Auteur Sujet: Concours n°1 - Shen Nong  (Lu 376 fois)

Hors ligne Enki

  • Administrateur impopulaire (tant pis)
  • Administrateur
  • Dieu des Dieux Ra
  • **********
  • Messages: 1839
  • On ne peut bien se moquer que dans le respect.
Concours n°1 - Shen Nong
« le: 03 janvier 2011 à 06:43:10 »
0
Shen Nong



Sujet du concours n°1 (rappel) :

Décrivez votre personnage, comment il a accédé au pouvoir, quels sont les grands axes du culte qu'il impose à ses fidèles, à quoi ressemble son peuple (culture, architecture, etc.), à quoi ressemble sa planète mère, etc.

Note moyenne :

Juges :

Nom
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5


1 : Onaan
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

2 : Enki
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

3 : Naerwen
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

4 : Kesh'Nar
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

5 : Typhon
Note #1 – Note #2 – Note #3 – Note #4 – Note #5

Légende :

1 – Cohérence
2 – Expression
3 – Intérêt
4 – Cheminement
5 – Global
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:47:34 par Enki »
Enki,

[Membre de la TEAM ÆTERNIA (Administrateur V2)]


Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #1 le: 13 mars 2011 à 17:33:05 »
0
Chapitre I : Aider pour gouverner

Chyan mit ses protèges poignets avant de se regarder dans un grand miroir. Son armure jaffa était resplendissante. Elle était semblable à celles des autres royaumes et empires goa'ulds, à l'exception de quelques détails. La cote de maille n'était pas grise, mais argentée. La plaque protectrice était recouverte d’un cuir noir sur le torse comme sur la petite jupe agrémentant l’uniforme. Les épaulières descendaient un peu plus, suivant sur quelques centimètres la musculature du bras. Les protèges poignets portaient un symbole, tout comme le côté gauche de l'armure protectrice du torse.

Ce symbole, c'était le même que celui sur son front. Deux cornes de bison, avec une feuille de thé entre les deux. Depuis sa naissance, Chyan avait ce symbole. Mais il n'en avait pas toujours été ainsi. Avant lui, son père en avait eu un autre, un dessin très simple représentant un dragon. Il faut d'abord préciser une chose : Chyan a un physique que l'on appellerait de nos jours asiatique sur Terre, plus précisément chinois, comme chaque personnage de cette histoire.

Cette marque, celle de Rensi la Dominatrice, n'était connu qu'à la vue des fronts des vieux jaffas ayant survécu depuis le temps des ombres. Autrefois, elle était partout...


-Il a demander ta présence Houng, dit un soldat en armure, parlant au père de Jynio, bien avant la naissance de celui-ci... Sur ses protèges poignets et son torse, la marque du dragon... L'uniforme n'avait pas le léger prolongement du bras, ni la couleur argentée pour la maille.

Houng prit sa lance serpent de la main droite et suivit le messager dans les couloirs du palais. Il marcha quelques minutes avant d'arriver devant une grande porte en or. L'architecture était du plus grand classique goa'uld... La porte étant entrouverte, Houng entra. Il avança de quelques pas. Un homme lui tournait le dos, dans un uniforme comme le sien, à l'exception d'une grande cape noire touchant légèrement le sol et d'un étrange gant à la main gauche.

Houng avait à peine la soixantaine apparemment. La marque du dragon était en or sur son front, ce qui laissait donc supposer qu'il était au moins membre de la garde suprême de Rensi. Il posa le genou droit à terre, ainsi que sa lance. Il inclina sa tête, attendant. Quelques secondes plus tard, l'homme se retourna. Ce n'était bien évidemment pas un jaffa. C'était un goa'uld. Il fit signe à celui qu'il avait fait quérir de se relever. Il tourna lentement autour de lui, prenant de nombreuses secondes pour l'observer.

Le goa'uld savait que Houng était intimidé, que celui-ci était persuadé d'être en présence d'un dieu. Après une minute sans mots, la « divinité »  décida de rompre ce silence.


-Je t'ai fait quérir Houng, dit-il lentement, regardant à présent à travers une grande baie vitrée la ville. De cette hauteur du palais, toute la cité était visible. Le peuple se meurt. Je suis un dieu généreux et sage...Sais-tu faire la guerre? Bien évidemment, continua-t-il, ne laissant pas à Houng le temps de répondre. Les dieux savent se battre et s'affairer à la guerre. Mais ils estiment que c'est aux jaffas de s'en occuper, afin qu'ils prouvent qu'ils sont dignes d'être à leur service. Il attendit une dizaine de secondes, avant de reprendre. J'estime que pour prouver sa valeur, un jaffa doit en tout premier lieu souhaiter la prouver. Et ma divine personne pense qu'un soldat se bat mieux lorsqu'il n'a pas le choléra, la variole, la peste ou ne subit simplement pas des disettes courantes pour ne pas dire la famine selon les cités et petites bourgades de la capitale.

Le goa'uld cessa de regarder la ville pour observer le jaffa. Il serait parfait pour ses projets. Houng resta immobile. Il n'avait bougé depuis que son dieu lui avait fait signe de se relever. Il attendait, patiemment, que le goa'uld continue à lui parler ou lui ordonne de prendre congé. Il n'avait nullement attendu autre chose.

-Qu'en penses-tu ? Demanda le dieu.

Jamais il n'aurait pu imaginer qu'un dieu lui demande son avis sur une chose. Dans son esprit, avant même de songer à répondre, un raisonnement se fit : Le dieu n'avait pas besoin d'avis, il voulait juste voir si Houng était capable de faire de justes choix.


-Monseigneur, mes pensées sont vôtres. La raison est vôtre, et la sagesse est vôtre. Je me soumets à votre avis, sachant que votre lumière saura éclairer les ténèbres ayant envahis l'empire de vôtre divine mère. J'ai foi en votre pouvoir pour panser les maux de cette noble dynastie. Les maladies et le manque de nourriture tue le peuple, mais tel est la volonté de la Toute Puissante, finit de dire Houng.

Le goa'uld continuait d'observer le jaffa. Il correspondait totalement à ses besoins.


-Et ne voudrais-tu pas, que la punition de notre déesse, au fil des mois donnant ses charges aux fidèles, s'achève? Que cette malédiction, que Rensi de sa magie ne peut guérir, envoyée d'elle même pour le plaisir du châtiment, ne prenne fin? Interrogea le goa'uld.

-Je le souhaiterais Monseigneur, mais je ne suis nullement divin, je ne puis faire ce que seul la grande Rensi à le pouvoir d'accomplir, répondit le jaffa.

Le goa'uld sourit. Houng resta immobile, ne bougeant toujours pas, à l'exception de sa bouche lorsque le droit de parole lui serait de nouveau accordé. Le seigneur tourna de nouveau autour de son sujet, d'une vitesse tout aussi lente que la première fois. Dans la tête du goa'uld, tout était clair. Ce serait ce jaffa qui aurait l'honneur de faire les préparatifs.


-Ma divinité te protégera, mais sache que les pouvoirs de Rensi ne sont pas plus importants que les miens. Ma mère n'offre nul bien au peuple. Elle est indigne de son rang, dit-il, déterminé.

-Monseigneur, répondit Houng, choquer d'entendre de telles paroles, mais aussi que ces paroles soient vraies.

-Il n'y a qu'une manière de faire partir un dieu ou une déesse de ce monde. C'est qu'un dieu ou une déesse le tue. Dirigeras-tu mes troupes vers la nouvelle ère? Demanda le goa'uld.

-A Rensi mon serment est, à son fils la justice et la raison Altesse... Ainsi que ma fidélité désormais.

Le goa'uld sourit.

-Bien... Bientôt, la traitrise de Rensi envers son peuple prendra fin. Bientôt, moi, Shen Nong, fils de Rensi, gouvernerait ce monde et conjurerait les malédictions.

-J'ai accepté l'honneur que vous me faites. Monseigneur, mon serment envers votre divine mère est ainsi rompu. Je ne pourrais mener vos troupes, ma vie n'est désormais plus.

-Ta vie est, dit Shen Nong, empêchant le jaffa d'amener la lame de son couteau à sa gorge. Un nouveau serment, telle est la volonté de ton nouveau maitre.

Houng regarda Shen Nong, surprit et apeuré. D'une voix tremblante, il répondit : Votre volonté, à jamais dans l'éternité, ne pourra être contesté.

Le jaffa posa de nouveau son genoux droit sur le sol luxueux des quartiers du goa'uld, avant de prendre de nouveau la parole.

-Moi, Houng, déclare ici en ce jour, défendre les privilèges et la divinité du grand et tout puissant seigneur Shen Nong, ainsi que son empire. Je m'engage à lui faire don de ma vie, et de ne cesser de le servir au long des âges.

Il reprit son couteau, et s'entailla la paume de la main gauche.Le sang se répandit lentement dans sa main, et lorsqu'il y en eut assez à son gout, après plusieurs secondes, il posa sa paume contre son front. Lorsqu'il l'enleva, la marque de Rensi était couverte du sang de son nouveau serment.

Shen Nong lui fit signe de se relever, et le jaffa obéit.


-Prépare les troupes qui me sont fidèles. Ensuite, provoque une révolte dans la ville. Cela sera chose facile. Nous allons guérir mon empire, dit le dieu, avant que ses yeux ne s'illuminent d'une lumière jaune.

-Bien Monseigneur, dit Houng en s'inclinant. Il reprit sa lance sur le sol, et sortit.

Shen Nong se dirigea de nouveau vers la baie vitrée, son regard se tournant vers la cité. Bientôt, elle serait sienne.
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:47:43 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #2 le: 13 mars 2011 à 17:40:38 »
0
Chapitre II : L’omniscience des dieux

-Ma fierté est sur toi, dit Shen Nong.

-Merci, mon maitre, répondit Houng.

De nouveau, ils étaient tous deux dans les quartiers du dieu. Quelques jours seulement s'étaient écoulés, et le jaffa avait rassemblé de nombreuses troupes. Leur fidélité à Rensi vacillante, elles n'eurent aucun mal à se joindre secrètement à Shen Nong. La reine ne devait se douter de rien.


-Tu es un jaffa impressionnant. Tu as su rassembler de nombreuses troupes à ma solde en très peu de temps. Un dieu ne peut être surpris, mais si c'eut été possible, tu l'aurais fait, ajouta le goa'uld.

-Permettez moi de vous remercier Monseigneur, et bien que votre omniscience vous le fasse déjà savoir, il est de mon devoir de vous informer que vous toucher ma plus profonde humilité par cet éloge, dit aussitôt le jaffa.

-Cela suffit.

Shen Nong alla de nouveau regarder par la baie vitrée. La cité paraissait noire. C'était une sombre période. Les maisons étaient semblables au système pinia calata chinois des anciens temps, la taille dépendant de la classe sociale des familles et l'architecture étant très ressemblante à cette époque ancienne. Des planeurs de la mort passaient par moment au dessus de la ville, surveillant les cieux constamment à la recherche d'éventuelles menaces. Il y avait apparemment deux lunes autour de la planète, ou en tout cas deux lunes visibles de cet endroit.

L'une d'elle semblait viable, et principalement forestière avec de grands lacs légèrement visibles par endroit. L'autre était surement trois fois plus petite que sa voisine, et constituée de gaz. Un seul soleil était visible à l'horizon, assez bas. Le jour s'était levé il y a peu. Il faisait beau, et les températures devaient être agréables en ce mois d'une saison qui pourrait être comparable au printemps.

Shen Nong se détourna de son futur empire, revenant vers Houng, debout. Le goa'uld était vêtu dans une tenue d'un tissus apparemment très fin. Son pantalon était blanc, tout comme sa chemise. Des symboles en ors avaient été brodés, ressemblant à de la calligraphie chinoise ou japonaise, probablement un mélange de ces régions orientales de la Tau'rie. Ces symboles majestueux avaient pour signification "dieu", "puissance", "gouverneur", et bien d'autres mots dans les mêmes sens, d'un parfait portrait du porteur. A ses pieds, des sortes de chaussures d'intérieurs eux aussi blanches.

Les quartiers de Shen Nong étaient constitués de plusieurs pièces. La première, celle où ils se trouvaient, n'était apparemment qu'une pièce pour recevoir des hauts gradés de l'empire, menant à plusieurs autres pièces comme celle d'hygiène ou celle de sommeil. A droite de l'entrée, près d'un couloir menant à une autre salle, un sabre était accroché au mur dans son fourreau. Au fond, un trône en or, surélevé sur deux marches. Il était semblable aux sièges romains, n'ayant pas de dossier. Sur la gauche de l'entrée, Shen Nong, tournant désormais le dos à la baie vitrée.


-Avec les troupes que tu as rassemblé, nous n'aurons aucunes difficultés à attaquer la base de Nia Cha Li, près du Chaapa'ai. En plus d'être un poste avancé contrôlant la porte des étoiles, c'est un dépôt d'arme. Nous y trouverons de nombreuses lances et zat'nik'tel, ainsi que des grenades. Provoque une révolte, marche sur Nia Cha Li puis revient vainqueur avec tes soldats et le peuple t'ayant suivit. Cette victoire t'apportera le soutien d'encore plus de membre de la plèbe. Les civils ayant rejoins nos rangs seront armé, et tu pourras armer les nouveaux suiveurs. Après cela, marche sur le palais en mon nom, dit le dieu.

-Il en sera selon vos désirs Monseigneur, répondit Houng. Il s'inclina, fit quelques pas en arrière, puis se retourna. Fermant la porte derrière lui, il laissa Shen Nong seul.

-A manger... Pitié, dit un humain dans l'une des rue au passage de Houng et des trois jaffas le suivant. Le chef s'arrêta, et regarda autour de lui à la recherche de quelque chose à manger. Il se rappela avoir conservé un fruit du repas de la veille. Le peuple de Rensi ne vivait que de la pêche, la chasse et la cueillette. La consommation intensive de ces ressources avait entrainée une forte baisse de la nourriture disponible, ayant pour conséquence de nombreuses disettes et famines. Les plus hauts gradés dans l'échelle sociale, ainsi que ceux ayant de bonnes relations, étaient naturellement les moins touchés...

Retrouvant dans la sacoche qu'il portait en bandoulière ce qui ressemblait à une pomme, ou du moins un fruit local apparemment familier à ce fruit terrien, Houng s'approcha du malheureux et lui offrit.


-Ne t'approches pas de lui, dit l'un des jaffas l'accompagnant, très jeune.
-Merci seigneur, répondit le mendiant, reconnaissant, en acceptant le présent.

Dans la société de Rensi, les jaffas étaient considérés par les humains comme des seigneurs de la guerre servant les dieux.

L'humain commença à baiser les pieds d'Houng en lui jetant des bénédictions sans valeurs et de nouveaux remerciements. Le jaffa qui avait conseillé à son supérieur de ne pas s'approcher le repoussa violemment d'un coup de pied et tira sur lui avec son zat. Houng attrapa le jaffa à la gorge et le plaqua contre le mur sur lequel était désormais appuyé le mendiant, au sol, inconscient après s'être tordu de douleur. Il lui jeta un regard d'une extrême froideur, effaçant la gentillesse et la bienveillance habituelle de son visage pour afficher une colère, une image guerrière.


-Tiens-tu à mourir? C'est sur l'un des nôtres que tu viens de tirer! N'y a-t-il pas eu assez de morts et de blessés? S'emporta Houng.
-C'est ta vie que je viens de sauver! Répondit le jeune jaffa. Entends ses toussotements, la peste pneumonique à coup sûr! Regarde, du vomi près de lui! Le choléra à coup sur! Regarde autour de toi, c'est pour changer cela que nous sommes ici. Mais ces personnes ne pourront nous êtres utiles. Allons dans des quartiers plus favorisés.

Houng regarda autour de lui. Il ne serait guère longtemps en bonne santé ici. De nombreuses personnes toussaient, certaines crachaient du sang, même un jaffa aurait difficulté à survivre tellement il y avait de maladies graves. Plus loin, une femme semblait morte. Il approuva et ils traversèrent la rue, ne s'arrêtant plus aux demandes des mendiants. Rejoignant les quartiers un peu moins touchés, deux des jaffas accompagnant Houng trouvèrent de quoi faire une petite estrade. Ils allèrent ensuite rassembler des centaines de personnes, et une fois chose faite, Houng put enfin prendre la parole. Des guerriers, des humains, des personnes affamés ou légèrement malades, mais pas trop. Un rassemblement avec un noble but.

-Soldats, chasseurs, pêcheurs, humains et jaffas, serviteurs de Rensi. Aujourd'hui, n'est pas un jour comme les autres. « Pourquoi? » me direz-vous? Simplement parce que cette journée est le début d'un nouvel avenir. Camarades, nous avons faim! Nous sommes malades! Nos prières n'ont pour réponse que plus de malédictions! Rensi nous tue. Mais une solution s'offre à nous. Shen Nong est prêt à nous aider et à affronter sa mère. Déclara Houng.
-Hérésie! Hurla quelqu'un dans la foule.
-Shol'va! Cria un autre.
-Camarades, reprit Houng, Shen Nong est un dieu. Et c'est un dieu qui nous veut du bien. Que demander de plus? Mes frères, c'est ce que nous voulons! Une vie de bonheur dans la prière de notre dieu. Je ne suis pas un traître, je suis un croyant et un patriote! Marchez avec moi sur Nia Cha Li, Shen Nong guide nos pas, Shen Nong nous promet un avenir meilleur! Ensemble, nous guérirons cet empire!

Un tir de lance heurta l'épaule d'Houng, le soulevant de son estrade et le faisant retomber un peu plus loin, sur le sol. Des dizaines de traits orangés fusèrent vers la foule. Une trentaine de soldats arrivèrent de toutes parts de la petite place. Les trois jaffas escortant Houng tirèrent, mais deux d'entre eux furent au sol en quelques secondes. Le troisième protecteur, le jeune, tua l'un des soldats avant de recevoir un tir de zat et de s'effondrer sur le sol, près de son supérieur.

-Par ordre de Rensi, dispersez vous! Les responsables de cette hérésie sont en état d'arrestation, annonça fortement une voix dure.

Houng avait du mal à voir, tout était flou. Il dégaina son zat avec difficulté, et vit un fidèle de Rensi s'approcher. Il tira un coup, et reçut un violent coup de lance au visage, sans voir s'il avait touché sa cible. Son arme tomba sur le sol, et ses yeux se fermèrent...

Lentement, ils se rouvrirent. Il était dans un état vaseux. Le sol était froid. Son épaule gauche était douloureuse. Il ferma ses yeux avant de les ouvrir, et aperçut un visage. Il refit de nouveau l'action, et aperçut cette fois-ci encore le visage, mais il semblait bien familier. Se concentrant, il se rendit compte qu'il était avec le jeune jaffa, dans une cellule. La révolte avait échouée...
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:47:53 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #3 le: 13 mars 2011 à 18:03:01 »
0
Chapitre III : Les trônes de Chen Yan

Cela faisait maintenant plusieurs heures que Houng était là avec le jaffa l’ayant défendu. La notion du temps n’était pas la même qu’à l’extérieur, ils avaient l’impression d’y avoir été plus longtemps. Mais ils ne laissaient rien paraitre de tout ca. Des bruits de pas s’entendaient régulièrement dans le couloir des cellules, et des gardes passaient souvent, faisant leurs rondes. Il n’y avait pas de surveillants fixes, ils étaient tous mobiles. Après plusieurs heures d’enfermement dans la cellule, Houng avait déjà calculé qu’ils étaient sans surveillance à peu près toutes les quatre minutes. Brisant la monotonie de la détention, des bruits de pas arrivèrent vers eux, plus nombreux.

Une silhouette richement vêtu s’approcha de la cellule, encadré de quatre jaffas.  Dans un grand manteau d’une sorte de cuir local, mais luxueux, d’une couleur pourpre, il s’avançait d’une démarche impériale. Les cheveux de l’homme étaient longs, et noués derrière d’une élégante manière. A ses pieds, des sortes de sandales. Sa main droite avait au moins une bague luxueuse par doigt, tandis que sa main gauche avait un bijou bien particulier, puisque c’était une arme. Le métal dorée caressait sa peau, s’enroulant autour du poignet et masquant le bout de ses doigts fins. Dans la paume de sa main, peu visible, un cristal rouge, en globe.

L’homme les regarda tout deux d’un air supérieur, faisant presque une grimace. Houng se leva, mais le jaffa avec lui resta couché tout en observant la scène.


-Shaodian, époux de la cruelle Rensi, époux de la traitresse qui a asservit mon peuple et félon de ne pas avoir agit, commença Houng. Il est étrange que vous ayez si peu de pouvoir à côté de la déesse, pourquoi restez-vous dans l’ombre ?

L’homme, ou plutôt le goa’uld, semblait très en colère d’être ainsi provoqué par un simple jaffa. Son visage avait trouvé le moyen de renverser les lois de la nature pour exprimer une grimace de haine tout en envoyant un regard si glacial que l’on aurait pu se croire à côté d’un iceberg. Ses yeux finirent par briller, puis, celui répondant apparemment au nom de Shaodian, répliqua enfin :

-Houng, second garde suprême de ma divine épouse, félon de son serment de protéger notre famille. Comment peux-tu oser m’adresser la parole, comment peux-tu oser salir mon nom et celui de Rensi, comment peux-tu oser me regarder…

-Je n’ai pas faillit à mon serment, j’ai seulement prêté allégeance à un autre membre de la dynastie. J’avais pour ordre de monter une révolte contre Rensi, mais pour vous tuer vous, tenta Houng.

Shaodian, rageant bien plus qu’avant, leva à une vitesse surprenante sa main gauche et la mit au niveau du front du jaffa. Il activa de part ses pensées l’arme effrayante et commença à torturer son prisonnier. Houng lui renvoya sa froideur, tenant tête, sachant qu’il défiait un dieu mais qu’un autre veillait sur lui. Il était perdu dans sa foi, livré à la volonté de Shen Nong. Il servait une cause juste, il n’avait pas trahis son peuple ou les dieux, il avait simplement comprit que le fils était bon, et que la mère prenait plaisir à les voir souffrir.

Le second jaffa dans la cellule s’était relevé et regardait la scène avec effroi. Il voulait apparemment l’aider, empêcher Huangdi de torturer son frère d’arme, mais il n’avait pas l’air d’oser se dresser contre une divinité. En le regardant, on pouvait voir qu’il se livrait, en son intérieur, un terrible combat pour agir. Au bout d’une dizaine de secondes de torture, Shaodian s’arrêta pour voir si sa victime allait parler. Houng ne dit rien. Le goa’uld reprit son activité, semblant très plaisante. Le jaffa n’hurlait toujours pas, résistant au maximum à la torture.

Le deuxième prisonnier bougea soudain et tira violemment Houng en arrière, empêchant Shaodian de pouvoir le torturer puisque la cellule était encore fermée. Le goa’uld cria sa colère, et l’un de ses gardes accomplit sa volonté. Il tira sur celui qui avait osé interrompre le dieu, le laissant s’effondrer près de Houng, ses yeux ne reflétant désormais plus que le vide et la mort. Cette fois, la crainte se lisait sur le visage du prisonnier encore en vie.

Shaodian se mit à rire, cruel, tel sa femme.


-Et pourquoi un dieu doit-il être inférieur à une déesse, lança Houng, sachant très bien que tous vivaient dans un monde en majorité sexiste. Il était au courant qu’il y avait de nombreuses déesses qui se faisaient respecter dans la galaxie, mais il ignorait que les symbiotes goa’uld n’avaient pas de sexe prédéfini et qu’il ne s’agissait que d’une préférence.

Shaodian s’arrêta, l’espace d’un instant, les paroles du jaffa le faisant réfléchir quelques secondes. Il leva à nouveau sa main gauche avec encore plus de rage, et continua l’interrogatoire, attendant que Houng donne le nom du misérable de sa famille ayant commis une félonie pour mettre fin à ses jours, ou qu’il confesse que ce n’était qu’un mensonge. Toutefois, il n’y laissa rien échapper.

Son efficacité à résister était surprenante, mais heureusement pour sa vie, le goa’uld faisait des pauses pour le laisser reprendre son soufle. Au fil des heures, se mêlant aux cris de douleurs, un nom sortit de la bouche du jaffa. Peu distinct, on entendit le nom du fils de Shaodian et de Rensi. Le goa’uld, dans sa cellule, ne put s’empêcher de lui donner un violent coup de pied. Cependant, il l’épargna, même lorsque Houng lança le nom du coupable, Huangdi.

Le goa’uld s’empressa de sortir de la cellule, rageant, appelant les gardes présents pour qu’ils viennent avec lui. Quelques minutes passèrent, et des tirs se firent entendre dans les étages, dans le palais...

Soudain, des tirs beaucoup plus proches de lance-serpent se répercutèrent dans le couloir. Des voix résonnèrent, un jaffa passa devant le lieu de détention de Houng et de son camarade trépassé, et une lumière orange vint le heurter de plein fouet. Le garde s’effondra sur le sol, laissant échapper son arme. Blessé, il bougeait encore pour tenter de prendre son zat, mais une seconde lumière orange vint le toucher à l’abdomen. Il lâcha l’arme de poing qu’il venait de dégainer, son dernier souffle s’évaporant dans les airs.

Houng regarda autour de lui. Il n’y avait aucun moyen de se cacher ou de s’enfuir. Sa respiration s’accéléra à mesure que les pas de quatre personnes, selon lui, s’approchaient. Deux jaffa portant la marque de Rensi et son uniforme avança, avant de s’arrêter un peu après sa cellule. Un troisième apparu et s’empressa de libérer le prisonnier. Le quatrième n’était pas un jaffa, loin de là.


-Rassemble les troupes m’étant fidèles, la guerre pour le pouvoir se livre dans nos murs. Il est l’heure pour moi de la remporter, dit Shen Nong.

-Votre volonté sera exaucée, répondit Houng.

Le goa’uld approuva, et Houng sortit de la cellule où il avait été emprisonné et maltraité, courant,  afin d’aller quérir les guerriers ayant ralliés la cause. Shen Nong le suivit avec ses trois derniers gardes vivants, à une allure impériale et non une course militaire. Le dieu arriva dans un couloir du palais, tourna à gauche et parcouru une vingtaine de mètre avant d’arriver dans le hall du palais. Une vingtaine de soldats y étaient morts. Houng était hors de vue. Apparemment, les soldats s’étaient entretués.

 Quatre jaffas apparurent, sortant d’un couloir parallèle. Les trois gardes de Shen Nong les mirent au en joue, de même que les nouveaux arrivants. Les quatre baissèrent leurs lances serpents lorsqu’ils virent qu’il s’agissait de Shen Nong et d’une faible escorte. Ils s’approchèrent lentement, et l’un d’eux prit la parole.


-Mon seigneur, nous venons de trouver ce soldat ayant survécu à l’une des escarmouches, commença le jaffa, Shaodian a trahit, il tente de renverser sa reine, notre déesse à tous, Rensi.

-Mensonge, s’empressa d’ajouter le rescapé, Shaodian a tenter d’arrêter Huangdi pour trahison, c’est lui qui veut tuer Rensi !

C’était parfait, pensa Shen Nong. Il ne savait comment, mais quelqu’un avait semé la zizanie dans sa famille. Chaque membre allait surement se battre pour prendre le pouvoir, et Rensi serait attaqué de toutes parts, son vainqueur renversé aussitôt après, ou bien les assaillants s’entretueraient. Quoiqu’il en soir, Shen Nong avait une occasion rêvée, et de plus, il était le seul à s’être préparé à cela, puisque c’était lui qui avait prévu de faire un coup d’état contre sa mère.

Des tirs se faisaient toujours entendre de toutes parts dans la demeure divine, heurtant les murs ou les ennemis, se mêlant aux cris et hurlements de la bataille. Les soldats formèrent un cercle autour de Shen Nong, afin de mieux assurer sa protection, d’accomplir leur devoir. Ils durent attendre une dizaine de minutes, rajoutant une dizaine de jaffas à leurs effectifs : Avoir un goa’uld avec soi était surement très persuasif… Houng arriva enfin avec de nombreux guerriers, et s’agenouilla à nouveau devant son maitre. Shen Nong, une aura divine semblant l’entourer à sa posture, donna ses ordres :


-Rallie sous ma bannière Fuxi, Nüwa, Huangdi, et Yandi. Eux seuls me seront utiles. Tuez chaque soldat de Rensi ou de Shaodian. N’ayez aucune pitié pour ces infidèles qui n’ont su suivre ma lumière s’ils ne se soumettent pas. Soldats du royaume, vous vous battez pour les vôtres, vous vous battez pour la santé et une situation alimentaire stable, vous vous battez pour des mesures fermes contre les bêtes des forêts du nord, vous vous battez pour une cause bonne, pour une cause juste, pour une cause divine, pour ma cause !  En avant !

Le dieu avait hurlé sa dernière phrase, acclamé par la petite armée présente dans le grand hall et les troupes encore dehors, n’ayant pas la place de rentrer. Houng monta six marches du grand escalier, se retourna, leva sa lance-serpent en l’air, et répéta la dernière phrase. La fierté se lisant sur son visage, il regarda les guerriers le suivre et se lança à l’assaut des trônes de Chen Yan…
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:48:00 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #4 le: 22 avril 2011 à 14:58:29 »
0
Chapitre IV : Zizanie

Houng et l’armée fidèle avançaient rapidement dans le palais. La salle du trône était au dernier étage. Ils devaient prendre la salle des anneaux, au même niveau,  pour empêcher toute fuite. Le commandant des troupes avait déjà dépêché une partie de ses jaffas pour aller sécuriser les trois passages secrets permettant l’évasion, et une autre petite pour monter sur le toit et guetter les mouvements éventuels vers la maison divine .

Au bout d’un moment, ils tournèrent à l’angle d’un couloir, et arrivèrent enfin dans celui donnant sur la salle des anneaux, à une vingtaine de mètres. Houng se baissa et leva sa lance-serpent, prête à tirer. Les jaffas en première ligne firent de même, et ceux en seconde restèrent debout, une certaine confusion dans cette technique restant bien présente. Apparemment, Rensi ne se contentait pas de laisser mourir le peuple et ses guerriers de faim ou même de maladie, elle ne s’affairait même pas à s’occuper de leurs capacités au combat ou de leurs stratégies de guerre. Chaque jaffa était entrainé, certes, mais certaines lacunes étaient biens visibles. Après tout, selon Shen Nong, un jaffa utile est un jaffa vivant. Morts, ils ne servent à rien.

Des tirs sortaient de la salle, et des jaffas y entraient. Houng fit signe aux siens d’avancer  et, rapidement et silencieusement, ils se hâtèrent. Quelques-uns passèrent de l’autre côté de l’entrée, prêts à pénétrer dans le lieu. Les tirs s’étaient arrêtés, et Houng fit signe de ne tirer que sur son ordre. D’un autre geste de la main gauche, il ordonna de rentrer dans la salle.

Une dizaine de jaffas le suivit dedans, le reste des troupes continuant vers la salle des trônes et d’autres endroits stratégiques. Ils se répartirent tous en cercle autour des anneaux. Au centre, un homme et une femme encadrés de deux jaffas. Apparemment, c’était eux qui venaient d’attaquer l’endroit. Ils pointèrent tous leurs armes dans leur direction, prêts à les abattre à l’ordre de leur commandant. Houng cessa de pointer sa lance vers eux, mais fit signe aux autres de bien rester en position. Il ne s’agissait pas de méfiance, mais juste d’ordres.


-Seigneur Fuxi, déesse Nüwa. Je suis le commandant des troupes du divin Shen Nong, commença le jaffa. Mon maitre exige votre reddition.  Donnez nous vos armes et vous serez escortés sous bonnes gardes dans vos quartiers.

Fuxi et Nüwa se regardèrent quelques secondes. On sentait une sorte de communication entre eux avec ce simple regard. Fuxi était un frère de Shen Nong, éperdument corrompu par sa nièce, Nüwa, qui lui avait fait connaitre un sentiment comparable à « l’amour ». La femme, vêtu d’une grande robe blanche, les cheveux descendants jusqu’à la taille, observait son amant de ses yeux bleus, vêtu d’une sorte de chemise bleutée avec une « jupe » en cuir marron, et un pantalon bleu assortit au haut dans une extrême laideur.

Ils s’approuvèrent mutuellement après cette communication, et firent signe aux deux jaffas de déposer leurs armes. Fuxi laissa tomber son zat sur le sol, et Nüwa montra ses mains pour faire voir qu’elle n’avait rien.


-Les bijoux, ajouta Houng. En l’occurrence, il s’agissait là d’un ordre de Shen Nong : Confisquer les gantelets, sans dire de quoi il s’agissait. Fuxi et Nüwa ne semblaient guère heureux de se livrer à ce manège. Houng pointa sa lance-serpent vers eux, et ils finirent par accepter, résignés.

Les jaffas ne comprenaient surement pas en quoi les bijoux devaient être confisqués, mais ils prirent les bagues, bracelets, boucles d’oreilles et arme de poing goa’uld sans en faire de réelles comparaisons et sans se rendre compte de la véritable utilité des objets. Houng fit signe à la moitié de son groupe de les emmener dans leurs quartiers, et à l’autre de le suivre. Ils devaient rejoindre le reste de l’armée.

Dans les étages inférieurs, les tirs et les cris se répercutaient encore. Shen Nong avançait avec une dizaine de soldats, et se retrouva face à face à un angle avec des jaffas ayant apparemment déjà combattus Ils semblaient servir d’escorte à un homme. Celui-ci était vêtu d’une grande cape le recouvrant entièrement, dans un tissu fin, d’une couleur rouge sang. Il leva lentement la tête vers le groupe de Shen Nong, puis sa main droite. Le tir bleu heurta un jaffa sur la gauche du dieu, qui se plaqua contre le mur. Il leva lui aussi l’une de ses mains, et le bracelet goa’uld envoya une onde sur les premiers jaffas ennemis qui furent propulsés en arrière. Ils n’étaient apparemment guère nombreux.

Les soldats de Shen Nong passèrent devant lui, attaquant les misérables osant résister. Une trentaine de seconde plus tard, les tirs s’entendaient toujours dans le palais, mais pas directement dans le couloir voisin, dans lequel s’était enfuit le goa’ uld. Les jaffas partit poursuivre l’homme, invisibles de la position de Shen Nong, revinrent, amenant un dernier jaffa et son chef qui avait tenté de fuir. Ils marchèrent jusqu’au divin sauveur, pointant bien leurs armes vers les prisonniers.

Vaincu, il regardait tout de même ceux qui les avaient capturés tandis qu’ils tentaient de fuir, d’un air fier, comme si c’était lui qui venait de gagner l’escarmouche. Shen Nong le regarda plusieurs secondes, et lorsqu’il alla prendre la parole, Houng arriva pour faire son rapport avec ses derniers guerriers. Le dieu se tourna donc vers lui, prêt à entendre ses mots.


-Monseigneur, commença Houng, les seigneurs Fuxi et Nüwa ont été appréhendés et envoyés dans leurs quartiers selon vos divins ordres. Pardonnez nous d’avoir été si long à œuvrer en votre nom.

Shen Nong, qui trouvait cela bien rapide, dissipa la dernière phrase d’Houng d’un simple geste de la main, comme si elle n’avait jamais été prononcée. Le commandant des troupes inclina poliment la tête et se releva, attendant les ordres du nouveau maitre. Celui-ci se tourna pour la seconde fois vers le fuyard au long manteau.

-Yandi, mon fils… Tu m’as bien déçu… Sache qu’avoir opposé une résistance contre moi te vaudra cher, et je te dresserais telle une bête si il le faut,[/b] dit le dieu, le regard impassible.

Les yeux du goa’uld nommé Yandi, fils de Shen Nong, brillèrent rapidement. Désarmé et impuissant, il fut emmené dans ses quartiers lui aussi, le temps du coup d’état. Les choses étaient simples. Les enfants de Shen Nong et les autres membres de la famille levaient rapidement leurs troupes fidèles pour se faire la guerre dans le palais, ou fuyaient lorsqu’ils ne pouvaient gagner pour s’envoler vers un meilleur monde à gouverner.

Houng regarda le goa’uld, attendant les instructions très prévisibles. La salle des trônes n’était pas loin, et on y entendait des cris et des tirs de lance-serpent d’ici. D’un geste négligeant de la main droite, sans même prononcer un mot, il ordonna d’attaquer la pièce du pouvoir. Houng leva sa lance, hurla l’ordre, et les jaffas se joignirent à son cri. Ils avancèrent rapidement, coururent pendant une trentaine de secondes, et arrivèrent devant deux grandes portes fracassés en or, donnant sur la salle cible. Les tirs avaient cessés, mais on entendait encore quelques cris. Houng fit signe à ses soldats d’entrer, et c’est ce qu’ils firent.

Lances activés, prêtes à fonctionner, marchant le plus silencieusement possible, une vingtaine de jaffas sur la trentaine dans les couloirs pénétrèrent dans la salle. Il y avait des cadavres un peu partout, et encore quelques bléssés. Apparemment, quelqu’un avait attaqué la salle des trônes. Les fidèles étaient étalés sur le sol, morts pour Rensi ou pour un autre. La salle était composé de piliers d’ors de chaque côté de l’entrée, continuant jusqu’aux deux trônes, vingt mètres plus loin, avec un léger écart régulier. Sur la droite de la salle, une baie vitrée permettait de voir la cité. Les flammes la léchaient  par endroit. Apparemment, quelqu’un avait ordonné le bombardement. Houng observa quelques secondes la triste scène, avant de reprendre ses esprits et de tourner le regard vers les trônes.

Ils enjambèrent les corps de leurs frères, abrégeant par moment les souffrances d’un ou deux survivants. Sur l’un des deux trônes, une femme à l’air autoritaire, vêtu d’une grande robe verte, les cheveux en un chignon bien serré, régnait toujours sur cet empire. Les taches de sang ne gâchaient en rien la détermination à gouverner, de même que la froideur récente du corps de la déesse immortelle assassinée.

Quelque chose semblait illogique… Personne n’était sortit de la salle... Des derniers piliers, plusieurs tirs s’écrasèrent contre les jaffas du groupe. Houng se baissa, et tira sur le côté droit. C’était un piège, une embuscade désespérée. Ses soldats ripostèrent, et une vingtaine de secondes plus tard, tout était déjà finit. Le commandant se releva. La plupart de ses guerriers étaient morts, il n’en restait que trois. Les portes derrière eux s’étaient refermées.  Houng s’avança vers le trône sur sa gauche, là où la cruelle était morte. Il n’en croyait pas ses yeux. Seul un dieu pouvait vaincre un dieu… Et pourtant… Elle était bien là, morte, des tirs de lance-serpent l’ayant vaincu… Il regarda autour de lui. Un corps se détachait des autres. Il bougeait encore… Il portait une sorte de manteau vert par-dessus une armure jaffa. Ses cheveux tombant sur les épaules, il était blessé.

Cela ne se pouvait… Huangdi était en train de mourir, gisant sur le sol de la salle des trônes. Parmi les gargouillements de l’agonie de Huangdi, fils de son maitre, Houng réussit à entendre un mot, un seul : Shaodian . Le jaffa regarda autour de lui, cherchant des yeux le goa’uld. Il avait fuit. Il fit signe à deux de ses guerriers encore en vie de placer Huangdi dans le sarcophage, dans la pièce voisine.

 Tandis qu’il se refermait, Houng reçut une communication. Il saisit la petite sphère grise, et un visage y apparut.


-Houng, nous avons perdu le contact avec les gardes de la salle des anneaux, dit la voix dans la petite boule.

Ainsi donc, Houng avait échoué. Il regarda autour de lui, et fit signe à ses derniers soldats de le suivre. Il devait se hâter de rejoindre la salle des anneaux, non loin d’ici. Les troupes fouillaient surement le palais. La bataille était gagnée, mais pas entièrement.
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:48:18 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #5 le: 22 avril 2011 à 15:04:31 »
0
Chapitre V : Sombres pensées

Houng enjamba les corps de ses compagnons d’arme, sa lance prête à tirer. Autour des anneaux, les cadavres s’entassaient. Ils étaient tous morts, tous ceux étant restés. Le sang coulait lentement sur le sol, autour des corps, laissant voir l’échec du coup d’état. Shaodian avait dû s’enfuir. Il était trop tard pour lancer la poursuite, quelques minutes s’étaient écoulés, mais il était déjà loin. La bataille était gagnée, mais Houng allait devoir payer le prix de cette défaite.

Il retourna à la salle des trônes, où personne à part lui et les trois survivants étaient autorisés à pénétrer. Shen Nong n’était toujours pas là, s’assurant probablement de la réussite du renversement par l’armée levée par Houng . Ce dernier, accompagné de ses trois jaffas ayant survécu à l’embuscade, observait le cadavre de Rensi, sur son trône, semblant encore et toujours régner sur ce monde. Le commandant ne semblait pas comprendre. Ignorant, il regardait toujours, tentant vainement de comprendre.

Si les goa’ulds étaient divins, ils ne pouvaient mourir. Si les goa’ulds étaient vraiment immortels, comment expliquer qu’un de ces dieux soit mort, là, juste devant lui ? Comment une déesse pouvait-elle perdre la vie ? En bon croyant, il se disait que les goa’ulds pouvaient mourir, s’ils étaient tués par d’autres goa’ulds. Mais là, Rensi semblait avoir été tuée par des lances-serpents. Cependant, n’était-ce pas des armes bénies par les dieux ? Mais étaient-ils vraiment des dieux ? Et après tout, comment expliquer que deux dieux, Fuxi et Nüwa, ce soient rendus ? Peut-être Shen Nong l’avait-il utilisé avec sa magie pour être persuasif ?

Houng avait toujours eu une extrême foi, il avait élevé Chyan, son jeune fils, dans ses croyances et ses doctrines de la religion goa’uld, totalement ignorant d’un quelconque mensonge caché. Jamais Houng n’aurait pu imaginer une telle chose, mais pourtant, les questions défilaient dans son esprit. Des jaffas avaient tués une déesse. Ce n’était donc pas une déesse ? Avait-elle été affaiblit par un sortilège, une malédiction ou une autre attaque magique d’un dieu, de Shen Nong ou d’un autre membre de sa famille ?

C’était incompréhensible, son esprit était totalement embrouillé. Il était perdu, perdu dans ses pensées et dans sa réflexion, endoctriné depuis la naissance comme lui-même avait endoctriné son fils Chyan. Tout était confus, tout le monde dans lequel il vivait était bâtit sur la religion, en la croyance de Rensi, et désormais de Shen Nong. Comment tout cela aurait put être faux, comment un tel subterfuge aurait-il été possible ? Houng réfléchissait, évoquant des possibilités réelles sans se rendre compte qu’elles étaient fondées, son conditionnement l’empêchant de raisonner correctement.

Cela n’avait aucun sens pour lui, tout se mélangeait. Il ne savait plus quoi penser, il ignorait tellement. Cependant, les idées fusaient en lui. Shen Nong n’avait il pas promit une amélioration ? Mais était-ce un mensonge, car si les goa’ulds prétendaient être immortels mais pouvaient périr, cela voulait dire qu’ils avaient mentit. Mais les dieux ne mentent pas, et donc, s’ils pouvaient corrompre la vérité ainsi, cela aussi voulait dire qu’ils n’en étaient pas, puisque de vrais dieux ne peuvent mentir.

Mais que se passait-il ?

Shen Nong entra dans la salle, sans escorte, regardant rapidement en arrière pour vérifier que personne ne le suivait. Il avança rapidement jusqu’au corps de sa mère, l’examina rapidement, puis se tourna vers Houng et les trois autres guerriers, qui s’étaient mit à genoux. Le dieu les observa eux aussi brièvement, puis se tourna de nouveau vers le cadavre de Rensi, la tueuse. Silencieux, lui aussi se perdait dans ses pensées, réfléchissant à ce nouveau problème.

Sa mère n’était plus, mais c’était des tirs de lances-serpents qui avaient mit fin à ses jours, qui l’avait renvoyé de ce monde. Il ne fallait pas que les choses se passent ainsi, il ne fallait pas que le peuple apprenne cela. Le doute, le doute et l’insurrection, c’était ca l’avenir de son empire si la nouvelle d’une goa’uld tuée par des jaffas se répandait, une guerre civile.

Il allait falloir amputer la gangrène avant qu’elle ne s’aggrave. Ils n’étaient plus que quatre en vie à avoir vu le corps de Rensi, mutilé par les tirs. Il n’avait pas le choix, il ne pouvait pas laisser sa victoire s’évaporer par une révolte, ou même un nouveau coup d’état dont il serait la victime et non l’instigateur. Il avait là un grave problème à résoudre, et la solution envisagée était simple à mettre en œuvre, les quatre jaffas étant déjà à ses genoux… Personne n’en saurait rien, il suffirait de dire qu’ils sont morts lors de la bataille du palais…

Shen Nong observa les quatre jaffas, son regard s’attardant sur Houng. Ce jaffa lui serait utile, c’était le meilleur qu’il avait pu trouver, il l’avait destiné à être son prima, il avait commandé les troupes… Il ne pouvait pas tuer un tel meneur, le talent était si rare dans l’empire de Rensi, elle qui avait si mal fait les choses… Il ne trouverait nulle part un jaffa si aveugle et si doué… Mais peut-être l’était-il trop, il était intelligent, et dans un empire goa’uld, un soldat si important doté d’intelligence était une grande menace, c’était la porte ouverte aux idées ténébreuses et aux obscurs théories de la non-divinité, surtout avec le corps de sa mère à quelques mètres de là…

N’avait-il pas de jaffa pour succéder à celui-ci, un jaffa n’ayant rien vu de ce que renfermait cette salle ? N’y avait-il personne méritant de commander les armées ? Un de ses fils pouvait s’en occuper, mais il fallait un jaffa, il fallait donner une place importante au peuple pour donner un objectif au soldat : la garde suprême, et même le chef suprême des armées de Shen Nong… Un rêve pour les jeunes enfants, pour ses futurs soldats, une raison supplémentaire pour surpasser les limites…

Mais… Ce Houng… N’avait-il donc pas un fils ? Oui, il en avait un, il en était sur… Le dieu demanda à Houng de lui parler de sa vie, et le jaffa se contenta de répondre qu’il avait une femme et un fils, mais que sa vie consistait à servir la divinité qu’était Shen Nong. Il était décidément le prima rêver, entièrement aveugle… Mais il avait regagné la vue, il fallait le tué, il fallait abattre Houng et ses trois survivants. Il laissa les quatre jaffas à genoux puis sortit de la salle des trônes. Dans le couloir, une dizaine de soldats protégeaient l’entrée. Il ordonna à l’un des gardes d’aller chercher le fils de Houng, et celui-ci se hâta.

Le dieu revint à l’intérieur de la salle de l’horreur, de la salle risquant tant pour son nouveau règne. Il laissait le garde se débrouiller pour trouver le fils. D’après Houng, il répondait au nom de Chyan, et avait une quinzaine d’année. Il était jeune, mais Shen Nong le formaterait pour être son futur prima et succéder à son père, son imbécile de père qui aurait dût mener l’assaut ailleurs… Imbécile de jaffa, il fallait prendre des mesures désormais…

Shen Nong ramassa un zat sur le sol. L’arme était pleine de sang… Il devait se salir les mains apparemment, et à cause d’un jaffa… Il tira sur le corps de sa mère, faisant disparaitre le corps, désintégré. Il regarda le visage d’Houng… Son innocence n’était plus, ses idées étaient corrompus, c’était sûr… Il fallait détruire les idées malfaisantes, il fallait sauver son empire à peine acquis. Il fallait les tuer, tout les trois. Il n’avait plus le choix. Il leva de nouveau l’arme, mais vers l’un des quatre jaffas cette fois. Il tira. Son bras pivota légèrement sur la gauche pour en viser un autre, ne faisant guère attention à quel jaffa il tuait. Le second s’effondra sur le sol, endolorit. Il fut tué par un deuxième tir. Le troisième soldat tomba face contre terre, abattu par les deux tirs successifs. Le dernier se leva, reculant, mais n’ayant pas peur. Le châtiment divin allait s’abattre, mais il n’était pas aussi effrayé que les trois victimes précédentes. Il n’avait prêté aucune importance aux visages avant de voir ce comportement. C’était Houng. Il pointa sa lance sur Shen Nong. Son esprit était bel et bien tombé dans la folie, les idées de l’obscur l’ayant envahis, les ténèbres l’ayant corrompu.

La lance-serpent tomba sur le sol au premier tir de zat, de même qu’Houng, choyant sur le dos. Il croisa le regard avec celui de son dieu. Il fallait amputer la gangrène, il fallait amputer la gangrène, les idées malfaisantes ne pouvaient se répandre, son nouveau royaume ne pouvait permettre la trahison d’un fou. Ce jaffa menaçait à lui tout seul la stabilité de cet empire si récent, il fallait l’éliminer, le tuer, le détruire, l’éradiquer, il le devait, il n’avait pas le choix. Il était triste de gâcher ce talent, mais si plaisant d’avoir le pouvoir, de décider qui doit vivre et qui doit mourir.

Il fallait amputer la gangrène, il le fallait ! Il ne prendrait que peu de plaisir, il ne faisait que sauver le nouveau règne. Le second tir heurta le torse d’Houng, le dégout se dissipant de son visage pour laisser seulement un regard vide, un regard fou, et la satisfaction de l’élimination du danger.

Tout était finit, la menace était éradiquer. Shaodian s’était enfuit, mais il serait détruit lui aussi, il le tuerait, lui aussi périrait. Il le fallait !

Lentement, il s’avança de nouveau vers la baie vitrée. Il regarda rapidement la cité. Les temples en l’honneur de sa mère seraient abattus, les fortifications renforcés, les lois réformés, l’armée rénovée, l’agriculture inventée, la médecine développée, les bêtes des forêts du nord chassées. Cet empire serait agrandit… Cet empire… Cet empire était à lui…
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:48:26 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Shen Nong

  • Esclave
  • *
  • Messages: 8
Re: Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #6 le: 22 avril 2011 à 15:09:31 »
0
Épilogue

Chacun des six premiers chevrons s'étaient enclenchés. Le cercle divin tournait encore, cherchant au loin symbole permettant l'activation de la porte d'arrivée. Quelques secondes de plus passèrent. Les soldats étaient prêts à tirer sur chaque soldat, chaque horreur de la galaxie pouvant traverser. Tous étaient prêts à faire leur devoir, leur service pour la patrie. Tous étaient prêts à mourir, à tomber dans l'autre monde pour le pays, pour Shen Nong. Enfin, le septième se verrouilla. Dans le large espace de l'anneau, le vortex se forma. Les vagues bleus se propagèrent à sa surface, baignant de lumière la clairière du petit bois du sud dans l'aube naissante.

A à peine un kilomètre d'ici, Nia Cha Li, commençait à jeter son ombre sur la petit forêt, la pyramide se dressant haut dans ma ciel. Deux planeurs de la mort passèrent au dessus des dix gardes, observant la porte avant de s'éloigner, se préparant déjà à revenir afin d'appuyer les forces au sol. Deux silhouettes traversèrent la grande flaque des êtres suprêmes. Les lances ne s'abaissèrent pas. Malgré la lumière de l'anneau, il était encore un peu dur de bien distinguer l'uniforme des nouveaux venus. Était-ce des ennemis venu tenter d'assassiner le tout puissant?

Ils se tenaient fièrement, portant chacun dans leur main droite une lance-serpent, pas tout à fait verticale, mais quelque peu inclinée. Ils n'avaient pas de casques, juste des cheveux courts pour l'un et des cheveux attachés en une sorte de tresse pour l'autre, revenant sur son torse en épousant joliment son épaule. Cette partie de l'armure sur laquelle reposait la tresse de l'un des deux guerriers, justement, était plus arrondie que la normale, se prolongeant de quelques centimètres sur le bras. La lumière bleutée laissait tout de même voir que la cote de maille était argentée, et non pas d'un gris terne comme pour certains empires. La plaque protectrice du torse, des bracelets, des épaules et des bottes, ainsi que la sorte de jupe (à l'exception de quelques bandelettes métalliques argentés), était recouverte d'un épais cuir marron. Sur le torse de chacun des soldats, invisible aux gardes de la porte de part l'obscurité encore présente de la nuit s'évaporant, mais tout de même bien présent, les noms des deux arrivants étaient gravés, de même que le symbole du dieu qu'il servait. Les fronts portaient le symbole eux aussi, deux cornes de bison encadrant une feuille, probablement du thé. Il s'agissait donc de jaffas au service de Shen Nong.

Les deux soldats descendirent les trois marches de pierre qui s'offraient à eux, surélevant le cercle des puissances supérieures, et attendirent. Il ne s'était écoulé que cinq ou six secondes depuis que les deux jaffas étaient arrivés. Les gardes avaient baissés leurs armes, ayant identifié les alliés. De nouveau, une silhouette traversa la porte, portant quelque chose dans son dos. Il avança rapidement en descendant les marches, portant quelque chose de plat dans son dos. Un second jaffa arriva, portant l'autre bout de la civière. Ils étaient vêtus de la même façon que les douze autres. Un bras pendait entre les deux nouveau arrivants, inerte. Était-il inconscient, était-il mort? Mais surtout, qui était-ce? Il ne portait pas d'armure, uniquement ce qui semblait être une grande robe blanche tachée de sang. Un cinquième fit son apparition, portant lui aussi une armure de Shen Nong. Cependant, le cuir de son armure était noir et non pas marron, et il portait un grand casque représentant une tête de bison, les deux cornes menaçantes. Les gardes de la porte des étoiles posèrent chacun le genou droit à terre, posant la lance à terre, à quelques centimètres des mains. Il était de coutume pour chaque soldat de s'agenouiller devant les plus grands guerriers de l'empire, ayant eu l'honneur de protéger le tout puissant et de mener d'importantes missions pour lui.

Celui qui était donc un membre de la garde personnelle de Shen Nong s'avança pour prendre la tête du petit groupe et fit signe à ses quatre soldats de la suivre, marchant rapidement. Ils avancèrent vers le sentier menant vers Nia Cha Li, et de là ils prendraient un Teltak pour rejoindre la demeure du seigneur Shen Nong. De chaque côté du petit chemin, la forêt. Les trois soldats ayant les mains libres, dont celui de la garde suprême, étaient prêts en cas d'embuscades. Même si ils étaient désormais dans leur pays, sur leur monde, ils n'en restaient pas moins méfiants. Le bois semblait constitué essentiellement, totalement même, de conifères. Derrière chaque branche, une ombre pouvait se dresser.

Ils arrivèrent donc à Nia Cha Li sans problèmes, sans escarmouches et sans pièges, au bout d'une dizaine de minutes de marche. Ils pénétrèrent dans la pyramide, les gardes s'agenouillant et posant leurs lances à terre devant celui qui comptait parmi les meilleurs de l'empire. Ils marchèrent quelques minutes de plus jusqu'aux hangars, et réquisitionnèrent rapidement un vaisseau cargo et deux planeurs de la mort comme escorte ainsi que les trois pilotes nécessaires. Les trois vaisseaux décollèrent après une très légère attente, s'envolant vers Chen, la plus grande et la plus belle des cités de Chen Yan et puissant bastion du royaume de la dynastie de Shen Nong, plus connu sous le nom de dynastie Jiang.

Les trois appareils survolèrent les quelques centaines de mètres de la petit forêt restants, avant de passer au dessus de prairies d'herbes vertes pendant quelques kilomètres. De multiples troupeaux de bisons étaient présents, leur population en hausse constante, puisque cet animal était sacré et donc interdit à la chasse. La paysage changea quelque peu ensuite, puisque les vaisseaux étaient désormais au dessus de champs divers, où l'on cultivait de nombreuse vivres pour le dieu, pour la capitale, pour les villages voisins qui n'auraient éventuellement pas de bonnes récoltes, et pour pouvoir tenir des sièges. La guerre était encore présente. Dix-sept ans s'étaient écoulés depuis que Rensi fut tué, d'après les histoires naissantes, dans un duel épique contre Shen Nong. On racontait qu'il avait tué un millier de fous ayant suivit la déesse des ombres avant de la combattre elle, la meurtrière. On disait, dans chaque bourgade, que Shen Nong avait  donné un violent coup de poing à Rensi dans le torse, et que sa main avait traversé son corps avant de revenir, tenant fermement entre ses doigts le divin cœur noirci de sa mère, qu'il écrasa, achevant ainsi la cruelle.

Les champs, bientôt prêts à être labourés, s'étalaient encore sous le cargo et ses deux chasseurs. Une minute passa, et les trois vaisseaux survolèrent une grande muraille, haute d'une dizaine de mètres, puis les habitations de la ville de Chen. L'architecture n'avait pas changé depuis le changement de pouvoir, à l'exception des réparations des dégâts faits pendant la révolte. Les nombreux dommages provoqués par la guerre civile ayant suivit avaient eux aussi été réparés, puisque la guerre s'en était allée loin, hors des terres de Chen Yan, sur de multiples mondes neutres où la traque du félon s'était poursuivie. Cependant, même si l'architecture était quasi-identique, la cité semblait avoir retrouvée des couleurs, ainsi que sa prospérité. Son modèle pinia calata toujours présent, n’empêchait apparemment pas les habitants de reprendre des vies normales, gardant un certain ordre dans la hiérarchie sociale.

La teltak et les escorteurs arrivèrent près d’une demeure immense, passant sur l’un des côtés avant de commencer à tourner autour. La grande maison, ou plutôt le palais, avait le même style d’architecture que le reste de la ville. Elle était immense, et protégée par de hautes murailles semblables à celles entourant la ville, y compris le côté donnant sur une falaise dans laquelle une cascade se déversait. L’endroit était magnifique. Le canyon semblait être profond d’une centaine de mètre, long d’une trentaine de kilomètres, et large d’une trentaine de mètres. De l’autre côté, des prairies verdoyantes ornés ci et là de quelques arbres, des troupeaux de bison s’y étant apparemment installés. La demeure dominait le canyon, et de sa hauteur la cité. Shen Nong dominait Chen. Le palais semblait haut d’une vingtaine d’étages, sans compter les trois passages secrets, et les hangars souterrains des planeurs de la mort et des teltak.

Ils descendirent, et commencèrent à passer dans le canyon. Ils ralentirent, avançant vers une grande porte métallique dans la paroi rocheuse, juste en dessous du palais du dieu. Deux canons de chaque côté étaient pointés vers eux. Quelques secondes passèrent en avance lente, et la porte commença à s’ouvrir, se déplaçant latéralement pour laisser pénétrer les vaisseaux dans ce qui semblait être une immense base aérienne souterraine. Ils entrèrent, puis avancèrent afin de se poser. Il n’était pas nécessaire d’aller plus loin, les appareils devaient retourner à Nia Cha Li. Les deux porteurs de la civière, les deux soldats et le membre de la garde suprême Jiang descendirent du Teltak, et se dirigèrent vers le bout du hangar.

Ils arrivèrent dans une salle, gardée par quatre jaffas, et avancèrent dans un cercle dessinée sur le sol. Ils se serrèrent un peu pour pouvoir tours rentrés, et le garde de Shen Nong fit signe à l’un des soldats protégeant le secteur d’activer le phénomène attendu. Plusieurs anneaux sortirent du sol, enfermant les cinq jaffas et la personne sur la civière, les empêchant de sortir. Une lumière blanche, aveuglante, se produisit, et les anneaux descendirent dans le sol. Ce n’était plus la même salle. Désormais, ils étaient dans une pièce réservée à la même chose, mais au dernier étage du palais de Shen Nong. Ils reprirent leur marche rapide, la seule présence du soldat au casque bison suffisant à empêcher un contrôle d’identité. Ils se hâtèrent dans le couloir, et arrivèrent très rapidement devant une double porte, très grande, gardée par deux soldats au casque en forme de bison. Ils ouvrirent les portes pour les cinq arrivants, qui ne se firent pas prier pour entrer.

A chaque pilier formant l’allée qui menait au trône de Shen Nong, un garde bison se dressait telle une sentinelle. Le sol de marbre était luxueux, tout comme les vêtements du dieu qui les regardait, après s’être détourné de la baie vitrée. Vêtu d’une grande cape vert foncé, apparemment posé par-dessus un pantalon et une chemise d’un tissu très fin d’un blanc pâle, le seigneur s’éloigna du paysage de la ville de Chen pour revenir vers son trône. Il ne semblait pas apprécier que l’on vienne le déranger dans ses pensées. Il monta les trois marches menant à son trône, sans dossier, semblables aux sièges de la Rome antique, et s’installe. Il appuya sa cheville droite sur sa jambe gauche, et observa les derniers mètres parcourus par les cinq jaffas. Ils mirent la civière sur le sol, et posèrent tous un genou à terre, gardant leur lance pointé vers le plafond. Le fait qu’ils ne déposent pas leurs armes était simple : face à un garde bison, les soldats « standards » devaient poser la lance au sol dans le salut, mais pour le dieu, il fallait la pointé fièrement vers le ciel pour montrer au maitre que même en étant à ses pieds, chaque soldat était prêt à abattre l’ennemi. Il s’agissait simplement de devoir. Nul jaffa n’aurait pu prendre le risque de perdre une seule seconde pour défendre son dieu.

Shen Nong continua de regarder, et fit un léger signe de la main droite. Le soldat de la garde personnelle leva sa main gauche et l’amena sous la corne du même côté, appuyant sur un bouton caché. Un léger bruit métallique se fit entendre pendant quelques secondes, et le casque se plia dans divers sens dur à comprendre, avant de se ranger dans le dos de l’armure. En apparence, il semblait désormais improbable qu’un casque puisse se caché dans l’armure. Les cheveux court, les yeux noirs et bridés, de fines lèvres, des sourcils soignés, le visage séduisant, le jaffa se leva. Il souleva le drap par-dessus le corps sur la civière, et s’écarta d’un pas pour que son dieu puisse observer.

Shen Nong se leva, descendit lentement les trois marches, et à la même allure s’approcha du cadavre, observant minutieusement la tête de celui qui, enfin, était mort. Le maitre était surprit. Il observa le garde bison qui avait fait tout ce chemin avec quatre soldats, afin de lui montrer la dépouille. Sa marque dorée était celle qui l’avait le plus servit depuis ce que Shen Nong voyait comme « la trahison d’Houng ». Un sourire se dessina légèrement sur le visage du dieu. Enfin, enfin son royaume connaitrait la paix.


-Mon seigneur, la guerre est finie, dit Chyan.

Oui, tout était finit pensa le dieu. Désormais, le clan Jiang allait pouvoir s’agrandir en paix. Désormais, Shen Nong n’était plus contesté. Ce conflit s’en était allé, et désormais, nul ne pourrait dire le contraire, le véritable règne incontesté de Shen Nong venait de commencer.
« Modifié: 22 janvier 2012 à 02:48:33 par Enki »
Shen Nong, souverain de Chen Yan et de la dynastie Jiang,
Dieu de l\'agriculture et de la médecine, fondateur du commerce sur de nombreux mondes.

Hors ligne Kesh_Nar

  • Modérateur Global
  • Prima d'un Grand Maître
  • *****
  • Messages: 418
  • "Le Savoir, c'est le Pouvoir. Il faut le garder"
Re : Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #7 le: 25 janvier 2012 à 17:23:47 »
0
En avant, compagnons!

1/Cohérence :
J'ai rien vu de mauvais. Y a pas eu d'incohérence selon moi, même s'il est vrai qu'on a pas vu le début du début de la famille^^

2/Expression :
J'ai quand même vu quelques fautes. Rien qui ne gêne lors de la lecture, loin de là!

3/Intérêt :
Le style encore différent des autres rp est plaisant. J'ai pu le lire d'une traite, preuve que c'est intéressant^^

4/Cheminement :
Rien à redire, pas de truc trop énorme ou du même genre.

5/Appréciation globale :
J'ai bien aimé : à part 2-3 passages qui étaient légèrement plus faciles à prévoir que le reste, ou qui étaient plus "lents", j'ai trouvé ça agréable à lire.


1/Cohérence : 9/10

2/Expression : 8/10

3/Intérêt : 9/10

4/Cheminement : 9/10

5/Appréciation globale : 9/10


Note finale : 8.8/10


Guerre, Apôtre de l'Ombre des puissants Kiengis sous l'égide de l'Être Suprême.
Le bras armé de l'Être Ultime.

Hors ligne Typhon/Bastille

  • Inquisiteur, juge et pleins d'autres choses...Joueur en l'occurence..
  • Modérateur Global
  • Prima d'un Grand Maître
  • *****
  • Messages: 390
  • C'est pas moi qui paume, c'est pas moi qui cherche
Re : Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #8 le: 25 janvier 2012 à 18:52:47 »
0
Bonjour mes camarades!

1/Cohérence:Ma foi ,ton RP est parfaitement cohérent avec le RP de lancement ,si ce n'est que j'aurais bien aimé connaître ,aussi brièvement fut-il, les débuts de la dynastie de ton personnage...

2/Expression:Bonne orthographe=>Rien à dire si ce n'est cette petite faute d'accord
Citer
nombreuse vivres
=>
Citer
de nombreuseS vivres
Cependant attention à ne pas faire de phrases trop longues car le lecteur "de noie" un peu dans certains passages.
Le début est difficile à comprendre mais prend tout son sens arrivé vers la fin du récit.

3/Intérêt:Excellente idée la guerre civile chez les goa'ulds...Tu fais ressortir le côté le plus mauvais des goa'ulds (déjà qu'ils ne sont pas réputés pour leur gentillesse) , ce qui nous permet de vivre vraiment ton histoire.
La descriptions des uniformes au débuts est plaisante et jette le décors.

4/Cheminement:Excepté le début qui n'a que peu de lien avec la suite ,mais qui prend tout son sens une fois avancé dans l'histoire (je sais je ressasse) ce pourquoi je ne pénaliserai pas , l'histoire chemine de manière logique=>Rien à dire.

5/Appréciation globale:De bonnes idées (guerre civile) ,de bonne descriptions qui nous permette de bien nous imprégner de l'histoire (descriptions des combats dans le palais=> géniales) ,descriptions des paysages fortes plaisantes , bonne idée pour l'épilogue ,ce qui nous montre bien la fin de ton RP et le début de futures aventures pour ton personnage , aventures TRÈS attendues...

Notes:

1/ Cohérence: 8,5/10

2/Expression: 9/10

3/Intérêt:  9,5/10

4/Cheminement: 9/10

5/Appréciation globale: 9/10

NOTE GÉNÉRALE: 9/10

Celui qui maitrise l\'histoire maitrise l\'univers.
Sur sagittaire Typhon Inquisiteur de sa majesté Siko'o le Grand.
Bastille sur centaure , juge du conseil des Grands maitres...

Hors ligne Déesse Naerwen

  • Soldat de la Garde Personnelle
  • ***
  • Messages: 201
    • Palais de la Déesse Naerwen et siège de l'empire Rean
Re : Concours n°1 - Shen Nong
« Réponse #9 le: 28 janvier 2012 à 09:51:33 »
0
Bonjour la compagnie.
Alors, voici mon verdict :

1- Cohérence : Je n'ai relevé aucune incohérence, le RP est écrit dans le respect des consignes et il me semble que le lien avec le récit fondateur est suffisant. Rien d'autre à dire.

2- Expression : J'ai adoré lire ton RP, j'aime ton style, bref un RP agréable à lire.
MAIS beaucoup trop de fautes ! J'en ai relevé environ 70 !!!
Par exemple, tu te trompes souvent entre le "é" et le "er" plus les fautes d'accord entre autres...

3- Intérêt : J'ai trouvé ton RP très intéressant, je l'ai lu avec beaucoup de plaisir, deplus, je trouve que le début contient une grande morale applicable à notre époque : les maladies dûes à la pollution des eaux ou le mauvais partage des ressources. Je dis que c'est parfait ^^.

4- Cheminement : Rien à dire.

5- Appréciation globale : Je pense que ce que j'ai dis dans les parties précédentes est tout à fait suffisant.

Citer
Note #1 : 10/10
Note #2 : 5/10
Note #3 : 10/10
Note #4 : 10/10
Note #5 : 8/10


MOYENNE : 8.6/10

PS : Pour Bastille : si ce n'est qu'on ne dit pas "de nombreuses vivres" mais "de nombreux vivres". Eh oui ! "vivre" est masculin (le vivre et le couvert ==> la nourriture et le logement)
« Modifié: 29 janvier 2012 à 14:20:33 par Déesse Naerwen »