« le: 07 octobre 2010 à 21:23:08 »
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Là où tout a commencé : L'Histoire que nous allons raconter prend place dans la nuit des temps. Loin, si loin dans le passé, qu'il ne reste plus guère d'êtres vivants pour s'en souvenir, et encore moins de traces écrites rappelant ces faits.
De tout temps et en tout lieu, la vie n'a jamais eut d'autre but que de simplement exister, de subsister dans un environnement souvent hostile, et de perdurer. Répondant à des instincts ancestraux toutes les races d'êtres vivants intelligents ont donc toujours cherché à toucher l'éternité du doigt, cependant, très peu sont parvenu à un semblant d'immortalité.
Notre Histoire raconte comment une de ces races y est parvenu, et quels sacrifices elle a dû faire en échange... Il est, quelque part dans notre galaxie, une planète marécageuse et presque déserte où règnent pratiquement les même conditions que sur notre bonne vieille Terre : des conditions propices à l'apparition de la vie telle que nous la connaissons. Dans la fange de ses marais putrides est apparue une espèce de parasites ressemblant vaguement à des serpents. Bien qu'ils puissent vivre en toute indépendance et sans problème dans l'eau, comme n'importe quel animal aquatique, l'évolution a doté ces créatures de l'aptitude de parasiter le système nerveux de certains vertébrés. Au fil des siècles, ces symbiotes ont acquis la capacité de contrôler la créature dont ils parasitent le corps. Développant une intelligence et une conscience, les symbiotes créèrent leur propre société en parasitant principalement le corps de créatures reptiliennes bipèdes : les Unas. Est-ce que les symbiotes s'interrogèrent sur les implications morales de la construction d'une société basé sur le parasitisme d'une autre espèce ? C'est probable... De la même manière que les humains de la Terre d'aujourd'hui se demandent régulièrement si il est moralement acceptable d'élever et tuer chaque jour des millions d'animaux pour le simple plaisir de pouvoir déguster de la viande deux fois par jour. On peut tout à fait imaginer que quelques extrémistes aient choisi de retourner dans la fange des marais pour ne plus ressentir de culpabilité à l'idée de parasiter un autre être vivant... D'autres groupuscules auront sans doute tenté de créer une symbiose avec leur hôte afin d'amoindrir leur culpabilité en permettant au Unas de contrôler une partie de ses faits et gestes... D'autres encore auront probablement potassé l'idée de créer un hôte synthétique aussi pratique qu'un vrai, peut-être sous la forme de clones décérébrés ou que sais-je encore. Les symbiotes étaient à l'époque une société éclairée et avancée qui ne cherchait rien d'autre qu'à assurer sa propre survie... Peut-être que les Unas ne se reproduisaient pas assez vite, peut-être qu'ils développèrent une résistance naturelle au parasitisme ou peut être que la pollution et les radiations engendrées par le développement de la société des symbiotes tuait trop rapidement leurs hôtes... Quoiqu'il en soit, la civilisation des symbiotes fut rapidement confrontée au problème de manque d'hôtes. N'ayant pas d'autre choix, ils partirent explorer l'univers à la recherche d'une nouvelle race capable de remplacer les Unas. C'est dans ce contexte que les symbiotes découvrirent l'humanité. Sur une planète qu'ils baptisèrent Tau'ri, ils rencontrèrent notre race alors que nous chassions encore le mammouth, couverts de peaux de bêtes et que nous étions prit d'une peur panique à la vue du feu. Oh, bien des goa'ulds revendiquèrent par la suite le fait d'avoir découvert l'humanité et de l'avoir civilisée... Le fait est que nul ne sait plus quel en fut le premier découvreur. Les humains se reproduisent vite, ils ne présentent pratiquement aucune forme de résistance face au parasitisme par un symbiote, et leurs corps, plus primitifs que ceux des Unas, sont plus facile à soigner en cas de blessures. C'était là une manne inespérée pour la civilisation en perdition. Bien sûr, les humains ayant une conscience et une intelligence plus développée que celle des Unas, la question de savoir si il était moral ou non de les parasiter se posa à nouveau, et de manière bien plus importante que précédemment. Pour répondre à ce cas de conscience, les symbiotes trouvèrent une solution simple et élégante : ils déportèrent certains peuples vers les planètes qu'ils possédaient. Sur place, ils leur offrirent des connaissances en matière d'élevage, d'agriculture, de technologie et même de langage parlé et écrit : ils créèrent littéralement les civilisations humaines antiques, et ce, de toute pièce. En échange, tous les deux-cent ans environs, quand son hôte devenait trop vieux, un symbiote demandait à son peuple humain, son troupeau, de lui fournir un nouvel hôte. Chaque symbiote réclamait selon sa personnalité, un hôte fort qui durerait plus longtemps, quitte à priver le troupeau d'un de ses piliers, un hôte beau, pour satisfaire sa vanité, un hôte intelligent, qui saurait mêler son esprit vif à celui du symbiote, un hôte malade, qui serait mort sans le parasitisme, etc. Bien des générations humaines plus tard, un symbiote du nom de Telchak découvrit sur la Tau'ri un objet qui allait changer à tout jamais la face de la galaxie. Il s'agissait d'un artefact qui avait appartenu à une race très anciennes et pratiquement disparue de la galaxie : les anciens. Cet appareil, utilisé sur un être humain, avait la capacité de tout soigner, y compris la mort et la vieillesse. Il nomma cet appareil « la fontaine de Jouvence ». Cependant, cet appareil n'était pas destiné à être utilisé sur les humains, mais sur les anciens. Aussi, utilisé sur les humains, il avait des effets secondaires désastreux, dont notamment : une altération irréversible de la conscience... Un humain ramené à la vie par cet appareil perdait littéralement son âme. Cependant, Telchak vit là un moyen de se débarrasser définitivement des problèmes d'hôte : il suffisait de trouver un unique humain consentant et de le garder comme hôte pour toute l'éternité pour ne plus souffrir de la culpabilité de priver régulièrement des êtres de leur libre arbitre pour vivre. Aussitôt, il se mit à travailler sur la fontaine de jouvence, essayant de créer un appareil qui aurait les mêmes effets bénéfiques, sans en présenter les effets secondaires. Parallèlement, afin d'éviter tout risque de rejet lorsqu'un symbiote parasite un humain, une équipe de scientifiques symbiotes installés sur la planète désertique Dakara réussirent à modifier génétiquement un humain afin de créer une nouvelle race : les jaffa. Un jaffa est un être humain dénué de système immunitaire et possédant une poche abdominale où peut être placé une larve de symbiote immature. De la sorte, un symbiote immature grandit dans un être humain à condition de « remplacer » son système immunitaire, ce qui lui permet de s'habituer à la physiologie des humains et donc de ne pas être rejeté par son hôte lorsqu'il devra en parasiter un. Du coup, deux « innovations » arrivèrent pratiquement simultanément dans la société des symbiotes :
- Les jaffas, aboutissement du projet permettant d'assurer la compatibilité complète entre les symbiotes et la nouvelle race qu'ils avaient choisis comme hôte ;
- Les sarcophages : le couronnement des recherches de Telchak : un appareil capable de ramener un être humain à la vie, apparemment sans effet secondaire.
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Enthousiasmés par de telles découvertes, ivres de leur propre ingéniosité, confiant en leur intelligence, les symbiotes généralisèrent ces deux inventions en à peine quelques années à l'ensemble de leur société... Mais il s'avéra que l'invention de Telchak n'était pas autant au point qu'elle ne l'aurait dû... Les sarcophages entrainaient une dépendance, et leur utilisation abusive finissait par produire le même effet que la fontaine de jouvence elle-même. Malgré tous leurs discours et leur esbroufe, même les symbiotes les plus réticents à partager leur esprit avec celui de leur hôte y étaient assez lié pour que les effets secondaires agissent aussi sur eux. Très rapidement, la civilisation des symbiotes sombra dans le chaos. D'un côté, certains avaient compris quels problèmes causaient les sarcophages et avaient cessé de l'utiliser, en face, les autres symbiotes s'étaient complètement abandonnés à la dépendance et développaient paranoïa, narcissisme exacerbé, agressivité, et des dizaines d'autres troubles mentaux. Oubliant leurs projets, leurs problèmes, leurs « troupeaux humains », les deux camps s'opposèrent dans de terribles guerres intestines qui durèrent des générations et des générations. Lors de ces guerres, les symbiotes se rendirent compte que les jaffas faisaient d'incomparables soldats, et ils eurent l'occasion de développer toutes sortes d'armes plus effroyables les unes que les autres. Après plusieurs siècles de rudes combats, de carnages, de trahisons... Un camp finit par prendre le dessus sur l'autre et s'imposa. Il s'agissait des dépendants au sarcophage. Ils prirent le nom de goa'ulds et reprirent possession des troupeaux d'humains abandonnés auxquels ils imposèrent une discipline d'acier en s'autoproclamant Dieux. Les humains ainsi asservis reçurent l'ordre d'exploiter les mines dispersées dans la galaxie : chaque Dieu souhaitait renforcer son armée et accroitre sa domination. C'est ici que notre histoire commence : vous êtes l'un de ces Dieux.
« Modifié: 15 juillet 2011 à 15:13:19 par Zapan »

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