Auteur Sujet: Concours n°1 - Nyriel  (Lu 250 fois)

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Concours n°1 - Nyriel
« le: 19 décembre 2011 à 21:07:47 »
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Nyriel



Sujet du concours n°1 (rappel) :

Décrivez votre personnage, comment il a accédé au pouvoir, quels sont les grands axes du culte qu'il impose à ses fidèles, à quoi ressemble son peuple (culture, architecture, etc.), à quoi ressemble sa planète mère, etc.

Note moyenne :

Juges :

Nom
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5


1 : Onaan
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

2 : Enki
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

3 : Ziuo
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

4 : Panufis
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

5 : Kesh'Nar
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

Légende :

1 – Cohérence
2 – Expression
3 – Intérêt
4 – Cheminement
5 – Global
« Modifié: 22 janvier 2012 à 03:06:16 par Enki »
Enki,

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #1 le: 19 décembre 2011 à 21:59:27 »
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I - Au commencement...



Sur la planète tropicale nommée par ses habitants Andariel, le Château fort d'un des Goa'ulds de la Galaxie qui avaient survécu tant bien que mal en se cachant pendant la Grande Guerre qui avait opposé les dépendants et les non-dépendants au Sarcophage, le Seigneur Nas'Ran, était construit sur une colline au pied de laquelle, sur le flanc Sud, s'étalait une ville de pierres grises et de bois, comme le Château, et sur le flanc Nord, une haute falaise sur laquelle s'écrasaient les vagues de l'Océan Galadriel.

Partout s'étalaient des palmiers et une végétation luxuriante qui grimpait même sur les remparts protégeant la ville. De grands fleuves, dont un qui traversait la ville : Baladronel.
Et c'est dans ce contexte que commence notre histoire...


Dans le bâtiment principal du Château fort, dans une salle fortifiée et surveillée jour et nuit par des dizaines de jaffas avait été installé le Chappa'ai, empêchant ainsi quiquonque de quitter la planète sans l'autorisation du Dieu.
Dans la matinée, les chevrons de l'anneau s'allumèrent les uns après les autres, les jaffas se mirent en formation de façon à empêcher tout envahisseur de sortir de la salle.
A leur grande surprise, ce fut Nirtar qui traversa le premier, suivit de jaffas qui traînaient un corps apparemment encore animé dont on ne distinguait pas grand-chose.
Les gardes se mirent au garde-à-vous et saluèrent le Prima qui quitta la salle sans perdre une minute suivit par les jaffas et le prisonnier.


Nas'Ran, comme à son habitude, se détendait sur un des balcons de son Château fort, admirant sa planète et la petite ville au pied de la forteresse où s'agitaient des centaines d'esclaves surveillés par des jaffas quand Nirtar, son Prima, déboula sur la terrasse.
Il se jeta à terre devant son Dieu et dit :


- Monseigneur !
La larve Nyriel a été arrêtée !


- Bien, tu as fait du bon travail, tu seras récompensé. Emmènes-le ici !

- Bien Monseigneur...

Il s'inclina avant de repartir.


Quelques minutes plus tard, il apparut de nouveau sur le balcon, suivit de deux jaffas qui traînaient un jeune homme.
Le Seigneur des lieux dit alors :


- Je suis très fâché par ta trahison Nyriel...
Je t'avais confié ma planète la plus productive, après celle-ci biensûr, et tu sais que je ne tolère aucune incartade de mes Gouverneurs...


Les yeux du jeune homme s'allumèrent, il était lui aussi un Goa'uld, et il dit :

- Pardonnez-moi Monseigneur !
Je vous jure que je n'avais pas fait cela pour vous nuire...
Cet or que j'avais prit à vos esclaves allait seulement me servir à débusquer vos ennemis...


- Tiens donc !
Malheureusement, tes esclaves, que tu respectes tant, n'ont pas autant de respect à ton égard...
Ce sont même tes favoris qui t'ont trahis...


Nyriel baissa la tête, il était fait...

- Tu as voulu mettre fin à mon règne, misérable larve !
Pour cette raison, je te condamne à croupir dans mes geôles pour l'éternité !
Jaffas, emmenez-le !


Les jaffas obéirent immédiatement à l'ordre de leur Dieu et quelques instants plus tard, Nyriel fut jeté sans ménagement dans son cachot.
Les jaffas refermèrent la porte et partirent en discutant de tout et de rien.



______________________________

Cela faisait plusieurs semaines que Nyriel croupissait dans son cachot, plusieurs semaines qu'il n'avait eu ni à manger ni à boire.
Il avait eu tout le loisir d'apprendre à détester ces vermines d'humains qui avant lui étaient si chères...
Le goa'uld ne survivait que grâce à sa résistance, mais il était maintenant très faible, trop faible.
Ne voulant mettre fin à son plaisir, Nas'Ran avait envoyé une belle et jeune esclave apporter la nourriture et l'eau au prisonnier.


En entendant la clé tourner dans la serrure, un peu d'espoir lui revint, on venait probablement pour l'exécuter, enfin !
Il se traîna donc jusqu'à l'ouverture mais fut vite déçu en voyant entrer la magnifique jeune fille.
Elle posa l'eau et la nourriture, Nyriel se jeta dessus et commença à tout dévorer.
La jeune fille allait partir lorsqu'il dit d'une voix rauque :


Ne partez pas, je vous en prie, restez !
Je me sens tellement seul...


La fille regarda le prisonnier, elle n'avait rien à faire avant la soirée.
Elle décida donc de rester.
Cette charmante demoiselle répondait au nom de Silena, elle avait les cheveux bruns et bouclés, de magnifiques yeux étrangement pâles et un corps de rêve, c'était la plus belle esclave de la planète et elle était très présente au près de son Dieu.


Après plusieurs heures, Nyriel avait reprit ses forces, un jaffa ouvrit la porte et dit :


- Silena ! Notre Dieu t'attend.

- J'arrive tout de suite !

Après que le jaffa soit partit, Nyriel saisit Silena par le poignet et l'embrassa.
Alors que celle-ci profitait de ce moment, Nyriel décida de mettre son plan à exécution. Silena poussa un cri et l'hôte de Nyriel tomba.
Après être restée immobile quelques secondes, Silena revint à elle.
Elle jeta un coup d'oeil à l'hôte qui gisait sur le sol puis appela le jaffa.


Un peu plus tard, elle arriva enfin dans les appartements privés de son Maître, elle s'agenouilla devant lui. Celui-ic s'approcha d'elle et la gifla d'un revers de la main.


- Tu es en retard !

- Pardonnez-moi Monseigneur, je ne voulais pas vous décevoir...

- Bien, mais tu as intérêt à te rattraper maintenant.

- Vos désirs sont des ordres Mon Maître...

Elle s'approcha de lui, passa son bras gauche autour du cou du Dieu avant de se coller à lui. Elle l'embrassa langoureusement.
En même temps, elle sortait des plis de sa robe un poignard qu'elle plaqua à sa hanche droite. Puis, dès que son partenaire eut baissé la garde, vive comme l'éclair, elle lui enfonça la lame dans le ventre, celui-ci tomba à genoux devant elle en hoquetant lorsqu'elle  retira la lame.


- Si... Silena... Pourquoi ?

Les yeux de la fille s'illuminèrent, elle retira l'épée qui pendait à la ceinture de son Maître et la leva au dessus de la tête de ce dernier.

- Je ne suis pas Silena, je suis Nyriel et l'heure de ma vengeance a sonnée !

En disant ces derniers mots, il fit faire à l'épée un arc de cercle et trancha la tête de Nas'Ran qui s'effondra au sol dans un bruit métallique produit par sa couronne lorsqu'elle toucha le sol, toujours posée sur la tête de l'ancien dieu...


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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #2 le: 20 décembre 2011 à 09:51:06 »
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II – La prise du pouvoir


 Attirés par le bruit, les jaffas du Seigneur Nas'Ran armés de zat'nik'tels entrèrent en trombe dans les appartements privés de leur Dieu. Ils virent d'abord la jeune fille, tenant l'épée de leur Maître ensanglantée. Leur regard se posa sur le cadavre de leur Dieu décapité entouré d'une flaque de sang.
Ils ouvrirent immédiatement leurs zat'nik'tels et se préparèrent à tirer sur Nyriel.
L'un deux, qui était apparemment le chef cria à l'assassin :

 
Kelmek shol'va !!!
Tal'kree ?!


Nyriel se retourna brusquement vers la dizaine de jaffas, elle darda son regard sur celui qui osait lui adresser la parole.
Le jaffa s'apprêta à tirer, mais avant qu'il ne puisse ouvrir le feu, Nyriel s'empara de la tête du défunt Nas'Ran et lui lança à la figure de toute ses forces. Le jaffa, pétrifié à la vue de la tête de son Dieu lui fonçant dessus, ne réagit que trop tard et fut projeté à plusieurs mètres à l'arrière, mort.
La future déesse toisa l'assemblée d'un regard supérieur, ses yeux s'illuminèrent et elle dit d'une voix Goa'uld :


Agenouillez-vous devant moi !!!
Nas'Ran n'est plus, je suis votre nouvelle Déesse !
Louez-moi et vos vies seront épargnées !


À ces mots, les jaffas s'agenouillèrent et dirent en chœur :

Louée soit la Déesse Nyriel !

La Déesse regarda ses nouveaux jaffas, satisfaite.
Après quelques secondes, elle dit :


Jaffas ! Dites à tout l'empire que Nas'Ran est mort et que Nyriel, la Déesse des Flammes, est votre nouveau maître.

Les jaffas s'inclinèrent une nouvelle fois devant leur Déesse et partirent répandre sa parole.


Nyriel regarda le cadavre de son ancien Maître. Elle s'en rapprocha et s'accroupit au niveau de sa main gauche. Elle la leva en face de son visage et en retira le kara kesh qu'elle enfila à son tour. Elle lâcha la main qui tomba au sol, se releva et envoya un violent coup de pied dans le thorax de sa victime comme pour se venger des tourments qu'elle lui avait infligé.
Après un dernier coup d’œil plein de satisfaction, elle traversa la salle et monta les quelques marches qui menaient au balcon royal. Elle rejoint le bord de ce dernier et posa ses mains sur la balustrade. Elle promena son regard sur sa planète récemment acquise et sur la ville en contre-bas.
Bientôt, la planète changerait de visage, bientôt, elle construira son propre Palais.
Mais en attendant, elle devra faire fructifier le travail de ses esclaves qu'elle allait maintenant gouverner d'une main de fer.


__________________________

Kelmek : rendez-vous
Shol'va : traître
Tal'kree : qu'as-tu fait

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #3 le: 21 décembre 2011 à 20:55:21 »
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III - La Grande Marche ( I )


Sur Andariel, plusieurs lunes après la prise de pouvoir de Nyriel, plus aucune résistance ne subsistait dans la ville.
Néanmoins, clairsemés dans la Jungle, de petits villages devaient eux aussi recevoir la Divine Parole.
Dans ce but, des centaines de jaffas répartis en groupes de vingt avaient été envoyés sur toute la Planète à travers la vaste Jungle, qui, à ce que l'on disait était extrêmement dangereuse et pleine d'êtres aussi dangereux et étonnants les uns que les autres.

Justement, dans cette Jungle, à quelques lieues de la ville et du Château, une troupe de jaffas cheminait péniblement dans la végétation dense et luxuriante.
Depuis le début de l'expédition, le Capitaine Kol'tak menait ses hommes, les rappelant à l'ordre et à leur mission. Et ils en avaient réellement besoin.
En effet, deux des membres du groupe avaient déjà succombé à des piqûres d'une sorte de gros moustique qui se laissait tomber du haut des arbres et qui en plantant simplement sa trompe dans sa victime lui aspirait tout son sang en quelques secondes, le laissant agoniser dans de terribles souffrances.
Ces "incidents" avaient rendu le groupe nerveux.
Les jaffas apeurés regardaient sans cesse au dessus de leur tête espérant pouvoir éviter une attaque.
Seul le Capitaine ne cillait pas. Vous vous demandez probablement pourquoi ?
Eh bien c'est très simple, il faisait partie de ceux qui avaient assisté à l'assassinat de leur ancien Dieu et au courroux de Nyriel.

Bref, reprenons notre histoire.
Il y avait maintenant plusieurs lunes que la troupe continuait sa progression dans l'épaisse végétation.
Il faisait maintenant sombre sous les frondaisons des palmiers géants, la nuit tombait et c'était l'heure où les dangereux prédateurs entamaient leur chasse.

En tête, le Capitaine taillait de sa machette les lianes et les autres plantes qui leur barraient la route, faisant fuir de petits rongeurs et reptiles.
A l'arrière du groupe, un jeune jaffa enrôlé contre sa volonté nommé Silm sursauta subitement.
Il s'arrêta et guetta autour de lui, pensant avoir entendu quelquechose. Soudain, quelquechose bougea dans un buisson à sa droite.
Immédiatement, il obéit à ses réflexes et accéléra le pas afin de venir se coller contre son frère d'armes qui le précédait. Celui-ci le repoussa en soufflant :


- Pfff... Dégages Silm !
T'es lourd là !


- M... mais... j'ai entendu quelquechose dans les buissons !!

- Mais non, c'est ton imagination...
Eh les gars !


Les trois jaffas qui les précédaient se retournèrent

- 'gardez, y'a notre Silmounet qui a la pétoche !!
Tu veux ta maman mon petit bouchon ?!


Les jaffas éclatèrent de rire en coeur, un rire vulgaire et bruyant.
Soudain, à quelques pas des comiques, un autre buisson bougea.
Ils se turent immédiatement et regardèrent du côté d'où venait le bruit.


- Ah vous voyez... il reçut une claque derrière la tête Aïe...

- La ferme Silm ! le novice se frotta la nuque, Va avertir le Capitaine !

- Mais pourqu... l'autre leva sa main. Pff.

Silm partit en courant alerter le Capitaine. Arrivé à sa hauteur, il lui dit :

- Mon Capitaine ! Quelquechose nous épie dans les buissons !

Le Capitaine, qui avait grandit dans un petit village de la Jungle utilisa donc ses connaissances. Il sortit sa dague et une pierre qu'il lança dans le buisson en question.
Rien.
Il se tourna alors vers Silm qui commençait à regretter d'en avoir parlé au Capitaine.
Soudain, le buisson bougea de nouveau et sans crier gare, un animal de la taille d'un chien qui ressemblait à une gazelle en sortit d'un bond.
Silm hurla en tombant sur ses fesses. Le petit animal s'échappa en sautillant avant de disparaître dans d'autres buissons.
Tous les jaffas rigolèrent à l'exception de Silm et du Capitaine.
Silm se releva sous les moqueries de ses camarades et se mit un peu à l'écart.
En revanche, Kol'tak était perplexe.
L'animal n'avait pas bougé lorsqu'il avait lancé la pierre. Pourtant, il s'était brusquement sauvé. Ça ne collait pas.
Enfin, au moins tout était calme. Mais ! D'ailleurs, une Jungle n'est-elle pas sensée être bruyante ? Maintenant, tout était trop calme au goût du Capitaine.
Tout à coup, une horrible bête sauta des buissons en poussant un horrible rugissement. Elle était haute comme deux hommes, avait un corps musclé et marchait sur ses quatre pattes armées de griffes, son pelage était marron, elle avait une grande crinière, une grosse tête faisant penser à un mélange de lion et de dragon armée de grandes canines qui dépassaient de la mâchoire.
D'un mouvement brusque, elle happa et arracha la tête de Silm qui n'avait pas eu le temps de reculer comme ses camarades. Il s'effondra.
Du sang dégoulinait de la gueule du monstre. Il poussa un autre rugissement avant de se préparer à bondir.
Le Capitaine cria à ses hommes :


Abattez ce monstre !!

Les jaffas ouvrirent leurs lances et tirèrent sur la bête qui était à peine gênée par les tirs qui ne faisaient que l'énerver d'avantage.
Un des jaffas, récemment recruté, préféra fuir.
Il se mit à courir mais fut contraint de s'arrêter lorsqu'un deuxième monstre atterrit devant lui. Son frère qui était aussi dans l'équipe quitta sa position pour l'aider, mais avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, la première créature le faucha d'un coup de patte. Tranché en deux et éjecté contre un arbre, il mourut sur le coup dans une marre de sang. De toute façon pour l'autre il était déjà trop tard. Il avait déjà été déchiqueté par les puissantes mâchoires.
Le Capitaine cria :


Ne vous laissez pas isoler !
Bombardez-les, ils finiront par fuir ou par mourir !!



__________________________

Loin de l'échauffourée et des dangers de la jungle, au sommet de la colline qui surplombait la ville, dans la forteresse qui appartenait maintenant à Nyriel, cette dernière se prélassait sur un divan lorsqu'un communicateur s'activa.
Le jaffa visible sur la surface de la sphère inclina la tête et dit :

- Je viens au rapport ma Déesse...
- Je t'écoute Maeron.
- Nous avons enfin réussit à prendre le Ha'tak en orbite ma Déesse.
- Parfait. Quelles sont nos pertes ?
- Minimes. Les derniers fanatiques de Nas'Ran se sont rendus et ont reconnu votre supériorité ma Déesse.
- Excellent, tu seras récompensé.
Je te rejoins sur le vaisseau dès que possible. Prépare notre arrivée.
Mon plan va être un succès, je le sais.

- Vos désirs sont des ordres ma Déesse...

Il inclina de nouveau la tête et la transmission fut interrompue.
Nyriel se redressa sur le divan et dit à un esclave :


Branches la communication interne de la forteresse.

Il s'exécuta. Bientôt, la voix de Nyriel résonna dans toute la forteresse :

Évacuation de la forteresse immédiate !
Toute personne qui y restera sera pulvérisée par la puissance divine !
Rejoignez les anneaux de transport les plus proches de votre position !
Je répète, évacuation de la forteresse immédiate !! Rejoignez les anneaux de transport les plus proches !!

D'un coup, les couloirs de la Forteresse furent envahis par une foule affolée.

La Déesse se leva et dit à l'esclave :


- Fais évacuer la ville !
Que la populace se masse à 500 mètres des remparts afin qu'elle puisse admirer ma toute puissance !

- Il en sera fait selon votre volonté ma Déesse...

_______________________

Dans la Jungle, les jaffas avaient enfin tué les deux bêtes. Aucune nouvelle victime.
Les pertes étaient minimes, seulement trois morts, et bêtement en plus.
L'armé pourra facilement s'en passer.
Ils étaient tous épuisés, mais le Capitaine dit :


Rassemblez les cadavres de vos compagnons et cresaient deux fausses !

Ils s'exécutèrent et après avoir creusé les fausses, ils alignèrent les cadavres au centre de la clairière fumante, seule trace en plus des deux cadavres des bêtes de l'affrontement.
Les jaffas se recueillirent devant la dépouille du valeureux qui avait tenté de sauver son frère. Ils l'enterrèrent et déposèrent ses armes sur sa tombe, lui rendant un dernier hommage.
Vint alors le tour du pauvre Silm.
Un de ceux qui s'étaient moqués de lui s'agenouilla près de la dépouille et dit en sanglotant :


Pauvre Silm... Pauvre pauvre pauvre Silm sniff...sniff sniff...
Dors bien... mon... mon ami...


Il se releva et le déposa dans la fausse qui lui était destinée.
Il ne restait plus que le cadavre déchiqueté du fuyard.
Celui-ci, ils le jetèrent au milieu des cadavres des monstres.
D'autres rugissements, lointains, résonnèrent sous la sylve. Au moins, les monstres et le fuyard retarderaient ceux-là.
La troupe se remit donc en route afin d'atteindre avant la nuit le village qui avait été repéré par les radars de la Forteresse.

La luminosité était de plus en plus faible, il faisait presque complètement noir.
Ils n'arriveraient jamais au village à temps !
Ils s'arrêtèrent donc pour passer la nuit et grimpèrent dans un gigantesque palmier où ils seraient protégés des prédateurs terrestres. Il faudra quand-même que des jaffas fassent le guet afin de se protéger des prédateurs volants, grimpants, sautants ou que sais-je encore.
« Modifié: 23 décembre 2011 à 12:17:02 par Maîtresse Naerwen »

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #4 le: 22 décembre 2011 à 19:34:31 »
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III La Grande Marche( II )

Des cris de singes résonnaient dans la vaste Jungle.
Les vols d'oiseaux et le soleil levant auraient rendu cet endroit romantique s'il n'y avait pas eu toutes ces monstrueuses créatures qui avaient tourné en rond au pied de l'arbre en rugissant pendant une grande partie de la nuit pensait un des jaffas de garde ce matin.
Son confrère, de garde lui aussi s'approcha du rêveur et lui tapota l'épaule :


Allez Sardak, debout fainéant !
Il faut aller réveiller les autres.


Sardak qui était assis en tailleur sur une branche ronchonna un peu et se leva.
Il s'approcha des autres jaffas endormis. Il dit à celui qui l'avait sortit de ses rêveries :


Va préparer le repas Altys, je réveille les autres.

Le dénommé Altys s'exécuta. C'était le meilleur cuisinier du groupe.
Pendant que Sardak alla réveiller les autres, il se mit au travail.
Il prit une besace vide qu'il passa par dessus son épaule et son zat'nik'tel qu'il garda dans la main et entreprit de descendre de  l'arbre.
Après plusieurs minutes, il toucha enfin le sol. Alors, prudemment, il ramassa quelques pierres et des branches sèches. Une fois son travail terminé, il s'accroupit quelques instants afin de reprendre son souffle. Lorsqu'il voulut se relever, il posa sa main sur ce qu'il crut être une brindille. Il voulut la ramasser mais la "brindille" s'accrocha à sa main. En panique totale, il la saisit de son autre main afin de la retirer. Dès qu'il se mit à tirer, une cuisante douleur partit d'un point de sa main emprisonnée et se propagea à tout le bras. Alors, il sortit son zat de sa ceinture et envoya une décharge à la créature qui se faisait passer pour une brindille. Dans un cri strident, elle lâcha prise et tomba au sol.
Tandis qu'elle se tortillait, Altys l'écrasa avec son pied, prenant beaucoup de plaisir dans sa vengeance. Il porta alors son attention sur sa main, il ne restait qu'un tout petit trou de la piqûre et qui était probablement sans gravité. Il reprit donc son chemin vers l'arbre, les pierres dans sa besace et les brindilles en-fagotées grâce à des lianes sur son autre épaule.
Il commença l'ascension de l'arbre.
Enfin arrivé en haut, il rejoignit ses camarades qui commençaient à trouver le temps long.
Il posa le fagot et sortit les pierres de sa besace qu'il plaça en cercle sur une grosse branche.
D'ailleurs, cette branche était énorme, on aurait facilement pu y construire une maison. Plus étonnant encore, ce bois ne brûlait pas !
Il disposa donc les brindilles dans le cercle de pierres et y mis le feu grâce à un tout nouveau briquet silex qui faisait ravage en ville depuis sa création.
Le feu ayant bien prit, il sortit une grosse casserole d'une autre sacoche et la posa sur le feu avant de la remplir avec l'eau d'une gourde.
Ses compagnons mirent aussitôt leur ration à bouillir.


_______________________________

Dans le pel'tak du vaisseau Ha'tak récemment conquit par les troupes de la Déesse placé en orbite autour d'Andariel, la Déesse regardait, assise sur son trône, à travers la baie vitrée sa nouvelle planète. Qui était d'ailleurs trop triste à son goût, avec ses bâtisses de pierres grises. Mais cela allait changer dans quelques heures.

Le jaffa pilote dit alors :


- Ma Déesse ?!
- Qu'y-a-t-il  ?
- J'ai reçu un message de la surface.
C'est Maeron, il dit que toute la populace a été évacuée selon vos ordres Déesse.

- Parfait, dis-lui de nous rejoindre à bord.
- Vos désirs sont des ordres ma Déesse...

Une dizaine de minutes plus tard, Maeron entra dans le pel'tak. Il s'inclina face contre terre devant sa Déesse. Cette dernière lui fit signe de se lever, il obéit.
Elle dit alors :


Jaffas ! Entre dans l'atmosphère et place nous un petit peu en retrait de la cité afin que toute la populace puisse nous voir.

Le jaffa obéit immédiatement, le vaisseau vibra, un léger bruit de moteur plutôt agréable se laissait entendre. Il descendit alors vers la surface de la planète.


Au même moment, sur la surface, à l'extérieur de la ville, le peuple attendait avec appréhension la suite des évènements.
Ils avaient tous obéit pourtant, ils ignoraient pourquoi ils étaient là.
Soudain, ils virent une gigantesque boule de feu qui descendait du ciel.
La foule s'affola mais fut rapidement calmée par les jaffas, très persuasifs.
La boule de feu commençait à ressembler à une étoile.
Au bout d'un moment, les flammes disparurent et le peuple vit alors quelquechose qui dépassait l'entendement : une gigantesque pyramide plaçait au milieu d'une sorte d'étoile noire flottait au dessus de la ville, face à la cité.

A l'intérieur du vaisseau, la Déesse regardait la foule apeurée avec délectation et la cité à sa merci. Tout allait être très plaisant...
« Modifié: 23 décembre 2011 à 12:05:56 par Maîtresse Naerwen »

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #5 le: 23 décembre 2011 à 20:05:12 »
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IV - L'arrivée au Village.

Cela faisait quelques heures que la phalange de Kol'tak avait reprit la route.
Après avoir traversé la partie la plus épaisse de la Jungle, ils arrivaient maintenant à la lisière.
Plus que quelques minutes de marche et ils seraient enfin sortis de cette atroce sylve.
Ils n'étaient en effet plus que quinze au lieu de vingt depuis qu'ils étaient entrés dans la forêt. Trois d'entre eux étaient de bon combattants et ils feraient probablement défaut au groupe.
Néanmoins, grâce au Capitaine, le groupe avait gardé un moral d'acier et allait enfin sortir de la Jungle.

Quelques minutes plus tard, le capitaine donna le dernier coup de machette.
Une vaste prairie vallonnée s'étendait à perte de vue jusqu'aux montagnes.
Les jaffas sortirent un à un de la végétation avec soulagement. Tous furent saisis par la beauté du paysage. Au loin, derrière l'une des collines, s'élevait un panache de fumée.
Le Capitaine se tourna alors vers ses hommes et leur dit d'une voix forte tout en marchant devant eux :


Soldats ! Vous avez montré votre bravoure durant la traversée de cette Jungle.
Néanmoins, notre mission n'est pas encore terminée... MAIS nous approchons du but !
Dans une semaine tout au plus, nous retrouverons nos femmes, nos foyers et nos enfants !
Maintenant en marche jaffas !


Les jaffas poussèrent en choeur un cri qui montrait leur approbation.
Leur chef se tourna vers les montagnes, observant la fumée qui montait à leur pied.
Seul Altys ne partageait pas la joie de ses pairs.
Sa santé s'était dégradée depuis sa piqûre. D'ailleurs, cette dernière avait rendu la peau violette autour du trou et des stigmates violets eux aussi courraient maintenant sur tout le bras.
Il avait le teint pâle et suait à grosses goûtes.
Mais il n'avait rien dit au Capitaine de peur d'être abandonné. Il cachait donc du mieux qu'il pouvait ses stigmates.

La troupe reprit donc la route en direction de la fumée.

Au bout de 2 heures de marche, ils arrivèrent enfin au sommet de la colline.
La première chose qu'ils virent, ce fut le village, au pied de la montagne, dont les huttes fumaient et un autre bâtiment, sûrement un lieu de pouvoir ou un temple, dont le brasier perché en haut d'une sorte de tour était à l'origine du panache de fumée aperçut plus tôt par les troupes.
Puis leurs regards se portèrent sur un problème potentiel.
En effet, au pied de la colline, semblait paître un troupeau de plusieurs dizaines de têtes. Et autant dire que les créatures qui formaient le troupeau étaient énormes !
Comme la plupart des bestioles de cette fichue jungle pensait Kol'tak.
Il parut hésiter, de cette distance, il ne reconnaissait pas les bêtes.
Néanmoins, se doutant de ce que lui ferait subir se Déesse s'il ne réussissait pas sa mission, il décida quand-même de continuer.
Mais, par mesure de prudence, il décida de s'en rapprocher avec prudence afin de savoir si elles étaient dangereuses.
Au bout de quelques minutes, ils étaient assez prêt pour pouvoir bien distinguer les créatures.
Ces dernières mesuraient deux fois la taille d'un homme et ressemblaient assez à ce que nous appelons Tricératops. Elles ont une peau couleur terre sèche qui semble assez élastique et qui est visible sur tout le corps sauf sur la tête. Elle n'y est visible que sur le coup car la tête est protégée par un rostre osseux épais qui se finit par deux cornes basses et par une large collerette à l'arrière du crâne. Elles marchent sur leurs quatre membres finis par un pied ressemblant à celui des éléphants. Les pattes sont hautes et représentent la moitié de leur hauteur. Le corps se termine en une queue aussi longue qu'un humain.
Néanmoins, ces créatures semblaient dangereuses mais peu agiles.
Ils décidèrent donc de passer tout en contournant le troupeau afin d'éviter les risques inutiles.

Ils avaient déjà traversé le quart de la distance qui les séparait du village quand une terrible explosion retentit, accompagnée d'un éclair orangé dans le ciel et suivit d'un terrible tremblement. Les jaffas s'arrêtèrent et regardèrent vers l'endroit d'où provenait l'explosion. Ça semblait être de l'autre côté de la Jungle.
Les créatures du troupeau émirent quelques plaintes après avoir arrêté de brouter et levé la tête vers la Jungle. D'un coup, tout le troupeau se mit à courir dans le sens opposé dans un terrible tremblement. Et ce côté opposé, c'était celui où se trouvaient les jaffas.
En voyant les créatures leur foncer dessus, les jaffas changèrent totalement d'avis. Ces créatures n'avaient plus du tout l'air maladroites, mais extrêmement rapides et puissantes !
Ils se placèrent donc en éventail et ouvrirent le feu sur les animaux de tête. Ces derniers étaient à peine incommodés par les tirs de lances et accéléraient.
Kol'tak cria à ses troupes :


On se repli !!

Tous les hommes obéirent et s'écartèrent à toute vitesse de la trajectoire du troupeau.
Malheureusement, l'un deux ne se déplaça pas assez vite à cause de sa blessure. Vous l'aurez reconnu, c'était Altys. Une des bêtes, voyant l'autre en face d'elle chargea aussitôt. Mais au lieu de le frapper tête baissée, au dernier moment, elle se releva sur ses pattes arrières et le piétina de ses pattes avant. Tel un cheval de combat écrasant ses ennemis à coup de sabots.
Le Capitaine était émerveillé par la puissance de cette créature. Quelle fabuleuse bête de combat elle ferait !
Une fois le troupeau passé, les jaffas rejoignirent ce qu'il restait du cuisinier. Et autant dire que ce n'était pas beau à voir...
Ils le laissèrent donc là, dans son sang. Il aurait était impossible de le déplacer et ça n'aurait pas fait bonne impression en arrivant au village

Ils reprirent donc le chemin vers le village, la mort dans l'âme, sous le bruit régulier des explosions. Ils ne savaient pas ce que faisait la Déesse, mais en tout cas, cela ne passait pas inaperçu.

Au bout de deux heures, ils purent voir en détail le village. Ça et là, des enfants joués entre les huttes, des femmes passaient, portant des amphores sur leur tête. Des poules picoraient et des chiens se reposaient à l'ombre des maisons.
Au bout de quelques minutes, un berger conduisant ses chèvres s'approcha d'eux. Il avait facilement 70 ans, les cheveux grisonnants et s'appuyait sur son bâton avec soulagement. Il arriva au niveau des jaffas et posa sa main sur l'épaule de Kol'tak en disant de façon amicale avec la voix chevrotante si familière aux vieillards séniles et solitaires :


- Bienvenue étrangers !
C'est la première fois que je vois des gens comme vous !
Moi je suis...


Kol'tak attrapa le bavard par le poignet avant de le jeter à terre. L'autre finit sa phrase dans un souffle, les yeux écarquillés.

...Bylo...
- Bien. Ecoutes-moi bien Bylo. Tu vas m'indiquer où est le chef de ce village, d'accord ?
- Oui oui ! Bylo va tout vous dire !!
Mais... pitié !! Ne faites pas de mal à Bylo !!


En disant cela, il se cachait le visage derrière ses bras.
Kol'tak n'aimait pas faire de mal à qui que se soit. Il n'avait pas été éduqué comme ça !
Il reprit :
- Parles et je te promets qu'il ne t'arrivera rien...
L'autre regarda entre ses bras, et, voyant qu'il ne risquait rien, se releva aussitôt avec difficulté à cause de son âge avancé. Il dit alors en s'époussetant :

- Le chef est dans la grande hutte au centre du village.
Bylo peut partir maintenant ?
dit-il en maugréant.
- Non, pas tout de suite...

Il envoya alors une décharge de zat sur le pauvre vieux qui s'écroula par terre en poussant un dernier râle. Il fit alors signe à ses hommes de le suivre.
Le groupe entra enfin dans le village. Les enfants coururent se cacher dans les jupons de leurs mères qui dévisageaient les inconnus. Apparemment, ils ne voyaient pas beaucoup d'étrangers.
Arrivés à la place centrale, ils virent enfin le grand édifice, fait de terre cuite et de bois, seul bâtiment solide du village. Sur la place, les mêmes bêtes qu'ils avaient croisé dans la plaine étaient domestiquées et servaient apparemment de bêtes de somme et de montures.
 Le chef sortit alors du grand bâtiment, méfiant, entouré de quelques soldats vêtus de pagnes et de bijoux et armés de lances.
Le chef, lui, était vêtu d'une sorte de toge rouge et couvert de bijoux. Il avait sur la tête un couvre-chef de forme ovoïde. La population épiait à travers leurs rideaux de fenêtres et de portes les étrangers. Des guerriers armés de sarbacanes les encerclaient progressivement.
Le chef dit alors en écartant les bras :


Bienvenue  à Sihriniel étrangers !
Si vos intentions sont pures, vous êtes les bienvenus. Sinon...


Il ne put finir sa phrase. Bylo arriva en clopinant, appuyait sur son bâton en criant :

Arrêtez-les ! Ils ont fait mal à Bylo !!
Ils ont attaqué Bylo !!!
Ils avaient promit de ne rien faire à Bylo mais ils l'ont endormi avec l'arme de foudre !


Le chef fit un signe de la tête et les jaffas reçurent des dizaines de fléchettes avant de s'effondrer au sol.
« Modifié: 25 décembre 2011 à 18:06:01 par Déesse Naerwen »

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #6 le: 24 décembre 2011 à 19:52:51 »
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V - Destruction, un nouveau départ.


A bord du vaisseau Ha'tak, devant la baie vitrée du pel'tak, Nyriel regardait tomber les cendres et les poussières, seuls restes de la cité.
En effet, le vaisseau avait pilonné la cité et la forteresse pendant plus d'une heure sous les regards horrifiés de la populace massée à distance raisonnable, projetant des éclairs oranges dans le ciel accompagnés de forts séismes. Ça ne vous fait pas penser à quelquechose ?
Tant de destruction ! Pourquoi ?!
Eh bien c'était très simple dans la tête de Nyriel : trop laid !
Il est vrai que la ville était bien triste, et de plus, elle ne correspondait pas du tout aux critères de beauté de la Déesse.
Elle préférait une architecture raffinée. De marbre blanc par exemple.
Elle avait beaucoup aimé l'architecture qu'elle avait vu lors de sa visite sur la Tau'ri en Grèce.
Elle aimait les colonnes, les dorures, les buis, les braseros, mais elle voulait quand-même ajouter des petites choses afin qu'elle se sente bien dans son nouvel Empire.

Maeron, le zélé Prima de Nyriel avait regardé la destruction de la ville sans laisser parêtre la moindre émotion. Il y était né mais il servait sa Déesse avant tout.

Soudain, un des jaffas présent sur le poste de pilotage, qui, depuis quelques heures suait à grosses goûtes s'effondra. Les jaffas présents se portèrent à sa rescousse mais la Déesse ne s'en préoccupa même pas, les yeux toujours rivés sur les cratères fumants.
Maeron dit alors :


- Ma Déesse !! Le symbiote de ce jaffa est arrivé à maturation !

La Déesse se retourna brusquement vers l'attroupement.

- Bien, mets notre nouvel ami dans une cuve et implantes à ce jaffa une autre larve.
- Vos désirs sont des ordres ma Déesse...

Il quitta alors le pel'tac afin d'exécuter les ordres de sa Déesse.
Cette dernière ordonna à un jaffa :


- Jaffa ! Que la populace soit rassemblée sur les décombres et qu'elle commence immédiatement la reconstruction de la cité selon les plans de mes architectes !
Donnes aussi l'ordre à tous les transporteurs de troupes de récupérer les esclaves mâles des villages convertis et de les emmener ici.

- Bien ma Déesse.
A propos des villages, nous n'avons aucunes nouvelles de l'équipe du Capitaine Kol'tak et...

Il ne put finir sa phrase, la Déesse s'était brusquement retournée avant de le saisir à la gorge et de le soulever du sol. Ses yeux s'illuminèrent et elle dit en serrant les dents, luttant de toutes ses forces pour ne pas le tuer. Eh bien oui, mais ce n'était pas par pitié, elle n'avait tout simplement pas envie de répéter ses ordres :

- Quel incapable !
Prépares le vaisseau ! Qu'il soit prêt à partir dans deux heures.


Elle jeta le jaffa qui roula avant de heurter la console de commande.
La déesse fit demi-tour pour quitter le pel'tak tout en disant de façon inquiétante :


Je les convertirais moi-même...

Dès que la Déesse fut partit, le jaffa se mit immédiatement au travail et donna ses ordres à ses subalternes.
Bientôt, des dizaines d'alkeshs et de tel'tak décollèrent des hangars du Ha'tak.
Une demi-heure plus tard, les vaisseaux se posaient aux alentours des premiers villages et libéraient un flot de jaffas qui rassemblaient tous les hommes entre seize et cinquante cinq ans pour finir par les faire rentrer dans les vaisseaux sous les cirs déchirants des mères, des épouses et des enfants tel du bétail.
Les vaisseaux décollaient et les jaffas dispersaient la population avant de former des groupes pour remplacer les hommes dans leur rôle de protection.

Bientôt, une marée d'esclaves envahissait le chantier, les travaux iraient ainsi beaucoup plus vite...

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #7 le: 25 décembre 2011 à 23:45:14 »
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VI - Convertir, tout un art...


Sur la place du petit village de Sirhiniel, abrités du puissant soleil par la grande bâtisse solide, siège du pouvoir et résidence du chef, les paysans déplaçaient leurs bêtes de somme, chargée ou vide.
En effet, autour de la place avaient était construit des huttes à appentis afin d'abriter les éventuels acheteurs.
Mais, en réalité, il n'y avait pas que les acheteurs sous les toits de palmes.
Bylo, lui, avait choisit ces derniers pour faire sa petite sieste, son bâton de berger appuyait contre un mur.
Il rêvait aux joies de son enfance, lorsqu'il pouvait gambader dans les champs, se rouler dans les herbes avec les plus belles filles du village...

Dans le bâtiment principal, ou plutôt sous le bâtiment principal, dans la cave qui, récemment, avait été aménagée en cachot. Et, la vaste salle basse et humide n'était éclairée que par une petite lucarne d'une dizaine de centimètres de hauteur et d'une vingtaine de centimètres de largeur qui donnait sur la place du village.
Et c'est bien là-dedans qu'était retenu le groupe de Kol'tak.
Kol'tak était d'ailleurs réveillé, bien avant les autres du fait de sa grande force. Quelques un de ses compagnons se réveillaient à peine de la torpeur provoquée par les fléchettes.
Kol'tak avait encore l'esprit embrouillé lorsque la terre trembla.
Il crut d'abord que ce n'était qu'un de effets secondaires de la substances soporifique des fléchettes soudain les enfants, sur la place du village, se mirent à pleurer, bientôt, leurs mères poussèrent elles aussi des cris d'effrois tout en serrant leurs enfants contre elles. Plus tard, les hommes eux aussi montrèrent des signes de panique et s'adressaient à leurs voisins dans une langue que Kol'tak ne connaissait pas, mais Bylo, sous son appentis dormait toujours.
Il se dit alors que ce n'était plus son imagination qui lui jouait des tours et qu'il se passait vraiment quelquechose .
Encore embrouillé par la substance qui enduisait les fléchettes, il se traîna jusqu'à l'ouverture qui laissait filtrer une faible luminosité dans la cellule.
Arrivait à son niveau, il se redressa et se tordit pour pouvoir voir à l'extérieur.
D'un coup, l'espoir revint. C'était un vaisseau Ha'tak, ils étaient sauvés, enfin, c'est ce qu'il pensait.
Il alla donc réveiller les autres en boitillant.

A l'extérieur, les villageois s'affolaient de plus en plus.
L'intensité de la lumière déclina peu à peu puis tout devint pratiquement noir.
Le Ha'tak était placé au dessus du village, le plongeant dans une semi obscurité.

A l'intérieur du vaisseau, dans le peltak, Nyriel était assise sur son trône, perdue dans ses pensées.
Maeron son zélé Prima entra dans la salle et s'inclina devant la Déesse.
Elle dit alors :


- Prends cinquante jaffas d'élite et descendaient dans le village afin de voir ce qu'il s'y passe.
Retrouvez Kol'tak et ses hommes et ramenaient-les ici.
Je veux que tous les habitants de ce village reconnaissent ma Divine Puissance.

- Bien ma Déesse...

Maeron frappa son plastron au niveau de son coeur et se releva.
Avant qu'il ne quitte la salle, Nyriel rajouta :


Et pas de pitié...

Quelques minutes plus tard, une vive lumière blanche fut projetée depuis le vaisseau au centre de la place. Les habitants s'en écartèrent avec précipitation.
Soudain, des anneaux descendirent. Les habitants reculèrent d'avantage en poussant des cris de surprise.
Bientôt, des silhouettes apparurent ,armées de lances. Elles sortirent de la lumière.
Maeron était au milieu, il dit aux autres jaffas :


Jaffas kree shok...

Les jaffas se mirent en joue et tirèrent sur la masse compacte des villageois, au total, vingts d'entre eux furent ainsi abattus.
D'autres jaffas apparurent. Bientôt, cinquante jaffas tiraient sur la foule qui rejoignait les maisons avec précipitation.
Une fois que la place ne fut plus occupée que par des cadavres, Les jaffas se répartirent.
Dix d'entre eux formèrent un anneau défensif autour des anneaux, vingt autres sécurisèrent la place et les restants se répartirent sur la place, attendant les ordres.
Maeron repéra alors Bylo, toujours endormi.
Il se rapprocha à grand pas du rêveur avant de lancer de façon agressive :


- Réveilles-toi vieillard !

Il ne broncha pas. Maeron lui donna un petit coup de lance dans les côtes.

Mhh... Mais laisses-moi dormir...

Il se tourna vers le mur.
Maeron qui n'avait pas autant de bonté que Kol'tak perdit patience et saisit le vieillard par le col et le plaqua violemment contre le mur.
Celui-ci se réveilla en sursaut et se mit à crier d'un ton déchirant :[/color]

- Non !! Pitié !!
Ne faites pas de mal à Bylo !!!
Bylo n'a rien fait !!

- Dis-moi où est ton chef et surtout où sont mes hommes !!
Non !! Je vous en supplie, ne faites pas de mal à Bylo !!!!

Maeron sentit poindre une migraine
Pour éviter cette dernière, il sortit un poignard et l'enfonca dans le bas-ventre de Bylo qui poussa un cri étouffé avant de cracher du sang. Maeron le balança au sol en rigolant à gorge déployée.
Il dit alors aux jaffas :


Jaffas ! Dans ce bâtiment !

Les jaffas s'y engouffrèrent à la suite de Maeron. Le chef du village leur barra alors la route.
Maeron le saisit à la gorge et dit d'un ton toujours aussi menaçant :


- Où sont mes hommes ?!
- Dans... la cave...

Maeron lâcha sa prise et se dirigea vers la trappe avec un sourire carnassier.
Il la souleva et fit signe aux jaffas de descendre.
Ils remontèrent bientôt avec les disparus qui souriaient.
Il lança aux jaffas :


Vous cinq, emmenez ces pleutres à bord du vaisseau !
Les autres, vous allez me rassembler toute la population sur la place !


Les sourires des rescapés s'effacèrent aussitôt. Les jaffas se dispersèrent en sortant du bâtiment.
Maeron se dirigea vers le chef, toujours à terre et le saisit par les cheveux avant de le traîner vers la place.

Toi, tu viens avec moi...

Les jaffas se mirent alors à défoncer les portes, vider les huttes de leurs occupants et à les traîner jusqu'à la place, exécutant de temps à autre des hommes un peu trop courrageux.
Une fois que toute la population fut rassemblée, Maeron prit la parole :[/color]

Ecoutez-moi !
Je suis envoyé par ma Déesse, Nyriel, maîtresse des Flammes.
Louez-la ou vous serez détruits !


Nous avons nos propres dieux !!
Et jamais une Déesse n'aurait demandé à ses serviteurs de tuer froidement des dizaines d'innocents !!


Un des jaffas envoya immédiatement un tir de lance à l'impie qui avait parlé et qui s'effondra dans un écran de fumée.
Maeron dit :


Bien, inclinez-vous devant Nyriel ou vous mourez tous !

Une femme se leva :

Nous ne nous soumettrons jamais ! même si vous nous menacez de mort !!

Maeron perdit une nouvelle fois patience, il sortit son poignard et saisit le chef par les cheveux avant de l'égorger.
Il s'effondra dans une flaque de sang.
Soudain, les anneaux s'activèrent, Nyriel apparut habillée d'une magnifique robe or et rouge.
Elle s'avança devant la foule et dit :


Où en sommes nous ?
- Ils refusent de se soumettre ma Déesse.

La Déesse regarda les pauvres villageois.
Elle fit alors briller ses yeux et dit de sa voix Goa'uld :


Je vois, pour vous montrer ma puissance divine, je vais ressusciter votre chef et il vous dira ainsi de quoi il en retourne...
Maeron, places notre ami dans le sarcophage et fais en sorte qu'il fasse mon éloge...


Maeron inclina la tête et souleva le corps avant de disparaître par les anneaux.
Il savait exactement ce qu'il avait à faire.

Quelques heures plus tard, les anneaux descendirent et à l'étonnement général, Maeron apparut avec le chef à ses côtés, bien vivant.
Celui-ci s'inclina devant la Déesse et dit à tous ses sujets :


Mes amis !
Nyriel est bien une Déesse !
Et nous devons la vénérer !
Elle apportera la prospérité à notre peuple !


Les villageois se regardèrent un instant puis s'inclinèrent devant la Déesse tout en disant :

Louée soit la Déesse Nyriel !!

Celle-ci parut satisfaite.
Elle fit demi-tour et repartit par les anneaux, suivie par Maeron et le chef.
Dans la salle des anneaux, elle dit à Maeron :


Retournes au pel'tak, je te rejoins.

Maeron s'exécuta et sortit.
La Déesse regarda alors le chef et dit :


Tu m'as bien servit...

Les yeux du chef s'illuminèrent, il dit alors :

C'est un honneur de vous servir ma Reine...
Je n'en doute pas...

Elle lui planta alors une dague en plein coeur.
Il tomba à genoux et ses yeux s'éteignirent.
Elle retira la lame et le cadavre s'écroula.
Elle dit alors en regardant la dépouille :


Je ne partage pas le pouvoir...





FIN
« Modifié: 10 janvier 2012 à 11:19:55 par Déesse Naerwen »

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #8 le: 29 janvier 2012 à 19:14:16 »
0
1/Cohérence:
Rien à redire, bien qu'on ne sache pas vraiment ce qu'il s'est passé entre la sortie du lac et le moment où l'on rencontre ton perso. Ceci dit, ça ne gêne pas réellement.

2/Expression:
J'ai vu quelques fautes (exemple : "fausse" au lieu de "fosse" pour enterrer les jaffas. J'ai pas le reste en tête). Mais en rien cela ne gêne la lecture, loin de là!

3/Intérêt:
Là aussi, lecture d'une traite et intéressante!

4/Cheminement:
Rien de mauvais à ce sujet.

5/Appréciation globale:
J'veux connaitre la suite! Le genre d'écriture me plait.


1/Cohérence: 9/10

2/Expression: 8/10

3/Intérêt: 10/10

4/Cheminement: 9/10

5/Appréciation globale: 9/10

Note Finale : 9/10


Guerre, Apôtre de l'Ombre des puissants Kiengis sous l'égide de l'Être Suprême.
Le bras armé de l'Être Ultime.

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Re : Concours n°1 - Nyriel
« Réponse #9 le: 30 janvier 2012 à 10:37:57 »
0
1/Cohérence: 9
Pas grand chose à te reprocher, ton histoire correspond bien au rp principal.

2/Expression: 7,5
J'ai eu un peu de mal avec ton style, surtout au début mais il s'améliore au fur et à mesure de ton récit même si le rythme est parfois gênant (j'arrive pas trop à l'expliquer désolé). De plus tu semble avoir parfois un peu de mal avec la deuxième personne du pluriel et les "fausses" :p

3/Intérêt: 8,5
Pas de souci de ce point de vue, l'histoire est intéressante et les personnages assez attachants, la superposition de deux histoires parallèles est réussie.

4/Cheminement: 8

5/Global: 8
De bonnes idées, un univers qui promet d'être riche et des personnages plutôt charismatique (même le pauvre Slim-sans-tête ^^), des dialogues parfois un peu lourds mais un bon rp dans l'ensemble.

Note finale: 8,2