Première partie : Un chant sur le départ
Le jour se lève.
C’est l’heure de partir.
Aucun doute en moi ne s’élève.
Le départ n’est jamais triste.
Il ne s’accompagne jamais de peur.
L’hésitation, jamais n’existe.
Je quitte les miens.
Ordre, discipline et combat.
Sont nos lots quotidiens.
Il est ainsi et c’est normal.
C’est mon dieu.
Je suis son vassal.
- Chant des jaffas du seigneur Kyann -
Je hais ce chant.
Je suis Eyhdolon, responsable des forces sur la planète Kohern. Aujourd’hui, je me lève… je suis triste et apeuré.
Vivez-vous encore dans l’illusion ?
Je sais ce qu’il en est des Goa’Ulds. Ce chant évoque le dévouement des jaffas pour leur dieu, des hommes sans crainte ni peur. Si seulement ils savaient. Ils se lèveraient dans le même état que moi.
Sur cette planète, j’ai réunis tous les anciens serviteurs de Kyann convaincus, eux aussi, de sa non-immortalité. Nous allons tenter de le tuer pour libérer notre peuple de son oppression.
Je vous ai fait part de mes états d’âme, mais je ne me suis pas expliqué. La tâche que nous nous sommes imposés est plus que périlleuse. La probabilité que nous n’en revenions pas est élevée. Et c’est peut-être la dernière fois que je vois les miens, cependant c’est pour eux que je fais ça.
Kyann ne sait pas quels sont nos plans. La surprise est notre seul espoir. Nous disposons d’un seul vaisseau hat’ak ainsi qu’une flotte très réduite de bombardiers et de chasseurs.
Les aurevoir sont courts. Le décollage est rapide. La planète est de plus en petite. C’est bon, nous avons quitté l’orbite. L’hyperespace est enclenché. Le voyage est bref…trop bref.
Ah problème ! Les coordonnées étaient bonnes pourtant…
Deuxième partie : La rencontre d'un nouveau départ
L’ordinateur du vaisseau n’était pas en mesure de définir leur position. Il semblait ne pas reconnaitre la position des étoiles. Eyhdolon et tous ses hommes comprirent rapidement qu’ils n’étaient pas dans leur galaxie.
Dans la salle de contrôle, le silence régnait en maitre. Personne n’osait s’y opposer. Tous contemplaient les nouveaux astres qui composent maintenant leur nouvel espace.
Leur attention fut détournée par le radar du vaisseau.
…………Rapport d’analyse…………
…………Vaisseau hat’ak en approche détecté…………
La réaction pour laquelle ils optèrent fut la surprise. Eyhdolon prit la parole :
- Comment est-ce possible ? Des Goa’ulds dans cette galaxie ? Refaites une analyse.
Le contrôleur fit quelques vérifications et répondit :
- C’est bien un vaisseau de type hat’ak. Il semble cependant ne pas être le seul vaisseau.
- Nous ne sommes pas de taille, notre seule chance est la fuite. Passez en hyperespace !
Après quelques tentatives infructueuses, le pilote s’exclama :
- L’hyperespace est défectueux, rien ne marche.
- Les vaisseaux se rapproche, ils se préparent à attaquer, informa le contrôleur.
- Qu’en est-il des boucliers ?
Le pilote regarda Eyhdolon, il comprit que seul un miracle aurait pu les sortir de cette situation.
Eyhdolon riait intérieurement, elle avait belle allure leur rébellion. Il sursauta à cause du cri du contrôleur :
- Yaaah ! Les vaisseaux ennemis sont en train de se faire anéantir.
Effectivement, sur le radar, on pouvait les voir disparaître les uns après les autres. Seulement, il y avait forcément quelqu’un pour les détruire. Au fur et à mesure que la flotte adverse diminuait, les vaisseaux de son bourreau apparaissaient par dizaines sur le radar. Une fois que les quelques vaisseaux furent anéantis, la nouvelle flotte entra en communication avec l’unique vaisseau d’Eyhdolon :
- Votre vaisseau n’a aucune signature. Déclinez votre identité.
S’ils se disaient rebelle, ils seraient surement exécutés. A l ‘inverse, si ils s’affiliaient à un Goa’uld, c’était forcément des ennemis. Dans tous les cas, il fallait répondre.
- Nous venons d’une autre galaxie. Notre vaisseau connaît actuellement une ava…
Quelques courts instants de pause marquèrent la fin de sa phrase, puis il reprit.
- Nous sommes des rebelles, nous combattons pour la liberté des jaffas. Si vous vous battez au nom des faux dieux, vous êtes nos ennemis.
Eyhdolon préférait mourir en combattant que de se lancer dans un discours de lâche qui n’aurait fait que leur donner quelques instants de vie en plus. Tout l’équipage attendait maintenant la réaction de leur interlocuteur.
- Nous sommes des jaffas issus de l’empire de Bornibus. Le faux dieu Bornibus est mort et nous venons de détruire la flotte d’un autre Goa’uld.
Des rebelles ! Ils ne pouvaient pas mieux tomber. Le jaffa rebelle leur expliqua la situation de la galaxie. De nombreux Goa’ulds asservissaient sans scrupules tous les peuples qu’ils croisaient. La rébellion était prêt à l’aider à devenir une forte puissance rebelle.
Il n’avait pu sauver leur peuple dans leur ancienne galaxie. Il le ferait dans celle-ci.
Le jour se lève.
C’est l’heure de partir.
Aucun doute en moi ne s’élève.
Le départ n’est jamais triste.
Il ne s’accompagne jamais de peur.
L’hésitation, jamais n’existe.
Je quitte les miens.
Ordre, discipline et combat.
Sont nos lots quotidiens.
Il est ainsi et c’est normal.
Tuer les faux dieux.
Rien de plus banal.
- Chant des rebelles d’Eyhdolon –