Auteur Sujet: Concours N°1 : Killian  (Lu 69 fois)

Hors ligne Killian

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Concours N°1 : Killian
« le: 20 novembre 2011 à 22:27:12 »
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Acte I : La naissance d’un dieu


Depuis la commencée des expériences du machiavélique Siko’o, les cadavres des cobayes ne se comptaient plus.
Leurs restes putréfiés étaient empilés dans les caveaux des laboratoires sikoniens afin qu’ils puissent resservir dans de nouvelles expériences tout aussi sadiques.
Si ce n’était pas le cas, les débris organiques étaient pulvérisés par des températures extrêmes pour qu’il n’en reste aucune trace.
En attendant, les dépouilles s’accumulaient dans les bas-fonds des instituts de recherche siks.

Néanmoins, au sein de ces caveaux, où régnait une odeur nauséabonde et mortelle, une empreinte de vie résidait : elle correspondait à une larve goa’uld qui avait échappé au funeste destin qu’il lui était normalement réservé.
Mais son état en disait bien long sur la détermination que faisait preuve le seigneur Siko’o durant ces recherches.
Les souffrances physiques ont influé sur sa mémoire, lui faisant même oublier son propre nom.

Meurtri, fatigué et couvert de plaies encore suintantes, la larve se fraya un passage à travers les boyaux bouillis de l’humaine qui l’hébergeait, tout en ingurgitant ce qui était encore consommable pour qu’il puisse récupérer plus rapidement.
Les locaux ayant servis, la crasse avait fini par ronger les parois, laissant ainsi la liberté à la larve de s’enfuir.

En restant dans une voie de ventilation, il analysait les lieux et les êtres qui passaient dans le but d’obtenir son nouveau moyen de transport.
Il prit possession d’un nouveau corps dont les capacités physiques et sociales étaient satisfaisantes.
Il explora le laboratoire de fonds en combles, en espérant y trouver d’avantages de renseignements sur Siko’o, ses moyens ou ses réponses sur ses origines.

Les trouvailles ne furent pas aussi fructueuses qui ne le pensait en ce qui concernait le chercheur et encore plus en ce qui le concernait personnellement mais il en avait appris suffisamment sur sa technologie.
Il se résolut donc à oublier sa précédente vie afin d’en bâtir une meilleure sur de nouvelles bases.



Acte II : Vers l’infini et l’au-delà !



N’ayant plus rien à faire, le goa’uld quitta Sikonia en quête de son avenir.
Le seul hic, c’était lorsqu’il quitta l’atmosphère de la planète, il fut incapable de diriger le chasseur qu’il avait subtilisé.
En effet, la mémoire lui faisant défaut, l’instinct de pilotage n’était pas si instinctif que ça. Pour compliquer la chose, un champ d’astéroïde se trouvait droit devant lui.
Il esquiva tant bien que mal la plupart des rochers galactiques mais l’un d’entre eux heurta l’aile droite de l’appareil.
Il se posa en catastrophe, ou plutôt se crasha sur une planète proche et perdit conscience.


A son réveil, le goa’uld vit que le réceptacle humanoïde n’avait pas trop d’égratignures.
Il constata également que le vaisseau avait atterri dans une étendue d’eau, ce qui avait adouci l’atterrissage.


En descendant de l’appareil, le goa’uld s’aperçut que ce n’était pas une étendue d’eau mais une sorte de marais d’où jaillissait du gaz sulfurique.
Il n’eut seulement besoin que d’un léger saut pour arriver sur la terre ferme.
Cette planète ne semblait pas très accueillante : le ciel d’un rouge crépusculaire ressemblait à un océan de magma qui se perdait à perte de vue, la végétation n’était pas abondante et ce qui aurait pu l’évoquer correspondait à des sortes de grands arbres d’une consistance un peu graniteuse dont l’écorce paraissait encore plus tranchante que les dents des carnassiers qui peuplaient non loin de là.
Le goa’uld ne resta pas longtemps dans les horizons, de peur d’être remarquée par la faune locale.
Mais de part son inhospitalité toute particulière et de son climat hostile, le goa’uld appréciait fortement cette planète, dont le nom lui était encore inconnu.


Pour survivre,  il s’était permis de confectionner une faux dont la pointe était constitué de l’écorce incurvée précédente, au cas où l’arme énergétique que son conteneur humanoïde possédait ne marcherait pas sur l’épiderme des créatures.
Une d’entre elles, le voyant, aussi jeune soit-elle mais dépassant tout de même les trois mètres de haut, ne tarda pas à assimiler le goa’uld pour de la nourriture.
La rage bouillonnant en lui le galvanisant, le goa’uld n’eut aucun mal à se débarrasser de l’assaillant en plantant la faux depuis la gueule ouverte de la bête, dégoulinante de bave, jusqu’à son bulbe rachidien puis retirer sa faux dans le sens inverse.
L’hémorragie a de suite tué l’animal et le goa’uld en profita pour se remplir la panse mais s’il savait au fond de lui-même qu’il n’en aurait presque pas besoin.


Plus tard, il croisa la route d’un autochtone à l’apparence humaine qui travaillait la terre, ou du moins, ce qui semblait en être.
L’autochtone, d’un air ahuri, l’observa du bas des pieds jusqu’au sommet de crâne en se demandant probablement qui était cet individu.
Le goa’uld engagea la conversation en constatant le fait qu’il n’était pas très malin :


‘’Bonjour ! Je me suis crashé non loin de là avec mon vaisseau dans l’un des marais que comptent cette planète et je cherche un village afin de me reposer. Y en aurait-il un par hasard ?’’ dit-il posément.
-   ‘’Un marais ?’’, dit l’autochtone d’un air benêt.
-   ‘’Oui … un marais ! Vous savez ce que c’est : un endroit où s’accumule des eaux stagnantes ou de la vase entouré normalement d’une végétation tels que des roseaux. Mais j’ose penser que cette forme de végétation n’existe pas ici.’’ dit-il l’air agacé.
-   Ah oui ! Vous voulez dire le vide-merde des krugashs, les grosses bêtes avec les dents toutes pointues ? Ha ha ha !

Il avait déjà commencé à rire lorsqu’il avait prononcé le mot ‘’vide-merde’’.
Le goa’uld le regarda d’un air fixe, sans broncher.


-   Vous n’êtes pas très drôle, monsieur ! Vous savez, cette comparaison fait rire pas mal de mes camarades ! dit-il l’air convaincu.
-   Je n’en doute pas. Je pense surtout que tous vos ‘’camarades’’ doivent être aussi sensé que vous.   
-Sensé ?
-Intelligent.
-   Ah oui ! Vous avez bien raison de dire ça, monsieur ! Je vais d’ailleurs vous mener jusqu’au village le plus proche, monsieur. Ça prend pas longtemps, vous verrez.
-   Je l’espère.

L’autochtone passa devant. Le goa’uld ne prit pas la peine de l’étudier, en sachant profondément que son interlocuteur était un total abruti en raison de ses lacunes littéraires.
Après un certain temps à avoir marché, l’autochtone lui montra du doigt au loin ce qui semblait être un village.
Le goa’uld, n’ayant plus besoin de ses services, le jeta par terre et lui éclata la tête avec son pied.
Le sang jaillissait de son cou comme si on égorgeait un porc quand on veut l’abattre : même si le corps crachait du sang à profusion, il gesticulait comme un poulet décapité.
Puis le goa’uld prit la direction du village, en laissant le corps sanguinolant de l’autochtone qui ressemblait à un morceau de viande tendre que les krugashs ne se privèrent pas de savourer.




Acte III : Renommée



Le goa’uld arriva finalement à destination : il s’agissait de Vladatos. Bien que presque entièrement peuplé de paysans et d’artisans, le village était d’une taille assez conséquente.
Un des habitants le vit arriver et engagea la conservation :


-   Bienvenue à Vladatos, cher étranger ! Je suis Divnar. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
-   Un concours de circonstance.
-   Si vous voulez passez la nuit, il faut que vous sachiez qu’il n’y a pas vraiment d’auberge. Alors je vous propose de dormir chez moi.


C’est alors qu’on entendit une cloche sonner à coups réguliers.

-   Qu’est-ce que c’est ?
-   Le seigneur Killian va choisir de nouveaux hommes ainsi qu’un nouveau prima.
-   Un nouveau prima ?
-   Oui. Il a succombé lors d’une expédition : un groupe de nos mineurs ne cessait de creuser depuis quelques temps un filon de naquada. Le seigneur Killian a envoyé ses meilleurs hommes non corrompus dont son prima pour lui faire parvenir si l’un des mineurs dérobé du naquada car nous observions des erreurs sur la quantité trouvée et la quantité rapportée. Et puis, il y a un éboulement pendant que nos mineurs creusaient et personne n’avait survécu. Depuis cet incident, il n’a qu’à sa disposition que des novices sans ardeurs aux combats et recherchent des recrues motivés.
-   Quelle opportunité ! Je postulerai pour le poste alors.
-   Vous allez devoir participer au tournoi où tous nos valeureux guerriers se battront. Vous êtes sûr de ce que vous faites ?
-   Je sais ce que je veux.


Autour de la place publique, on criait déjà le nom des favoris : Prézia, Ielmet, Zarkoch, Zaretin, Arias. Tous les participants, au nombre de 16, se pavanaient au milieu de la place sauf notre ami goa’uld. Les combats eurent lieux. On ne sait si c’est grâce à sa force surhumaine, sa tactique irréprochable ou tout simplement sa rage fulgurante mais le goa’uld terrassa ses adversaires d’une rapidité déconcertante, sous les bouches ébahies de la population et les yeux pétillants de Killian. Le tournoi prit fin et le goa’uld fut choisi sans hésitation.

On l’emmena au temple des sublimations pour le nommer prima avec toute la cérémonie nécessaire à sa nomination. Le seigneur Killian l’avait fait construire pour inaugurer de grandes cérémonies surtout en son honneur. Et pour raisons de sécurité, il fit installer des dispositifs technologiques qui permettaient aux appareils énergétiques de ne pas fonctionner afin d’éviter quelques attentats à sa personne.

Sachant cela, le goa’uld avait pris ses dispositions. Le seigneur Killian y entra, escorté d’une demi-douzaine de gardes et accompagné de son nouveau champion. Les portes se fermèrent avec résonance et on prit le temps de les sceller afin d’éviter que quelqu’un de l’extérieur n’importune la cérémonie.

Le seigneur Killian arriva le premier devant l’autel sacré et ferma les yeux pour méditer quelques minutes juste avant le début de la cérémonie. Les gardes vinrent à leur tour, et comme leur maître, ils se tournèrent vers l’autel, devant lequel ils s’agenouillèrent. Le goa’uld, qui traînait un peu, les observa tout en restant en retrait. Personne ne fit attention à lui. Il sortit alors posément plusieurs objets qu’il l’assembla par la suite pour former sans grand mal sa faux. Le seigneur Killian, ayant fini sa méditation, se retourna vers le goa’uld et fut parcouru d’un frisson de terreur à la vue de la faux et de son porteur, dont les yeux traduisaient la rage immense que dissimulait le champion.

Les gardes, bien qu’armés de lances, furent aussi tétanisés par ce terrifiant personnage jusqu’à ce que leur maître leur dise de se saisir de l’individu. Le goa’uld fonça sans hésitation à la rencontre de ses assaillants et s’en suivit un combat sanglant, seulement du côté des gardes. Il se débarrassa d’eux aussi facilement que les combattants du tournoi. Le seigneur Killian était terrifié par ce démon et chercha à fuir en pensant à le contourner mais la prestance du personnage l’empêcha d’avancer vers lui. Il n’eut choix de détresse que de se cacher derrière l’autel. Le goa’uld regarda l’air déçu cette homme se comporter comme un gamin apeuré. Il s’approcha de l’autel et le prit par le cou. Le seigneur Killian, terrifié, sombra dans l’inconscience. Le goa’uld en profita alors pour changer de corps avec celui de Killian avant de couper la tête à son précédent incubateur.

Les gardes de l’extérieur, qui avaient entendu les cris de la bataille, s’empressèrent d’ouvrir les portes scellées du temple avec vigueur. Sur les lieux, les gardes et les villageois découvrirent les cadavres des gardes qui jonchaient le sol de l’édifice sacré. Au milieu de ces masses inertes, se dressait celui du seigneur Killian,  impassible, l’air pensif et fixe. Puis, il regarda en direction des nouveaux arrivants et dit posément :

-   Celui que j’avais choisi comme futur prima a essayé de m’assassiner. Mais, il ne savait à qui il avait à faire et j’ai pu voir la peur dans ses yeux quand il a su de quoi j’étais capable. Les autres sont morts en accomplissant leur devoir. En raison de cet évènement, je me dois de recourir à une politique plus ferme vis-à-vis de la population afin que cet évènement ne se reproduise plus.

Les villageois s’empressèrent de répandre la nouvelle après l’annonce du seigneur Killian et les gardes retirèrent les corps du temple.
Restant isolé, il songea à sa nouvelle identité. Killian, Killian,  … Oui, ce nom lui convenait. Sa consonance se gravait dans l’air avec aisance et il était simple à retenir autant pour ses alliés que pour ces ennemis. Cet être hors du commun ne convoitait qu’une chose : Siko’o. Il sentait que l’accomplissement de son destin allait se préciser lors de la mort de ce véritable dieu.
Bientôt, la galaxie Sagittaire se verra conquise par le plus terrifiant des seigneurs qu’elle n’aura jusqu’à sa fin : KILLIAN !