Auteur Sujet: Concours n°1 - Nikolaï  (Lu 292 fois)

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Concours n°1 - Nikolaï
« le: 03 janvier 2011 à 06:46:17 »
0
Nikolaï



Sujet du concours n°1 (rappel) :

Décrivez votre personnage, comment il a accédé au pouvoir, quels sont les grands axes du culte qu'il impose à ses fidèles, à quoi ressemble son peuple (culture, architecture, etc.), à quoi ressemble sa planète mère, etc.

Note moyenne :

Juges :

Nom
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5


1 : Onaan
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

2 : Enki
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

3 : Naerwen
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

4 : Ziuo
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

5 : Panufis
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

Légende :

1 – Cohérence
2 – Expression
3 – Intérêt
4 – Cheminement
5 – Global
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:42:51 par Enki »
Enki,

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Hors ligne Ouserkaf

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Re: Concours n°1 - Nikolaï
« Réponse #1 le: 07 janvier 2011 à 19:48:42 »
0
hrp/ Voilà, un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais. Ce n'ai qu'un petite partie, don't panic. /hrp


La nuit répandait encore son long manteau de fraîcheur sur la ville Saint-Nikolaïsbourg, capitale de l’empire du Nikolaï le Grand. L’aube approchait néanmoins rapidement, et les premières lueurs du jour naissant pointaient déjà à l’horizon lointain.

Le dieu, comme à son accoutumé, s’était levé tôt : un empire en pleine expansion comme le sien demandait un travail quasi-permanent et une attention de chaque instant.
Le soleil continuait sa lente ascension dans le ciel matinal de la capitale, suivit bientôt par le second soleil, plus brillant et plus chaud encore que le premier. Ses deux soleils donnaient à la planète un climat chaud permanent, plus ou moins sec ou humide en fonction des saisons.
Le Goa’uld ne se lassait pas de contempler cette scène en songeant que demain, peut-être, des milliers de soleils et de monde se lèveraient pour lui ; non, il en était sûr, son destin ne pouvait être autre que radieux.

Le spectacle dura encore un moment, puis dut prendre fin à cause de la trop forte lumière. Nikolaï se retourna et fit quelques pas dans son bureau, les mains dans le dos, pensif. Puis, Nikolaï s’arrêta dans son mouvement, il leva la tête et traversa son bureau à grands pas. Il s’approcha de l’une des bibliothèques qui recouvraient tous les murs et prit le livre qu’il cherchait : un livre lourd, à la couverture épaisse et rugueuse. Il le posa sur son bureau et s’assit dans son fauteuil. En ouvrant le livre, il put lire sur la première page, écrit en caractères gras et soulignés : Traité sur la libre expression des pratiques religieuses et civiles, puis, en dessous, en plus petits caractères, ou Comment apprendre à ne pas se la fermer dans les masures, et dire « Non ! » au pouvoir tyrannique en place et en mettre plein le visage à Nikolaï, puis, de nouveau en caractères gras : de Adam Demoi. Voilà encore un livre que la censure avait réussi à intercepter à temps, pour le bien de la population bien sûr.
Le dieu lisait donc les pages de cet ouvrage lorsque sa lecture fut soudainement dérangée par quelques coups frappés à sa porte. Il reposa le livre et invita le visiteur à entrer.

C’était un assez vieil homme, tout vêtu de blanc, les cheveux noirs et la moustache longue et fière, qui entra dans la salle. S’était Sa Sainteté Don Profondo, le popi, en d’autres termes, le premier prêtre, de par son rang, du culte de Nikolaï, qui venait informer son dieu de l’imminence de la grande messe publique du mois.
Nikolaï se releva lentement, reposa le livre où il l’avait prit, puis sortit devant le popi, qui lui emboîtât le pas.
Peuple de Stargate Project, nous ne nous laisserons pas faire face aux hordes de kikou qui assaillent nos murs!
Leur orthographe et leur comportement déplorable ne sont que les reflets de leur immaturité et d'un obscurantisme irrefréné de leur part !
Camarades, vous aussi rejoignez la lutte, et tous ensemble nous déverserons sur la tronche de ces fumiers, les seaux de lave de la liberté !

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Re: Concours n°1 - Nikolaï
« Réponse #2 le: 09 janvier 2011 à 00:20:29 »
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Il faisait nuit quand nous nous sommes levés, ma femme Anastasia et moi Dimitri. Tandis qu’elle préparait le frugal petit-déjeuner de la famille, avant de faire le casse-croûte du midi, je partis réveiller nos cinq enfants, quatre fils : Vladimir, Piotr, Joseph et Mikhaïl, et une fille : Catherine.

   La journée allait être longue, moins longue que d’habitude, mais longue quand même. Tout d’abords, la matinée allait être occupée au travail à l’usine et ce pour tout le monde dans la maison, à l’exception de Joseph et Mikhaïl, qui n’ayant pas encore dix ans, devaient aller à « l’école » pour apprendre à lire, écrire, compter et surtout, pour connaître l’histoire de notre peuple, de notre empire et de notre Dieu. Un peuple, un empire, un Dieu, voilà notre Sainte Trinité, le tout étant incarné en la personne de Nikolaï le Grand, notre Dieu.
L’après-midi, exceptionnellement, serait chômé, ainsi que toute la journée suivante : tous devaient avoir assez de temps pour assister à la grande messe du mois qui aurait lieu au temple Nikolaï le Bienheureux, le plus grand temple de l’empire. Bien sûr, le temple n’était pas assez grand pour accueillir toute la population de la ville et encore moins de la planète, ainsi donc seuls les plus hauts membres de l’administration pouvaient y avoir accès, mais des écrans dans toute la cité rendraient compte de l’évènement.
Pour ma part, je ne suis pas peu fier de pouvoir dire que j’ai réussi à trouver des places de premiers choix sur la Place Pourpre, la plus grande place de la cité, celle qui accueille toutes les grandes manifestations officielles de notre Dieu.

   La matinée s’éternisa, tout le monde dans l’usine n’attendait qu’une seule chose : que la cloche retentisse enfin pour sonner la fin du travail. Plus le moment tant attendu approchait, plus mes camarades et moi-même travaillions vite, comme si cela allait accélérer l’écoulement du temps. La cloche retentit enfin et nous abandonnâmes tous nos postes de travail et nous nous précipitions vers la sortie de l’usine : je devais retrouver toutes ma petite famille sur la Place Pourpre.
Peuple de Stargate Project, nous ne nous laisserons pas faire face aux hordes de kikou qui assaillent nos murs!
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Re: Concours n°1 - Nikolaï
« Réponse #3 le: 12 avril 2011 à 21:45:22 »
0
Toutes les cloches, carillons, gongs et tambours de la cité retentirent en cœur, sonnant ainsi le début de la cérémonie religieuse. Les rues et les places étaient remplies de monde, de nombreuses personnes étaient venues des campagnes alentours pour assister à l’évènement. Les toit-terrasses des maisons, toutes recouvertes d’une nouvelle couche de crépi blanc pour l’occasion, étaient également occupés par des familles au grand complet. Plus on s’approchait du centre ville, et de la forteresse de Nikolaï, et plus les demeures étaient grandes et luxueuses, voire même parfois en pierres et non dans l’habituel torchis des autres maisons.
Les terres et les maisons appartenant exclusivement à Nikolaï et non aux résidents de celles-ci, le Dieu s’attribuait le droit de chasser et de remplacer à tout instant les occupants de n’importe quelle demeure, aussi modeste fut-elle. Dans les faits, il n’appliquait que rarement ce pouvoir absolu, ayant des choses plus importantes à faire que de jouer à présider au destin de ses esclaves au cas par cas.

Les massives portes d’or de la citadelle s’ouvrirent en grand pour laisser passer le cortège divin. Nikolaï, sur son fier et noir destrier, avançait sans réelle garde rapprochée, son bouclier personnel étant là au cas où ; de plus, cela permettait au Dieu de donner une image positive de lui-même à son peuple : un Dieu, pour être respecté, ne devait pas montrer une quelconque crainte face à ses sujets.
Monseigneur Don Profondo était quand à lui transporter dans une chaise à porteurs et il affichait autant une tête d’enterrement que Nikolaï souriait et faisait des saluts de la main à la foule en délire. Contrairement au Dieu, Sa Sainteté le popi ne supportait pas de se retrouver ainsi au milieu de la vile et crasseuse populace, et il ne manquait jamais une occasion de le montrer, en retour la population l’avait surnommé le Bougon ou bien alors parlait de lui en disant « Sa Saleté ».
Nikolaï tâchait toujours de prendre comme popi un homme antipathique pour que la population s’acharne verbalement sur celui-ci et non sur le Dieu : si quelque chose se passait mal, c’était toujours de la faute du popi, qui avait mal appliqué la décision du Dieu ; si tout allait bien, c’était grâce à Nikolaï car il savait parfaitement gérer son empire.

Le cortège descendit des hauteurs où était bâtie la blanche citadelle, à l’extérieur de la ville. La citadelle avait donné son nom à la planète-mère de Nikolaï : Utopos. La forteresse du dieu avait prit ce nom car sa plus grande partie était souterraine : le palais était composé de couloirs interminables et de salles immenses, qui courraient sous toute la capitale et même, disait-on également, sous toute la planète. D’où ce nom d’Utopos, « le lieu qui n’existe pas », car la citadelle n’était pas un point sur la planète, mais plutôt une sorte de gigantesque toile d’araignée sous la surface de celle-ci.
Durant la descente, le dieu put admirer une fois de plus sa capitale : une cité blanche, tout comme la forteresse, composée de nombreuses et étroites ruelles qui étaient le fruit de plusieurs années de constructions anarchiques des habitations. Nikolaï avait déjà tenté de mettre de l’ordre à tout ça, mais en vain, toutes ses tentatives ayant eu jusqu’à maintenant le même effet qu’un coup de couteau en plastique sur un arbre centenaire. Les seules choses que Nikolaï avait réussi à faire, c’était de percer à travers la ville deux avenues perpendiculaires et à raser l’ancien centre-ville surpeuplé pour y construire de grands bâtiments, dont le temple Nikolaï le Bienheureux, espacés par des places publiques. Parfois, de plus en plus souvent, le dieu se demandait s’il n’allait pas lui-même mettre le feu à la ville, histoire de l’assainir un tant soit peu et pouvoir la reconstruire entièrement sur des bases plus saines : un jour peut-être…

Les murs de la cité approchaient et la population était massée à leur sommet pour saluer leur seigneur et maître. Des drapeaux flottaient au vent et des banderoles étaient accrochées le long des remparts avec des messages divers et variés, dont un à la vue duquel Nikolaï ne put s’empêcher de sourire et qui disait : « On vous aime Nikolaï ! ». En résumé, le Ministère de la Vérité, en charge de la propagande, avait fait du très bon travail, comme toujours.

   Tandis que le cortège pénétrait dans la Cité, la foule se mit à lancé des confettis et des grains de riz en lançant des cris de joies... et en ayant peur à chaque instant que la police secrète du Dieu, le PIGEON (Police Intérieure Générale Et Organisation Novatrice), ne les trouve pas assez enjoué. Le jaffa qui était à la tête du PIGEON était l’une des personnes les plus importantes de l’empire et seul Nikolaï savait de qui il s’agissait. Pour le grand public, c’était un inconnu, tant par son aspect que par son nom, et la seule fois où on pouvait espérer le rencontrer s’avérait également la dernière : on était soudainement happé au détour d’une sombre ruelle et amené devant une silhouette encapuchonnée, au visage émacié et perpétuellement porteur d’un léger sourire relevant du rictus : de là à porter une faux à la main, il n’y avait plus qu’un pas.

   Les toits-terrasses des maisons, où s’entassaient parfois plusieurs générations d’une même famille, étaient bondés. Nikolaï savait parfaitement que la vie de ses « sujets » n’était pas toujours facile, et pour cause : il en était le responsable. Son but était justement de laisser le moins de temps possibles aux esclaves pour s’instruire et pour se reposer, sinon, c’était la porte grande ouverte à la révolte et au chaos, chaos dont il avait tiré quelques centaines d’années plus tôt une tribu de chasseurs-cueilleurs en leur montrant comment fabriquer des outils et cultiver la terre, d’ailleurs, il était persuadé de s’être déplacé une vertèbre  au moment précis où la bêche avait touché le sol.
De plus, les rares fois où le peuple pouvait se divertir, c’était pendant les fêtes religieuses en l’honneur de Nikolaï, ce qui rendait forcément le Dieu très populaire.

   Le Goa’uld tourna la tête en direction d’une terrasse lorsqu’il entendit crier dans la foule :
« Le voilà ! Il arrive ! ».
En effet, le divin seigneur arrivait au bout de la Grand’Rue, la Belle de Nuit de son vrai nom, ainsi nommé en raison de l’éclairage de nuit qu’elle possédait, et accessoirement des quelques prostitués qui en prenaient possession le soir venu.

   Dès que le cortège posa un pied sur la place inondée de soleil, de nouvelles salves d’acclamations retentirent.
"La guerre, c\'est la paix, la liberté c\'est l\'esclavage, l\'ignorance c\'est la force."
"Le crime de penser n\'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort."
"Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne."

1984, de Georges Orwell, publié en 1949.

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Re : Concours n°1 - Nikolaï
« Réponse #4 le: 29 janvier 2012 à 14:07:55 »
0
1- Cohérence : Ton RP est assez cohérent, tout se tient.

2- Expression : Un RP très agréable, comme d'habitude, un vocabulaire très diversifié et des formulations poétiques et imaginatives malgrès quelques fautes d'horthographes.

3- Intérêt : Un RP très intéressant, semblant en accord avec les consignes.
La descripton de "la vie" du Goa'uld est intéressante et sympathique. Néanmoins, tout cela m'a laissé sur ma faim.

4- Cheminement : Tout se tient, néanmoins, les moments d'action sont trop peu nombreux.

5- Appréciation globale : J'ai beaucoup aimé ton RP même s'il est beaucoup trop court et fait penser à une suite future (j'espère !! ^^), en gros : agréable, goûteux mais pas très consistant.

Citer
Note #1 : 10/10
Note #2 : 9.75/10
Note #3 : 9/10
Note #4 : 8/10
Note #5 : 7/10


MOYENNE : 8.75/10

Hors ligne Enki

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Re : Concours n°1 - Nikolaï
« Réponse #5 le: 06 février 2012 à 06:07:57 »
0
Hello Ouser... Laisses moi commencer par hurler : MAIS POURQUOI C'EST SI COURT ?!

Cohérence : 6/10

=> Petite note... pourquoi ? Ben... Parce que l'histoire ne fini pas... On n'apprend à connaitre ni Nikolaï ni son histoire ou les facettes de son culte... Ah, on apprend quelques détails sur son peuple, sur leur monde, et quelques anecdotes... C'est superbement raconté, tout se tient... Mais ça reste incomplet.

Expression : 9/10

=> J'ai repéré une ou deux tournures de phrase maladroite (d'après moi), mais à part ça, rien à dire, c'est super.

Intérêt : 9/10

=> Bon, d'accord, y'a pas de batailles, pas de sang, d'explosions dans tous les sens, de traitrises et de choses comme ça... C'est simple au possible, ça casse pas 4 pattes à un canard... Mais c'est saupoudré délicatement de moult détails croustillants qui rendent la chose parfaitement délicieuse. Les descriptions sont somptueuses, c'est plein d'humour, un peu de cynisme (j'aime :D), des références, bref... On ne peut pas en détacher les yeux... En un mot... J'a-do-re.

Cheminement : 6/10

=> Je ne comprends absolument pas ce que le passage raconté à la première personne fout au milieu du reste. Et globalement, l'absence du terme "fin" me laisse à penser que le récit n'est pas terminé, je crois que c'est ça, j'espère que c'est ça, sinon, ça fini de manière abrupte en nous laissant sur notre faim et c'est pô mieux...

Global : 6/10

=> Au bout de 5 pages, j'ai mis "9/10"... Mais arrivé à la fin... Ben voilà... J'reste sur ma faim, j'ai pas le sentiments d'avoir trouvé dans ce RP ce que j'étais censé y trouver d'après la consigne de base... Donc je l'ai retourné pour en faire un 6... Dommage.
Enki,

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