire.
Enfin, Cheveux-au-Vent annonce :
« - Je vais l'épouser. »
Danse-avec-les-Loups acquiesce en silence. Il sait que Cheveux-au-Vent parle de Souffle-de-Vent, la fille du chef de la tribu des Bisons-Roux, et dont il est tombé amoureux quelques mois plus tôt, lors d'une rencontre des braves des deux tribus pour la constitution d'un traité de paix.
En son for intérieur, Danse-avec-les-Loups est jaloux. Oh, il a connu des femmes, certes, mais il n'est jamais tombé amoureux. On lui a conté mille histoires sur l'amour, il en a conçu une vision très romantique... Il voit l'amour comme une sorte de folie douce qui lie deux êtres jusqu'à la mort et même au-delà. Peut-être qu'il l'idéalise trop. Et aujourd'hui, Cheveux-au-Vent, son ami de toujours, connait l'amour, il va se marier, il va se lancer dans une nouvelle aventure. Un périple dans lequel Danse-avec-les-Loups n'a pas sa place. Et le fils de Grand-Esprit n'est pas sûr de pouvoir vivre lui-même un jour, une telle aventure.
Mais Cheveux-au-Vent est son ami, il est heureux, il vit quelque chose de fort que Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi ne veut pas gâcher. Alors, le fils de Tȟuŋkášila sourit et murmure quelques formules auxquelles il avait pensé en voyant son ami courtiser la jeune femme. Il le félicite, il dit se réjouir pour lui. Il promet d'aider le couple et de le soutenir.
Après cet échange, le silence retombe sur le tipi. Les deux amis se regardent tranquillement, se partageant la pipe sacré.
« - Il faut maintenant que son frère soit d'accord. » Reprend Cheveux-au-Vent après un moment. En effet, il est de coutume chez les Lakota que ce soit les hommes qui accordent ou non la main des femmes aux prétendants... Mais ne vous inquiétez pas, celle-ci ont toujours eut leur mot à dire...
Quoiqu'il en soit, Danse-avec-les-Loups acquiesce silencieusement, d'un signe de tête.
« - Iras-tu voir le frère de Souffle-de-Vent pour moi ? » Là encore, il s'agit de la coutume : le prétendant envoie un proche, généralement son propre frère, auprès de l'homme qui doit décider de donner la main de la femme ou non pour avoir son accord et discuter de la dot. Cheveux-au-Vent a plusieurs frères et il les aime beaucoup. Qu'il demande à Danse-avec-les-Loups de se charger de la « négociation » est un grand honneur. Un peu l'équivalent de demander aujourd'hui à son meilleur ami d'être témoins à son mariage.
À nouveau, Danse-avec-les-Loups acquiesce silencieusement, d'un signe de tête.
Alors Cheveux-au-Vent se lève brusquement et lance d'un ton joyeux :
« - Allons-y ! »
Danse-avec-les-Loups contemple longuement sa pipe qui est maintenant éteinte. Puis il la pause délicatement sur l'autel et se lève à son tour. Il va à l'entrée de son tipi, saisit ses mocassins et les range soigneusement à l'intérieur, puis se met en quête de ses bottes, plus pratiques pour voyager. Cheveux-au-Vent sort du tipi, chaussant ses propres mocassins, et se dirige vers sa demeure afin de se préparer lui même.
Quelques heures plus tard, les deux amis chevauchent de conserve, juchés sur leur monture. Cheveux-au-Vent parle beaucoup. De sa future épouse. De tous les présents qu'il fera à sa famille. De la pluie, du beau temps. Et de l'étrange femme qui parcourt les plaines depuis quelques mois. Il est dit que c'est la femme Bison-Blanc, un être appartenant au folklore indien et qui leur avait apporté la pipe sacré des siècles plus tôt. On dit que cette fois-ci, elle est venue apporter des connaissances de rites et de traditions pour permettre aux humains d'élever leur esprit.
Mais Danse-avec-les-Loups ne parle que peu. La plupart du temps, il acquiesce silencieusement ou s'exprime par quelques signes de la main.
Au début, Cheveux-au-Vent fait mine d'ignorer ce silence de la part de son ami. Mais rapidement, cela l'énerve. Finalement, il arrête son cheval et s'exclame :
« - Bon, alors, quel est le problème !? »
Danse-avec-les-Loups s'arrête à son tour et fait faire demi-tour à sa monture, pour se retrouver face à Cheveux-au-Vent.
« - Quel problème ? »
Sa voix est rauque et mal assurée, comme si il n'a pas parlé depuis des semaines. Il a l'air surprit. Cheveux-au-Vent s'en trouve (littéralement) désarçonné. Il hésite un instant, puis, s'appuyant sur son cheval pour se donner une consistance, il explique :
« - Tu ne dis rien. Tu as toujours été quelqu'un de bavard. La pluie, le beau temps, le vent, les légendes... Tu t'enthousiasmais pour tout. Et là, rien ne semble t'intéresser. »
Danse-avec-les-Loups hausse les épaules. En effet, rien ne l'intéresse, et alors ?
« - Ça fait un moment que j'ai remarqué ça. Tu t'enfouis dans le silence. Tu n'as même pas l'air de t'en rendre compte... Mais chaque fois que tu t'en vas chez ton père, tu reviens un peu plus taciturne et silencieux. »
Danse-avec-les-Loups fronce les sourcils... Il va rarement chez son père pour des visites de courtoisie... Plus souvent, c'est pour soigner une blessure grave acquise lors d'une aventure quelconque vécue aux côtés de son ami. Si Cheveux-au-Vent a raison, il y a un problème avec le sarcophage... Peut-être influe-t-il sur son humeur... Il faut dire que Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi se sent déprimé ces temps-ci, il n'a le goût à rien. Le fils de Grand-Esprit se promet d'en parler à son père et de ne plus utiliser le sarcophage tant que l'affaire ne sera pas claire. En attendant, pour laisser un os à ronger à son ami, il lui répond :
« - Je suis préoccupé. Il y a de nombreuses guerres parmi les Esprits. Grand-Esprit est un diplomate, un idéaliste, il essaye de les calmer. Mais rien n'y fait, et la guerre s'étend. Tȟuŋkášila n'est pas un guerrier, c'est un homme de savoir, tout comme moi, il a le loup au pied de son totem. Si la guerre nous touche, tout ça tournera mal. »
Ce n'est pas totalement vrai : la guerre fait effectivement rage. Mais l'empire de Tȟuŋkášila est respecté et il est peu probable qu'il subisse la moindre attaque. Aussi, Danse-avec-les-Loups n'est pas le moins du monde préoccupé par le conflit. Mais le mensonge a l'effet escompté. Cheveux-au-Vent accepte l'excuse de son ami d'un petit signe de tête accompagné d'une exclamation qui n'engage à rien. Puis ils reprennent leur route. D'abord en silence. Puis Cheveux-au-Vent recommence à parler. Il loue la sagesse de Grand-Père et pense rassurer Danse-avec-les-Loups en lui expliquant pourquoi la guerre ne peut pas les atteindre, et comment, si elle les atteignait, les braves Lakota se défendraient vaillamment, et vaincraient.
Il faut chevaucher plusieurs jours pour atteindre le campement de la tribu des Bisons-Roux. Le soir du deuxième jour, les deux amis montent le camp dans une clairière au bord d'un lac. L'air est frais, mais encore doux pour une fin d'automne, le voyage est agréable. Ils décident de dormir à la belle étoile.
Durant la journée, Danse-avec-les-Loups a attrapé un lièvre un peu trop aventureux grâce à un adroit lancé avec sa fronde. Cela leur offre un dîner presque copieux avec les quelques herbes, tubercules et fruits qu'ils ont pu récolter chemin faisant.
Durant la nuit, Danse-avec-les-Loups se réveille en sursaut, sans savoir pourquoi. Il regarde à l'Ouest et voit une lueur, probablement due à un feu. Doucement, sans faire de bruit, il se lève et se dirige vers la source de la lumière.
Après un bon quart d'heure de marche rapide et silencieuse, éclairé seulement par la lueur des trois lunes, Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi arrive au pied d'une colline passablement abrupte. Le feu semble se trouver de l'autre côté de la colline. Il décide de la gravir.
Arrivé au sommet, il voit le fameux feu de camp, source de la lumière qui avait attiré son attention. Derrière le feu, se trouve une sorte de hutte en peau. Et devant la hutte, il y a quatre personnes : trois hommes assis et une femme debout en face d'eux, qui marche, décrivant de petits cercles, tout en leur parlant. « c’est une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle a un visage radieux, et elle semble flotter plutôt que marcher. Elle est vêtue dune peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppe comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottent doucement au vent ; du côté gauche y est accrochée une touffe de poils de bison blanc. ».
Les hommes l'écoutent avec respect. Elle leur explique que la hutte située derrière elle s'appelle un Inipi. C'est une hutte de sudation. Un endroit où ils doivent méditer pour obtenir des visions et pour que leur esprit devienne plus concentré et plus ouvert.
Danse-avec-les-Loups l'écoute attentivement. Elle est belle, et ses paroles sont emplies de sagesse. Le fils de Grand-Esprit n'ose pas bouger, comme les anciens indiens n'avaient pas osé bouger en voyant voler le vaisseau spatial de Tȟuŋkášila : il est, parfois dans la vie, des apparitions si belles et magnifiques qu'elles semblent magiques et fragile, au point que respirer trop fort pourrait les briser. Danse-avec-les-Loups se sent bien. Il est loin du feu, mais il a l'impression que sa chaleur l'irradie. Un sentiment étrange l'inonde, apportant une drôle de sensation au creux de sa poitrine et à son bas-ventre.
Soudain, un chuchotement le tire de sa rêverie :
« - C'est la femme Bison-Blanc ! Je t'avais dit qu'elle était revenue ! »
Danse-avec-les-Loups se retourne pour voir Cheveux-au-Vent ramper sur le côté, jusqu'à arriver à son niveau, souriant. Le fils de Grand-Esprit sourit à son ami, puis reporte son attention sur la cérémonie qui a lieu en bas. La femme a continué son laïus et est en train de le finir :
« -... N'oubliez pas que vous m'avez promis de me mener vers le fils de Grand-Esprit en échange de ce que je vous apprends, jeunes hommes-médecine. »
Cheveux-au-Vent et Danse-avec-les-Loups se regardent à nouveau, l'air incrédule, avant de reporter leur attention sur la femme et les trois hommes. Ceux-ci expliquent qu'ils feront de leur mieux, mais ignorent où se trouve exactement Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi.
« - Tu crois qu'elle est mauvaise ? » Chuchote Cheveux-au-Vent.
« - Je ne pense pas. Répond Danse-avec-les-Loups, Ses paroles sont sages et reflètent la paix. »
Cheveux-au-Vent réfléchit un moment puis demande à son ami :
« - Elle te cherche, vas tu la rencontrer ? »
Danse-avec-les-Loups se tourne sur le dos et observe les trois lunes, en réfléchissant... Finalement, il répond :
« - Pas ce soir. La famille de ta future femme attend. Et puis Bison-Blanc est occupée. »
Cheveux-au-Vent se retourne à son tour sur le dos, et murmure :
« - On en a encore pour trois jour de cheval avant d'arriver au campement des Bisons-Roux. Au moins une journée sur place pour négocier avec le frère de Souffle-de-Vent. Et trois jours de mieux pour revenir. Bison-Blanc ne sera plus là dans sept jours. C'est peut-être ta seule chance de la rencontrer... Tu sais bien que dans ces vastes plaines, on peut chevaucher toute une vie sans rencontrer quelqu'un si on ne sait pas où chercher. »
Danse-avec-les-Loups expire bruyamment. Il n'avait pas pensé à ça. Cependant, il rétorque :
« - Si elle me cherche, c'est probablement une Esprit. Si elle est porteuse d'un message ou autre, je risque de devoir m'absenter. Potentiellement longtemps. Ton mariage passe en premier. »
Cheveux-au-Vent acquiesce d'un grognement. Puis soudain, il se lève et se tourne vers la femme et les trois hommes. Puis, prenant une profonde inspiration, il hurle :
« - FEMME BISON-BLANC ! »
La petite assemblée lève des yeux surpris vers le chasseurs à fière allure. Mu par une soudaine timidité, Danse-avec-les-Loups reste caché. Cheveux-au-Vent hurle à nouveau :
« - FEMME BISON-BLANC !
JE SUIS CHEVEUX-AU-VENT, L'AMI DE DANSE-AVEC-LES-LOUPS !
SOIT ICI DANS SEPT JOURS ! IL SERA LÀ ! »
Puis, comme il s'était levé, Cheveux-au-Vent retombe à plat ventre, tout sourire, et chuchote précipitamment à son ami :
« - Maintenant, il faut partir en vitesse et en silence...! »
S'en suit un long silence.
Si long qu'il tire Plume-de-Chwal de sa rêverie.
Vieil-Homme conclut alors :
« - Les deux amis, les deux guerriers s'en sont repartis vers le campement des Bisons-Roux. Cheveux-au-Vent obtint la main de son aimée.
Tandis qu'il préparait le mariage, Danse-avec-les-Loups s'en retourna vers le lieu où il avait vu celle que les nôtres appelaient Bison-Blanc.
Son voyage de trois jours, seul, lui permis de fouiller le fond de son âme. Il comprit qu'il avait enfin trouvé ce qu'il jalousait chez son ami : l'amour. Il était amoureux de Bison-Blanc.
Et la suite, et bien... C'est aussi une histoire que vous connaissez tous, mais comme elle concerne l'Histoire, je vais vous la conter telle qu'on la transmet aux enfants de nos jours :
« Majestueuse créature, il se tenait droit
En bordure d’un dense et mystérieux bois
Ce loup qui avait capté son parfum
Et l’avait cherchée toute la nuit, en vain
Son ombre, évanescente sous le ciel étoilé
L’avait conduit par instinct dans l’immensité
Et alors qu’il la cherchait dans la noirceur
L’amour et l’attachement avaient rempli son cœur
En pensant au moment où il la rencontrerait
Quelle preuve d’amour pouvait-il lui donner
Alors, tout à coup, face à lui, dans une lueur
Il distingua un endroit couvert de jolies fleurs
De telles beautés, poussant au milieu des champs
C’est sûr, elles seraient le plus beau des présents
Il les cueillit soigneusement avec ses dents
En se disant qu’il pourrait la conquérir, sûrement
Les Esprits du Ciel observaient attentivement ce loup
Dont le cœur était rempli d’un amour fou
Ils rassemblèrent tous leurs pouvoirs mystiques
Et lui offrirent une bénédiction magique
Alors le loup eut des visions de son aimée
Les fleurs sauvages prirent des couleurs nacrées
Et selon la légende, il y eut une métamorphose
Chacune des fleurs sauvages devint une rose
Le cœur empli d’excitation, le loup était plein d’ardeur
Lorsque enfin il vit sa louve, son âme sœur
Il déposa devant elle les roses avec amour
Alors qu’elle se blottissait autour
Enfin réunis, ils chantèrent leur joie en hurlant
Leur amour durerait tout le temps
Et il courraient maintenant ensemble dans la prairie
Un amour pur et vrai peut façonner toute vie ». »
Vieil-Homme laisse retomber le silence. Cette partie de l'Histoire est si belle. Elle respire l'harmonie. Maudit soit celui-qui y a mit fin. Mille fois maudit soit-il.
Reprenant son calme, Vieil-Homme conclut enfin :
« - En fait, la femme s'appelait Haŋhépi Wí. Ses parents et ceux de Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi avaient organisé leur mariage bien avant leur naissance.
Le fils de Grand-Esprit n'avait pas été tout à fait honnête : il aimait les humains, mais il vivait parmi eux, aussi pour se cacher de sa futur épouse, il ne voulait pas d'un mariage arrangé.
Mais Haŋhépi Wí était têtue. On lui avait promis un époux. Elle voulait le rencontrer avant de décider si elle tiendrait tête à ses parents ou si elle l'épouserai. Elle était partie seule sur Tȟelyá Maka et avait échangé son savoir contre des informations sur l'endroit où pouvait se trouver Šuŋgmánitu Tȟaŋka Ob'wačhi.
Cette histoire est assez ironique : au premier regard, ils tombèrent amoureux l'un de l'autre.
Aussi, puisque leur mariage devait avoir lieu, il fut célébré en même temps que celui de Cheveux-au-Vent. Ces amis avaient vécu ensemble des aventures incroyables. Et même leur mariage eut lieu le même jour. L'univers a connu peu d'amitiés comme la leur. »
/hrp/ Bonjour.
Veuillez noter qu'il est deux passages entre guillemets dans le texte. Il s'agit en fait de morceaux de textes qui ne sont pas de moi, des légendes ou morceaux de légendes sioux véritables que j'ai intégré au texte.
Pour en savoir plus, contactez moi par MP. /hrp/